Ms. cit., fol. ^8, col. d
h. Cet appel est : in movendo orbes; le fol. 49, qui portait dans le recueil complet la pagination 109, commence par ces mots : et per consequens. 5. Ms. cit., fol. 196, verso.
G. Bibl. Nat., fonds latin, ms. n" 6527.
questions groupées quatre par quatre sous ces titres : De generatione. De alteratione. De quantitate. De motu locali. Poussant plus loin l'erreur, le catalogue des manuscrits latins de la Bibliothèque Royale a nommé l'ouvrage en question : Tractatus de sexdecim inconvenientibus. Plus exactement, le scribe qui l'avait copié avait donné le titre véritable en cet étrange explicit :
Explicit tractatus de sex inconvenientibus.
Finito libro sit laus et gloria Cristo.
Dabitur pro pena scriptori pulchra puella.
Ce copiste n'était point Anglais comme celui auquel nous devons le premier texte ; il a estropié plusieurs des noms propres anglais qu'il rencontrait sous sa plume; parfois même, il les a supprimés.
Le texte imprimé du Tractatus de sex inconvenientibus est-il plus complet que les textes manuscrits que nous avons lus? C'est ce dont nous n'avons pu nous assurer.
Que le traité De sex inconvenientibus émane de l'École d'Oxford, cela se voit clairement par ce fait que cette École et les maîtres qui y étaient en honneur se trouvent seuls cités par l'auteur.
a S'il faut, dans le mouvement d'altération, définir une certaine vitesse, dit-il1, cette vitesse doit être prise en raison des latitudes des intensités, comme l'admettent l'École d'Oxford et Aristote au vne livre des Physiques, comm. fai. C'est cette supposition... qu'il faut, je crois, regarder comme préférable aux autres, et la vérité même la préfère. » L'autorité de l'École d'Oxford est ici traitée sur le même pied que celle du Philosophe.
Plusieurs fois sont invoquées2 les opinions embrassées par Maître Thomas Bradwardine en son Traité des proportions. Nous apprenons, d'ailleurs, que les théories de Mécanique ébauchées en ce traité avaient été développées par d'autres
i. Tractatus de sex inconvenientibus. Quaest. II : Utrum in motu alterationis velocitas sit signanda vel tarditas. Bibl. Nat., fonds latin, ms. a° G55g, fol. 16, col. b.
9, Ms. cit., fol. 28, col. c, et fol. 34, col. b»
DOMINIQUE soin |.,r i,\ BCOLOBTIQVB PAMSIBlfW \> \ I
maîtres es ails, notamment par un certain maître Adam Pipcwcll ou de Pippewell1.
Non seulement, l'auteur du traité De sex inconvenientibus a écrit à racole d'Oxford, mais il y a écrit après Magister YVil lelmus ïlcthysbyry dont il cite le traité De mot m; qu'il ait été disciple de ce subtil logicien, on Le peut supposer lorsqu'on lit les épithètes admiratives dont il entoure3 le nom de ce Maître: « Unus solcmnis Magister, polissimus et famosus Helhysbyry. »
L'un des manuscrits de la Bibliothèque Nationale où se trouve le Trac talus de sex inconvenientibus, renferme, en outre, le Tractatus de proportionibas de Thomas Bradwardine, puis une série4, d'ailleurs incomplète5, de onze questions dont les sujets ressor tissent au De generaiione et corruptione ; les dix premières questions ne portent aucun nom d'auteur, mais la onzième se termine par ce colophon6: Et sic finitur questio prima Magislri Willelmi de Colymgam Oxoniensis. A la suite de cette question, on lit une exposition du texte d'Aristote qui ouvre le premier livre des Physiques et auquel Averroès a consacré son premier commentaire sur cet ouvrage; ce nouveau fragment porte, à son tour, le colophon suivant7 : Et sic finis est questionum Colligham cum expositione commentarii primi primi Phisicorum. La rédaction de ce dernier colophon, non moins que la lecture des onze questions relatives au De gèneratione et corruptione d'Aristote, nous a convaincu qu'elles étaient toutes du même auteur, de ce Guillaume Colligham ou de Colymgam, maître es arts de l'Université d'Oxford; seulement, le désordre des copistes a fini par mettre la première au dernier rang. Ces questions ne sont pas sans analogie avec diverses parties du De primo motore de Swineshead ou de la Summa de Dumbleton; elles pourraient être contemporaines
i. Ms. cit., fol. 28, col. c, et fol. 33, col. b. — Le ms. n° 6527 du fonds latin de la Bibl. Nat. écrit, la première fois (fol. i58, col. c): Magister Adam Palpavie, et la seconde fois (fol. 161, col. c): Magister Adam.