Chartularium. tomus III, p. 56, n" i2-'io
SaÔ ÉTUDES SUR LÉONARD DE VIISCI
En cette même année, un frère d'Albert de Helmstaedt, Jean de Saxe, se trouvait à l'Université de Paris. En effet, le 27 août i358, nous voyons ^ Maître Albert déclarer à l'Assemblée de la Nation anglaise que son frère Jean désire faire ses débuts de maitre-ès-arts et regagner aussitôt son pays; il demande donc que l'on veuille bien faire remise au récipiendaire des droits relatifs à cette leçon de début, et que l'on consente également à l'inscrire sur le rôle, avec les autres maîtres absents, moyennant la redevance prescrite. Ces deux requêtes ayant été favorablement accueillies, « Maître Jean de Saxe, frère de Maître Albert de Saxe, débuta sous la présidence de Maître Henri de Saxe. »
Dans une assemblée tenue en octobre i36i, nous voyons ^ la Nation anglaise acquitter certaines dettes qu'elle avait contractées à l'égard de trois maîtres, parmi lesquels se trouvait Albert de Saxe.
Au mois d'octobre de la même année. Maître Albert demande 3 à l'Assemblée générale de la Nation de le nommer curé de la paroisse des Saints Gôme-et-Damien, qui s'étendait sous les murs de Paris et qui dépendait de l'Université ; à l'unanimité, cette charge lui est confiée.
Peu après, la Nation lui confère^ la dignité de receveur, en remplacement de Thémon, qu'elle délègue auprès du pape. Maître Albert, d'ailleurs, ne devait pas garder longtemps cette nouvelle fonction, car, le 28 septembre 1862, nous voyons ^ qu'elle est déjà aux mains de Henri de Kempen.
C'est à l'occasion de son élection aux fonctions de receveur que le nom à' Alberlus de Saxonia est, pour la dernière fois, prononcé par le Livre des Procureurs de la Nation anglaise; pas plus que le nom d'Alberhis de Helmstsedt, il ne se retrouve aux pages suivantes. Aussi Du Boulay a-t-il arrêté à sa nomination de curé la carrière du profond philosophe.