lÿyf kost'â ibn louk'A
LF. BÀLBAKITE.
Solaïmân, fils de Hassan, rapporte que Kost'a était chrétien de religion, philosophe, astronome, savant en géométrie et en arithmétique. Il vivait du temps de Mok'tadir Billah (908-982 de J. C.J.
qu’il faudrait reporter au delà de l’année 194 la mort de Sibawaih, et celle de Kltalil bien au delà de l’année 175.
L’écrivain Ibn Ennadim de Bar'dad1, dit qu’il excellait dans beaucoup de sciences : médecine , philosophie, géométrie, mathématiques, musique; il n’avait pas d’endroit faible. Éloquent dans la langue grecque, il avait un style choisi en arabe. 11 mourut en Arménie, auprès d’un des souverains de ce pays. Ce fut là qu’il répondit à l’opuscule d’Abou Aïssa ibn el-Monaddjim2 sur la prophétie de Moh'ammed (que Dieu lui soit propice et le salue!). Ensuite il composa le Livre du paradis sur l’histoire. Je dis (moi, Ibn Abi Oçaïbyya) que Kost'â traduisit beaucoup de livres grecs en arabe. Il était remarquable
1 C’est Aboul-Faradj Moli'ammed ibn Isliak' El- Warrâk' (le copiste), plus connu sous le nom de Ibn Abi Yàk'oub An-nadim al- Bar’dadi, auteur du Fihrist al-oloum (Catalogue des sciences), qu’il composa en 377 de l’hégire de J. C. 987. (Voyez sur cet ouvrage , Journal asiatique , décembre i83g, p. 52 1, article de M. de Slane.) Ibn Abi Oçaïbyya a pris cette citation dans le Fihrist. (Voy. ms. n° i4o5 , 2 v. fol. 147 V0.) Aboul-Faradj met Kosf a au-dessus de Il'onaïn ibn Isliak', comme traducteur et comme médecin. (Voy. Ibid.)
1 Ettbàlabyy a consacré quelques pages aux Benou’l-Monaddjim
^sidl y-s. H ne donne aucun détail biographique sur Abou Ayça en particulier, il se Contente de citer cinq de ses vers. En parlant des Benou’l-Monaddjim , en général, il dit qu’ils étaient des poètes distingués. L’un d’eux adressa des vers à Ad'adEddaula. Ils vivaient dans l’intimité des rois et des grands personnages , particulièrement d'Es-Sdhib (le célèbre ministre Ismail m. en 385 de l’hégire (995), compagnon du prince Bouïde Moayyd Ed-daula). (Voy. Yalimet Eddahr, fol. 343 v°.)
Abou’l-Faradj rapporte, d’après Abou Solaïman cl-Mint'ak'y, que les Benou’l-Monaddjim donnaient cinq cents dinars par mois à des traducteurs, au nombre desquels se trouvaient H'onaïn ibn Isliak'. H'obaicb ibn H'açan et Thâbit ibn K'ora. ( Voy. Fihrist , fol. 76 v”. 2 v.)
par sa traduction, éloquent en grec, en syriaque et en arabe; il corrigea beaucoup de traductions; il était d’origine grecque.
On a de lui un grand nombre d’opuscules et de livres sur la médecine et d’autres matières. Ses expressions étaient élégantes et sa verve puissante.
Obaïd Allah ibn Djabraïl1 rapporte que Sandjârib 2 attira Kosta en Arménie, où il se fixa. Il y
' ^ » médecin, ami et contemporain d'Ibn
Botlilân (médecin célèbre qui vivait en Égyptesous le calife fat'imite Mostançir biilah ; il mourut en 4 4 4 de l’hég^re, de J. C. io5a). (Vtfy.I. A. O. fol. i32v°.) Obaïd Allah composa plusieurs ouvrages surla médecine et autres matières. On a de lui : *LdOf[ oi’Lk-o « Livre des qualités honorables des médecins » , dans lequel il donne quelques détails sur leur position et leurs actions remarquables. Il
résida à Mayyâfârik'în (en Mésopotamie). Le manuscrit
d’Ibn Abi Oçaïbyya offre une lacune dans la date de sa mort. Il est dit seulement qu’il composa son Livre sur diverses espèces de lait , 0LJèfl j c>U-i=> en 447 de l’hégire, io55 de J. C.
