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(Bér., 23-24 C.)
Dans ce cas, ,1 y a accord de C et de J, et point n’a été besoin de transcrire les chiffres obtenus pour les deux tracés : un seul suffit Le premie ie,s par es deux exclamations qu il présente, l'emporte sur le second, où cependant Titus fait ressortir ce qu'aurait d’exorbitant son crime s'i profitait de son pouvoir absolu pour oublier ses devoirs vis-à-vis de Rome.
Deuxieme cas : deux vers à sens complet se succèdent. Les constatations sont les mêmes. Ou bien l'un seulement renferme un élément d, passion . c est alors lu, qu, possédera en même temps l'intensité maxima la plus forte. Ou bien au contraire tous les deux contiennent un élémen pathétique ou un groupe important par sa valeur significative : l'un ou l'autre ' pourra présenter l'audibilité la plus considérable
Troisième cas 1 un vers terminant une période succède à un vers suspendu. Si celui-ci seul réclame, pour l’un des membres métriques qui h composent, un relief important, il n'y .1 pas de difficulté : la fin de phrase laisse apparaître la plus faible énergie. Cela va de soi et c'est ainsÎ u se comportent les acuités comparées. Mais les hauteurs et l'effort dynamique ne sont plus régulièrement concordants s, les deux alexandrins con-
l'éléva!” 7 “ “ 8r°UPe ^ q“qUe k V°ix met “ veJette> ou si U «" & Phrase seule répond à cette définition. Il arrive que
élévation de la voix son reservee a marquer la suspension de sens principale, la force déployée servant au contraire à attirer l'attention sur le
mot a effet. La discussion a laquelle nous nous sommes livré à propos de la concomitance des progressions ou des régressions mélodiques el
'z: r so,ution du conflit- L'a,exandrin * — « *»« j™ •—* - Jrz:
I u n as fait le devoir que d’un homme de bien ;
Mais aussi, le faisant, tu m’as appris le mien. ^ ^ ^
Même soin me regarde, et j’ai, pour m’affliger,
Ma gloire à soutenir, et mon père à venger. ççjj , ( ^ ç ,
Et cet affreux devoir, dont l’ordre m’assassine,
Me force à travailler moi-même à ma ruine. (Cid 21 2 C )
Lon pourrait allonger cette liste. Il suffira de faire encore une citation, en donnant les mesures obtenues 1. Quelquefois indépendamment des acuités, cf. p. ex. Cid, 14-15 C.
l’alexandrin français
. . .Où se plaît le poisson aux nageoires d’argent,
Ce n'est qu’un point, c’est grand deux fois comme la chambre.
plê
pwa
sô
na
j-wa r(œ)
dar
jà
ne
pwe
se
grà
fwa
ko m(œ )
la
Le premier de ces deux vers — l’acuité montre qu’il est réellement suspendu en sa douzième syllabe — étant insignifiant, l’effort se porte davantage sur le second, quoique la hauteur musicale y soit moindre : c’est là en effet que se note le périlleux hasard d’une existence de pêcheur et l’incertitude de ses gains. Ailleurs, au contraire, l’accent le plus fort se trouvera dans le premier alexandrin, pour peu que le sens s’y prête.
Quatrième cas : un vers suspendu succède à un vers formant un tout complet. D’après ce que nous venons de dire, il n’y a pas de difficulté. Si l’un d’eux seulement renferme un élément pathétique ou un mot important, il possède en même temps l’intensité maxima la plus considérable ‘. Si tous les deux appellent, sur l’un quelconque de leurs groupes rythmiques, un relief particulier de la voix, l’un ou l’autre peut contenir l’accent dominant. Presque partout, la suspension est primée par le terme à valeur significative.
Cinquième cas : un alexandrin suspendu succède à une fin de phrase. La question n’a d’intérêt que si la conclusion seule renferme un élément pathétique. D’après ce qui précède, on conçoit que cette conclusion puisse l’emporter. Elle l’emporte en effet dans les exemples suivants :
Pardonne à mon amour cette indigne faiblesse.
Tu voudrais fuir : en vain, Cinna je le confesse; ( Cin ., I, 3-4 C.)
Me force à travailler moi-même à ta ruine.
Car enfin, n’attends pas de mon affection. . . ( Cid , 22-23 C.)
Vous vous abandonniez au crime en criminel.
Est-il juste, après tout, qu’un conquérant s’abaisse. . . ( Andr ., 4-5 A.)
Cette liste, bien entendu, n’est pas limitative. Elle suffit cependant à montrer que, sur certains points, les conflits étudiés ne reçoivent pas dynamiquement la même solution que musicalement, ou, en termes plus exacts, que les très rares exceptions mélodiques se présentent plus fréquemment sous une forme analogue dans l’ordre des intensités. L’ensemble des faits commentés ci-dessus prouve cependant, d’une manière générale, que les lois auxquelles obéissent les phénomènes d’acuité et de force sont identiques, les variations portant seulement sur le détail.
1. Une seule exception : P. G., 4-5 H : mais elle est seulement apparente et due à la forte nasalité de l’d dans fond.