‹ Études sur Léonard de Vinci (volume 2)Chapitre 1 sur 126 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Cette seconde série de nos Études sur Léonard de Vinci se compose de quatre pièces.

De ces quatre pièces, les deux premières sont publiées ici pour la première fois ; les deux dernières ont déjà paru dans le Bulletin Italien, entre le mois d'avril 1907 et le mois de décembre 1908. Le Directeur de cette publication, M. G. Radet, doyen de notre Faculté des Lettres, et le Secrétaire de la rédaction, notre très vigilant Bibliothécaire, M. É. Bouvy, nous ont continué la plus aimable hospitalité. Quil nous soit permis de leur exprimer ici notre croissante gratitude.

Depuis l'impression, déjà ancienne, de ces études et, en particulier, des deux premières, bien des textes sont venus à notre connaissance, qui eussent pu être employés en la rédaction de ces articles. Ces textes, nous les avons brièvement analysés en des notes dont quelques-unes sont assez étendues.

Nous espérons que les quatre études ici réunies contribueront à jeter quelque jour sur deux époques particulièrement intéressantes du développement de la pensée moderne.

L'une de ces époques coïncide avec la fin du xnie siècle; c'est alors qu'à Paris, à Oxford et dans les contrées soumises à l'influence intellectuelle de ces deux grandes Universités, la pensée chrétienne renverse la tyrannie du Péripatétisme; c'est alors que l'on déclare possibles, en dépit du Philosophe et de son Commentateur, le mouvement de la Terre, la pluralité des inondes, le vide, la grandeur infinie.

La seconde époque avoisine l'an i5oo. La Scolastique Parisienne née, au début du xive siècle, de la réaction contre le Péripatétisme, s'alanguit et s'épuise à Paris et dans les Uni-

versités Allemandes, colonies de notre Université Française; mais au même moment, les doctrines des Terminalistes parisiens, mal reçues jusque-là par les Italiens, finissent par triompher de l'Averroïsme de Bologne et de Padoue; le contact avec la Géométrie antique leur infuse comme une vie nouvelle dont témoigne la Renaissance des sciences en Italie. Léonard de Vinci résume et condense, pour ainsi dire, en sa personne, tout le conflit intellectuel par lequel la Renaissance Italienne va devenir l'héritière de la Scolastique Parisienne.

Bordeaux, 12 janvier 1909.

ET

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