‹ Études sur Léonard de Vinci (volume 3)Chapitre 57 sur 81 · Auctarium, col. i · texte numérisé non relu

Auctarium, col. i

ALBERT DE SAXE 32 1

de Bohême avait présidé à toutes les épreuves auxquelles Albert de Saxe avait été soumis.

Chacun des examens universitaires exigeait, de la part du récipiendaire, l'acquittement de certains droits ; pour un examen donné, le taux de ces droits n'était pas fixe; il était déterminé d'après les ressources de l'étudiant; ces ressources ellesmêmes étaient évaluées d'après la bursa, c'est-à-dire d'après la pension hebdomadaire que le déterminant ou le licencié recevait de sa famille; et parmi ces u escholiers » venus d'Ecosse, de Suède ou de Dacie pour recueillir les enseignements de l'Université de Paris, qu'ils sont nombreux ceux dont le nom, sur le Livre des Procureurs, est suivi de cette mention : Cujus bursa nihill De leur famille, ils ne recevaient rien; ils vivaient au jour le jour, comme ils pouvaient.

Ni Albert de Saxe, ni son condisciple VViskin Wenslay, ne se trouvaient dans cet absolu dénuement; leur « bourse » hebdomadaire était de cinq sous au moment de leur déterminance ; lorsqu'il débuta comme maître-ès-arts, Albert recevait six sous par semaine; bien peu d'étudiants touchaient davantage.

Ces ressources ne leur permettaient pas, cependant, d'acquitter les droits d'examens ; au moment où ils subirent la déterminance, ils durent s'engager i, par une lettre adressée au receveur de la Nation, à payer les droits de déterminance et de licence avant la fête de la Pentecôte, et ce sous peine d'être privés de leurs titres.

La Pentecôte passa; les honneurs vinrent aux deux condisciples, mais point les ressources qui leur permissent de se libérer.

Wiskin Wenslay avait été élu, dès i35i 3, procureur de la Nation anglaise; Albert de Helmstœdt le fut à son tour, la même année, la veille de Noël 3; et cependant, les billets par lesquels ils s'étaient engagés envers la Nation demeuraient impayés. En i352, on consentit^ à leur remettre ces billets en

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