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33 2 ÉTUDES SUR LEONARD DE MxNCl
échange de la promesse d'acquitter leur dette le plus tôt possible.
Si l'Université et la Nation anglaise nous apparaissent comme des créanciers doués d'une bienveillante patience à l'égard de leurs débiteurs, les maîtres étaient sans doute plus pressés de réclamer les redevances que les usages leur attribuaient. Tout licencié qui faisait sa leçon de début comme maître-ès-arts, tout maître élu procureur était tenu de verser un écu ou un florin pour étancher la soif de ses collègues, francs buveurs pour la plupart; et cet impôt ne souffrait point les longs délais dont s'accommodaient les droits universitaires. En i35i, nous voyons ^ le procureur Wiskin Wenslay et les maîtres nouvellement promus Henri de Clèves, Albert de Helmstaedt, Zebald de Nuremberg et Hermann Rotwill verser chacun un florin afin d'offrir une u consolation » (solaciiim) aux maîtres de la Nation anglaise présents à Paris.
Albert de Saxe ne fut pas seulement procureur de la Nation anglaise; nous le voyons 2, en i353, recteur de l'Université.
Le i3 février i353, Albert de Saxe présente ^ une requête à la Nation anglaise, assemblée près de l'église Saint-Mathurin; il demande à envoyer, sous le sceau de la Nation, une lettre au cardinal Pierre de Croze, évêque d'Auxerre, qui fut proviseur de la Sorbonne, afin d'être admis en cette maison de Sorbonne; à l'unanimité, sa demande reçoit un accueil favorable.
Albert étudia longtemps en Sorbonne ; reçut-il le bonnet de docteur en théologie ? Aucun document ne nous autorise à le croire, malgré l'opinion de certains biographes'*.
S'il ne fut point théologien, Albert de Saxe fut assurément un professeur brillant et zélé de la Faculté des arts ; le souvenir de son enseignement n'était point effacé au temps de Georges Lokert, et le Livre des Procureurs de la Nation anglaise nous apporte maint témoignage de son activité.