‹ Etudes sur le traité de médecine d'Abou Djàfar Ah'mad, intitulé:Chapitre 17 sur 25 · jlcçL* ^ ish'âk ibn solaimân · texte numérisé non relu

jlcçL* ^ ish'âk ibn solaimân

Médecin célèbre du Mar'reb, originaire d Égypte , disciple d’Ish'âk' ibn Amrân. 11 mourut près de l’année 320 de l’hégire (deJ.C. 932), ayant vécu plus

1 L’illustre S. de Sacy.dans la Relation d'Éijypte d’Abd Ellat'if (p. 43), a donné la vie de ce médecin d’après ibn Abi Oçaïbyya, Le manuscrit de Leydc ( n° 83a), dont il s’est servi, renferme beaucoup plus de détails que celui d^Paris ( n° 673). Le récit d’Ah'mad, fils d’ibrahim Abou Khâlid, Abou Djàfar, auteur du Zdd al-Moçûjir, objet de ce travail , dans son livre intitulé : Mémoire sur la dynastie actuelle, rapporte sur Ishâk' ibn Solaimân , deux faits qui manquent dans le manuscrit de Paris. Le manuscrit de Lcyde (traduction de S. de Sacy) porte qu’Ishâk fut attaché comme médecin à l’imam Abou Mohammed Abd Allah Mahdi. Le manuscrit de Paris dit plus exactement Obaul Allah el-Mahdi.

de cent ans. Il llorissait sous Obayd Allah el-Mahdi. Il ne prit pas de femme. N’ayant pas laissé d’enfant, on lui dit : I0J5 dL! y! «Est-ce qu’il ne te

serait pas agréable d’avoir un enfant? » Il répondit : «Non, puisque j’ai fait le livre sur les fièvres c>U5" et il voulait dire que son ouvrage perpétuerait son nom plus qu’un enfant. Cette réponse rappelle celle d’Épaminondas à ses amis, qui s’écriaient en pleurant: « Ab ! faut-il que tu meures sans enfants? » — « De par Jupiter, reprit Epaminondas, cela n’est pas, car je laisse deux filles : la victoire de Leuctres et celle de Mantinée. » (Voy. I. A. O. fol. 182 r.)

Il est cité dans le Zâcl al-MoçâJir, à l’occasion du rhume compliqué de coryza (fol. 89 r.), crachement de sang (fol. g3 v. ), tumeurs aux testicules (fol. 228 r.).

& £jr JÇ IAKllTÎCIIOO1, FILS DE DJABRA1L, FILS DE IAKIITICHOD’.

Syrien, d’un rang illustre; il obtint une position élevée et une fortune considérable qu’aucun médecin de son temps n’atteignit. Ses vêtements et ses meubles étaient semblables à ceux du calife Al-Motawakkil. H'onaïn, fils d’Ishâk' ', rapporte qu’il tra-

1 H’onaïn , fils d’Ishak' l’ibàdi, célèbre médecin arabe, au service du calife El-Motawakkil , auprès duquel il jouissait d’une faveur marquée, s’acquit une grande renommée comme traducteur de livres grecs. 11 était, de tous ses contemporains, celui qui connaissait le mieux les langues grecque, syriaque et persane. Disciple de

duisit , en syriaque et en arabe, beaucoup de livres de Galien.

Ses envieux excitèrent contre lui le calife Al-Wàthik', qui l’exila à Djondaïçâbour ; mais lorsque Al-Motawakkil monta sur le trône , il rappela Iakbtîchou’, qui fut depuis en grande faveur à sa cour. Il mourut en 256 de l’hégire (de J. C. 869). (Voy. I. A. O. fol. 79 v. et suiv.)

Ce médecin est cité dans le Zâd al-Moçâjir, au chapitre sur l’Amour. (Voy. ms. D. fol. 39 v.)

louh'annà, fils de Maçouiâ, il traduisit pour son maître beaucoup d’ouvrages de Galien. La correction de son style dans ses traductions prouve qu’il possédait une connaissance parfaite de la langue arabe. Ibn Æbi Oçaïbyya rapporte, d’après Cheliâb eddin le grammairien et Ibn Djoldjol, que H’onaïn se perfectionna dans l’arabe en suivant, avec le célèbre grammairien Sibawaïb , les leçons du lexicographe Khalil ibn Ah'mad , auteur du 'A v |L-., ouvrage

que Honaïn introduisit à Bar’dad. (Voy. Ibn Abi Oçaïbyya, f. io8r.) Il était né en 188 de l'hégire (de J. C. 8o3), d’autres disent en ig4 (de J. C. 809). II mourut, selon Ibn Kballikàn et Abou’i-Faradj dans son Fihrist, en 260 (de J. C. 873); selon Ibn Abi Oçaïbyya, en 264 (de J. C. 877), sous El-Motamid, ou sous El-Motawakkil, selon Ibn Djoldjol. (Voyez, pour sa biographie, Ibn Abi Oçaïbyya, fol. io5 v.) Il a laissé un assez grand nombre d’ouvrages. (Voy. Ibid. fol. 1 1 3 v.)

D’après Chehâb eddin et Ibn Djoldjol , cités par Ibn Abi Oçaïbyya, Il'onaïn aurait été le condisciple de Sibawaïb elle disciple de Khalil. Il n’est pas facile de vérifier l’exactitude de ce fait. Les historiens ne sont pas d’accord sur la date de la mort de Sibawaïb , qui varie entre 161, 180, i85, 187 et ig4 de l’hégire. (Voy. Relation de l Egypte, S. de Sacy, p. 482, et Anthologie arabe, p. 4o.) Il ne paraît donc pas possible que H’onaïn, né en 188 ou en 194, ait été condisciple de Sibawaïh et disciple de Khalil, qui est mort, selon H'adji khalfa, en 175 de l’hégire. Si les écrivains, cités par Ibn Abi Oçaïbyya, ont avancé un fait positif, il s’ensuivrait naturellement J. As. Extrait n° 4. (1 853.) 4

Page 1