Bradwardine, Op. laud., capituli 1P pars IV
5. Tractatus de sex inconvenientibus, Quaest. I, Quaest. IV, Art. I quaestionis IV.
6. Johannis de Dumbleton Summa, Pars tertia, Gap. XII". Bibl. Nat., fonds latin, ms. n° 16146, fol. 3o, col. b. — ms. a" 16621, fol. 120, v\
demande (dubitatur) si le fini peut agir sur l'infini. » Les considérations, fort embrouillées d'ailleurs, auxquelles se livre Dumbleton concernent surtout la théorie du levier, où l'on voit un très faible poids soulever un poids très lourd. A cette occasion, l'auteur cite1 les Auctores de ponderibus.
Mais ce n'est pas en sa Somme que Dumbleton nous montre le mieux la connaissance qu'il avait des écrits produits par les mécaniciens de l'École de Jordanus. Cette connaissance s'affirme surtout en un autre ouvrage qui n'a pas été signalé par les biographes de l'auteur de la Summa.
En ce cahier de notes de Philosophie^ où un étudiant parisien a recueilli une foule de documents relatifs aux doctrines d'Oxford, les extraits de la Summa de Dumbleton sont accompagnés d'un fragment qui ne provient pas de cette Somme, mais que le copiste donne3 également comme œuvre de Jean de Dumbleton. Ce fragment se compose de trois parties. La première partie^', que précède ce titre : De motu locali demonstraia per Dulmenton, discute suivant quelle règle la vitesse d'un mobile dépend de la grandeur de la puissance et de la grandeur de la résistance. La seconde partie5, que termine ce colophon : Explicit sophisma. Deo gratias, examine ce « sophisme » : Uniformiter continue variabitur alteratio uniformis. La troisième partie0, annoncée par ces mots : Incipit alla questio, traite de ce problème : « La vitesse d'un mouvement local quelconque doit-elle être évaluée par l'espace linéaire maximum qu'un point du mobile décrit en son mouvement? »
1. Jean de Dumbleton, loc. cit.; ms. n* 16146, fol. 3o, col. c; ras. n* 16G21, fol. i2i, r°. L'auteur des extraits que contient ce dernier recueil a mis cette note au bas de la page : Et vocatur gravius secundum situm.