LE MARAIS DOPTEVOZ, PAR DAUBIGNY
(Colleclicn Je M. Sjrlin.)
expressif: Dauzats; brillant : Regnault; ému: Guillaumet; aimable: Fromentin. Il en est un pourtant dont les tableaux de l'Algérie et du Maroc bénéficièrent du prestige que confèrent un tempérament enthousiaste et une sympathie innée pour les civilisations du Levant; son effort passa presque inaperçu, et contre Alfred Dehodencq s'ourdit la conspiration du silence. Installé dans sa gloire, il paraît à cette heure former le trait d'union entre Delacroix et Manet. Ses scènes de la vie espagnole ['Bohémiens et Bohémiennes au retour d'une fête en Andalousie) procèdent d'une analyse des mœurs compréhensive, pénétrante, qu'il est curieux d'opposer à l'observation souvent extérieure, anodine, chez les notateurs du pitto-
Gustave Morcau pinx'
fflEDEE ET JASON
Gazette des Beaux-Arts-
Imp Paul Moqlia
resque exotique qui se sont relayés le long du siècle, de Schnetz et Papety à Montessuy, à Ulmann, à Eugène Giraud, à Heilbuth. La mémoire est encore chère d'un initiateur, Bonhomme, le puissant peintre de l'usine et de la mine, — rival heureux de Menzel dans la 'Fonderie du Creusot, — et d'un Lyonnais, Vernay, qui animait la matière, douait la représentation des fleurs et des fruits d'un relief, d'une vraisemblance, dignes de Cézanne, de Manet ou de Quost.
Ricard, dont les effigies léonardesques hantent inlassablement;