( Voy. I. A. O.fol. 85 r°.)
s Ibn Abi Oçaïbyya veut peut-être parler ici d’un prince chrétien, fort puissant, qui gouvernait, au x* siècle, le pays connu sous le nom de Dzanar ou Dzanark'h, et occupant la plus grande partie des montagnes comprises entre la porte des Alains et le Schirwan. Ce prince reconnaissait la suprématie des rois d’Arménie, et, quoique laïque, portait le litre ecclésiastique de chorévêque. «Ibn Haukal parle aussi des peuples du Dzanar, qu’il appelle Sanûry,
et dit que, de son temps, ils étaient gouvernés par un prince nommé Sandjârib, dont les revenus se montaient à 3oo,ooo dirhems. Ce nom paraît être le même que celui de Senek'harim, nom assez commun chez les Arméniens, et qui était ordinairement altéré de cette façon par les Arabes. » Les détails qui précèdent, puisés dans les Mémoires sur l'Arménie , par Saint-Martin, vol. I, p. a33, 234, et dans le Voyage d'Aboul-K'assim, pard’Ohsson, p. 18, me paraissent pouvoir être difficilement appliqués au Sandjârib mentionné par
avait alors dans ce pays le patrice Abou’l-At'arif ', homme savant et supérieur, pour lequel Kost'â composa un grand nombre d’ouvrages sur diverses sciences. Ces livres étaient précieux, utiles, remarquables par les pensées et la concision du style.
Il mourut et fut enterré dans ce pays. On éleva une coupole sur son tombeau, qui fut vénéré à l’égal des tombeaux des rois et des chefs célèbres.
Ibn Abi Oçaïbyya ajoute à cette biographie le titre de ses ouvrages. Cet appendice contient une page et demie. (Voy. l’ouvrage d’Ibn Abi Oçaïbyya, fol. 1 3 A v. et 1 35 r. )
Abou Djàfar cite un de scs nombreux ouvrages,
Ibn Abi Oçaïbyya, d’après le biographe Obaîd Allah; il est plus probable qu’on a voulu désigner ici le roi du Vasbouragan, Jean Senek'harim (972 de J. C.). C’est l’opinion de M. Dulaurier.
1 Malgré toutes mes recherches, il ne m’a pas été possible de découvrir quel était ce personnage. Le manuscrit d’Ibn Abi Oçaïbyya ne donne pas son nom d’une manière uniforme; on trouve tantôt (J, w U»ll ^1, tantôt jj! et ^j|. Ibn
Abi Oçaïbyya, dans la liste des ouvrages de Kost'â, dit qu’il était all’rauchi de l’émir El-Moumenin (de Môk'tadir billali , peut-être).
Kost'â ben Louk'â lui dédia les ouvrages suivants : fj <>l x
«Livresur
l’insomnie»; ^ <— . «Livresur la soif»;
.vi .1 f ï l^S ' yo «Livre des degrés pour la lecture
des livres médicaux.» Cet affranchi d’un kalife était-il Arabe? Comment expliquer celte qualité de patricc donnée à un Arabe? L’auraitil prise à l imitation des Grecs? M. Dulaurier, à la science duquel j’ai eu recours pour avoir quelques renseignements sur ce personnage , a bien voulu faire pour moi de nombreuses recherches dans les écrivains et les historiens de l’Arménie : malheureusement elles n’ont pas eu de résultat.
intitulé i <->Li iS~. J’ai cherché dans la liste
d’Ibn Abi Oça'ibyya, et j’ai trouvé un titre différent : iüjM i obcj «Livre sur la connaissance de l’engourdissement. » Peut-être cjue dans le premier titre le point du £ a été placé sur le 5 .
Il y a deux citations de ce médecin dans le Zâd nl-Moçâfir : au fol. h'i v. yeux, larmes. 11 a essayé d’une poudre pour fortifier l’œil et faire cesser les larmes, et s’en est bien trouvé. Au fol. 2/10 v. sur l’emploi de médicaments.