‹ Etudes sur lécole FrançaiseChapitre 31 sur 42 · FEMME METTANT SON BAS. STATUETTE EN BRONZE PAR PRADIER · texte numérisé non relu

FEMME METTANT SON BAS. STATUETTE EN BRONZE PAR PRADIER

(CoUfclicn de M. A. Jiouarl.)

ceux enfin, tout à fait hors de l'ordinaire, signés par ces deux Comtois dont les annalistes ont trop souvent tu le nom: Huguenin et Besson.

A travers les tempéraments et les œuvres si dissemblables de Perraud, de Bonnassieux, de Cavelier, de Clésinger, d'Aimé Millet, de Moulin, de Carrier-Belleuse, de Carpeaux ', le règne, de Napoléon 11], généralement considéré , au point de vue de la statuaire , comme

I. Le traditionnalisme de Carpeaux se prouvait par des ressemblances avec Rude (voir le Pécheur napolitain à la cot^ttille, par exemple), avec Clodion même. Le sens du mouvement, de Ja vie joyeuse, voluptueuse, fait bien vraiment, de l'auteur de la Danse, le descendant du sculpteur des Bacchantes.

— Po-

ulie époque d'absolue décadence, semblait bien plutôt une phase de recherche, de préparation, de transition.

Pour la période contemporaine, on eût dit qu'une gageure avait fait réunir, à l'aide des modèles ou de moulages, la suite des sculptures auxquelles allèrent les préférences des dernières générations. Point de pétrisseur de glaise qui ne figurât ici avec l'œuvre qui l'avait porté au pavois : Chapu avec sa Jeanne d'Arc et sa Jeunesse, Guillaume avec son

Mariage romain, Mathurin Moreau avec sa Tileuse, Cabet avec sa figure symbolique de Mil huit cent soixante et onze. Merci é avec son Gloria victis et son "David, Paul Dubois avec son tombeau de Lamoricière (intégralement reconstitué et tel qu'il se voit à la cathédrale de Nantes), Frémiet avec son Gorille enlevant une femme, Delaplanche avec sa Vierge au lys, Barrias avec ses Premières T une railles, Falguière avec sa Diane, Marqueste avec sa Galathée, Idrac avec son Mercure, Longepied avec son Pécheur, Aube avec son Bailly, Saint-Marceaux avec son arlequin , Boucher avec ses Coureurs, Turcan avec son groupe l'Jlveugle et le Paralytique, Lenoir avec son Berlioz, Antonin Cariés avec son Ahel, Etcheto avec son Villon, Verlet avec sa Douleur d'Orphée, Rodin avec VAge d'airain. A ces morceaux fameux une piété vigilante en avait joint quelques autres, moins populaires peut-être, mais dignes de la postérité : VJJbel mort de Feugère des Forts, le Corybante étoujfant les cris de Jupiter enfant de Cugnot, la "Vénus anadyomène de Captier, les bustes pittoresques du regretté Carriès, enfin, d'Henri Cros, la délicieuse Bérénice qui consacre sa chevelure avec un geste lent et las que n'eût pas désavoué Chassériau.

Ne négligeons pas de rappeler comment on s'était proposé de grouper les peintures et sculptures ainsi réunies. Le mode de présentation adopté, qui équivalait à un article de foi, contenait la promesse des

Page 1