‹ Études sur Léonard de Vinci (volume 3)Chapitre 13 sur 81 · Bernardino Baldi, /oc. cit., p. i · texte numérisé non relu

Bernardino Baldi, /oc. cit., p. i

LTONARD DE VINGT ET BEUINARDTNO BALDI T2T

naturelle lé porte A^ers le centre du Monde. Il est dit grave par violence lorsqu'une certaine pesanteur, imprimée de l'extérieur par un moteur, le pousse dans une certaine direction.

» Un corps est dit léger lorsque, par nature, il s'éloigne du centre du Monde.

» D'ailleurs tout ce qui est grave est grave en un certain point que l'on nomme le cenlre de gravité; comme il y a deux gravités, il y a deux centres de gravité, celui de la nature et celui de la violence. »

Après avoir donné du centre de gravité les deux définitions de Pappus et de Frédéric Commandin, Baldi continue en ces termes ' :

(( Nous disions qu'il y avait deux centres de gravité, l'un dû à la nature et l'autre à la violence. Nous affirmons maintenant que ces deux points n'en font qu'un en réalité; qu'on ne peut les considérer comme deux points distincts a que par la raison et non dans la réalité. °

)) Soit, en efTet, B (fig. 6) le centre de la gravité naturelle du corps A; c'est ce centre qui tombera en G si le grave tombe abandonné à lui-même; si, au contraire, on lui communique une impulsion dans la direction D, il acquerra un autre centre de gravité relatif à la violence qui l'entraîne dans la direction D; en réalité, ces deux points n'en font qu'un, qui est le point B; mais on devra les considérer comme deux centres différents si l'on considère séparément la gravité naturelle et la violence.

» A ces deux centres correspondent deux mouvements, tous deux rectilignes; l'un purement naturel et l'autre purement violent... »

Cette identification entre le centre de la gravité naturelle et le centre de la gravité ex violentia surprendrait peut-être si l'on n'observait que Baldi considère surtout un projectile animé d'un simple mouvement de translation.

Cette analogie lui sert à répondre ' à cette question : « Pour-

1. Bernardini Baldi In mcchanica Arislotclis problemata exercitationes, p. 3.

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