‹ Études sur le vers françaisChapitre 61 sur 214 · I. ALEXANDRIN FRANÇAIS · texte numérisé non relu

I. ALEXANDRIN FRANÇAIS

Ou bien le sens ne permet pas d’appuyer sur la sixième syllabe et la septième seule est longue :

Di nœ

Dis. ne voudrais-tu nas voir une étoi e au fond ?

VU

dre

lu

pa

vwàr

ne twal 0 fô

{Hem., 22 R.)

A sué quatre cent trente millions d’or !

su é

ha

trœ

sà

ira

mi

yô

dàr

kj

kj

KJ

{RB., 39 E.)

Les observations à faire sont les mêmes que pour la coupe cinquième. Les constructions semblables à ces deux derniers exemples sont proscrites par un grand nombre de critiques, parmi lesquels se trouve Clair Tisseur, parce qu’ils veulent maintenir la règle traditionnelle de l’hémistiche : il leur semble en effet que tout vers privé d’accent à la césure est faux et blesse l’oreille, sans qu’on puisse savoir si leur sentiment correspond à une réalité ou s’il est le résultat d’une éducation livresque. Ce temps marqué septième, que la déclamation moderne ne peut faire apparaître que rarement dans les vers classiques, et seulement en le substituant au sixième malgré la volonté du poète, a reçu une extension considérable dans la versification contemporaine. On peut constater que, dans les deux exemples qui précèdent, les sujets n’ont fait aucune difficulté pour lui donner son relief et qu’il n’y a aucune trace d’embarras.

8° La huitième syllabe porte un accent.

Il n’y a pas la moindre difficulté, non plus que pour les temps marqués neuvième et dixième; tous les rythmiciens 1 ont admis ces coupes dans leurs classifications :

JJ

vr'e

Livrait à l’univers le reste de mes jours.

la

lu ni

vèr lœ rès

ta’

dœ me

KJ KJ

jùr

{Bèr., 21 C.)

E sè pœ

Et cinq petits enfants, nid d âmes, y sommeillent.

ti

fà

ni

dâ

KJ

KJ

so mè y(œ)

1. Il s’agit bien évidemment des rythmiciens non partisans de l’alternance. Les partisans de l’alternance au contraire ne reconnaissent pas dans l’alexandrin l’existence d’accents à des places impaires, ou considèrent ces accents comme des fautes blâmables et des inadvertances du poète, comme des « incongruences » pour reprendre le mot de M. Wulff.

LE SENS ET LE RYTHME : LA PLACE DES ACCENTS

9° La neuvième syllabe porte un accent :

Accourez, mes faucons, j’ai le nid, j’ai la proie.

ku

ré

me

ko

lœ ni

ie

la

prwâ (cè)

KJ

KJ

KJ

kj

KJ —

kj

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