Alvari Thomae Op. laud., fol. sign. x 3, col. d
12. Alvari Thomae Op. laud., fol. sign. B 1, col. a. i3. Alvari Thomae Op. laud., fol. sign. gii, col. a.
connaît et le cite; tout à l'heure il nous dira lui-même ce qu'il lui doit.
Cette liste d'auteurs cités, qu'il serait facile d'allonger, nous dit assez quelle était l'érudition de Maître Alvarus Thomas ; son éclectisme n'est pas moindre. S'il commente le Calculateur, ce n'est pas pour en suivre aveuglément toutes les opinions; bien au contraire ; de ces opinions il en est beaucoup qu'il condamne, et sévèrement. S'il a étudié de près Heytesbury, ce n'est pas, tant s'en faut, pour adopter l'avis du logicien d'Oxford. Enfin, malgré son admiration pour Nicole Oresme, lorsqu'il rencontre, en lisant cet auteur, une démonstration qui lui semble insuffisante, il signale ce défaut et le corrige1.
Le mouvement est capable de deux sortes d'uniformités ou de difformités; l'une a trait au sujet et l'autre au temps. Cette distinction classique trace à notre Maître portugais le plan de son étude du mouvement local considéré comme effet; c'est la difformité par rapport au sujet qui l'occupe tout d'abord.
Touchant le mouvement de rotation, une définition est commune depuis le temps où Bradwardine l'a proposée : La vitesse du corps qui tourne, c'est la vitesse du point qui se meut le plus rapidement. Notre auteur connaît et expose cette opinion qu'il nomme opinion de Guillaume Heytesbury2. Chose digne de remarque, il la rejette, comme Jean Majoris le faisait au même temps, pour reprendre la théorie soutenue en ce traité De proportionalitate motuum et magnitudinum que nous avons rencontré à l'origine même de la Cinématique3 : Lorsque le rayon d'un cercle ou une partie de ce rayon tourne autour du centre du cercle, le mouvement de ce segment de droite est uniformiter difformis quoad subjectum; « la vitesse^ de ce mouvement uniformément difforme par rapport au sujet doit être regardée comme équivalente en mesure ( comme nsurari) au degré moyen de la latitude totale de ce mouvement uniformément difforme. »
Cette conclusion nous laisse entrevoir en quel sens Alvarès
i. Alvari Thomae Op. laud., premier fol. après le fol. sign. diii, col. d.
a. Alvari Thomae Op. laud., fol. suiv. le fol. sign. n 2, col. c.