‹ Études sur les affections congénitales du cœurChapitre 2 sur 14 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

seiir, le Charles Hanclifuss, avait mis de côlé. N oilùle ma-

certaines parties intérieures que je voulais relever, je fis de

^haque cœur un, deux, trois, jusqu'à six dessins. Tous ces dessins sont faits d'après nature et de grandeur naturelle au moyen de l'appareil du Professeur Lucae. Ces dessins m'ont facilité la description de chaque cas et sont exacts à un demimillimètre près. La nature ne se répète pas ou du moins fort rarement, aussi voyons-nous que chaque cœur a une physionomie particulière.

Tous les cœurs que j'ai examinés se conservent dans la salle des autopsies de la maison des Enfants Trouvés de Saint-Pétersbourg, dans des bocaux remplis d'esprit-de-vin.

Je donne mes observations telles qu'elles ont été prises après avoir fait les dessins du cœur. Je n'ai pas pu les remanier les pièces en mains, c'est pourquoi certaines observations ne sont peut-être pas assez complètes. Je serais heureux si mes études pouvaient contribuer à éclaircir la tératologie des vices congénitaux du cœur.

tériel dont je disposais. Pour faire bien ressortir la conformation et la construction, soit du cœur en général, soit de

AFFECTIONS DU CŒUÎl

Après avoir fait un grand nombre de dessins de cœurs malades, après les avoir mesurés autant que faire se pouvait, sans détériorer les pièces, je me suis demandé souvent si telle ou telle autre hypertrophie ou dilatation était normale ou pathologique. Comme toutes les pièces que j'avais examinées appartenaient aux enfants âgés de moins d'une année, j'entrepris une série de mensurations du cœur des enfants âgés de un jour à un an. — Le nombre de cœurs que j'ai mesurés n'est pas grand et je regrette beaucoup de n'avoir pas pu continuer ce travail, car je sais qu'une statistique fondée sur un petit nombre de cas n'a qu'une valeur relative et fort restreinte. Je crois néanmoins que ces mensurations de cœurs normaux ont un certain intérêt, c'est pourquoi je me décide à les publier tout de même. Voici comment je procédais : je ne mesurais qu'un seul cœur par jour et j'inscrivais toutes les mesures sur une carte imprimée que je mettais ad acta. Sur cette carte, je notais l'âge, le sexe, la maladie dont l'enfant était mort, le poids de son corps, sa taille et la circonférencede la poitrine.

2 AFFECTIONS DU CŒUR

Après avoir dépouillé le cœur du péricarde, je mesurais la base des ventricules avec unfil, comme il est montré sur les deux figures ci-jointes: ligne e,les ventricules à partir de l'artère coronaire antérieure jusqu'à l'artère coronaire postérieure. De la même manière, je mesurais avec un fil le long de la ligne f/, je dépassais la pointe

Fig. 1.

et je remontais en arrière par la face postérieure des ventricules jusqu'à la rainure postérieure, horizontale. Cette mensuration avait pour but d'obtenir une donnée pour les cœurs remplis de sang, bombés et courts vis-à-vis des cœurs vides, plus plais et élancésde forme. Ensuite je mesurais aussi sur la ligne e rétendue de la face antérieure et postérieure de la base des ventricules. La mesure sur la ligne i\ le pourtour des ventricules au milieu, complétait la caractéristique des cœurs pleins et distendus vis-àvis des cœurs vides et plus minces. Enfin pour mieux caractériser l'étendue relative des ventricules, je mesurais le bord droit de la base à la pointe c). Pour les oreillettes je ne prenais que deux mesures; pour l'oreillette droite je plaçais le fil à la racine de l'aorte et je contournais la base le long de la rainure horizontale

du cœur jusqu'à l'artère coronaire postérieure et je faisais de même pour l'oreillette gauche en passant au-dessous de l'auricule gauche. Pour avoir une notion de la hauteur et de la distension des oreillettes je mesurais le long du bord extérieur la courbe de l'oreillette droite à partir de la rainure horizontale jusqu'à la racine de la veine cave supérieure («) et pour l'oreillette gauche la distance f. en m'arrôtantà la veine pulmonaire gauche inférieure.

Pour mesurer les parties intérieures je coupais le cœur le long du bord droit jusqu'à la pointe des ventricules et je mesurais au compas, aussi exactement que possible, la hauteur et la largeur du trou ovale, la largeur de sa valvule et le pourtour de l'orifice atrio-ventriculaire droit par la face supérieure le long de la rainure visible à la naissance de la valvule tricuspide. Pour mesurer le cône pulmonaire je détachais l'artère pulmonaire (ligne jo), j'en mesurais le diamètre avec une sonde conique graduée, et ensuite je coupais le cône dans la direction de la ligne ps, et prenais note de l'étendue des parois postérieure et antérieure.

La paroi antérieure se mesurait de la base du muscle papillaire antérieur jusqu'à l'artère pulmonaire. Ces mesures jointes à la largeur de l'artère pulmonaire m'indiquaient le degré de distension du cône pulmonaire.

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