ESSAI SUR L'ARCUITECTURE RELIGIEUSE
DemeDtatioii, on peut juger qu'aUe étaîL fort^gros- Bière, souvent ipresqae nulle. Par exempte, à peine pouKoH-eQ trouver des oQVfîerfi «n -état de sculpter un chapiteau, peut-être même de tailler une coiomne monalitbe. Telle était la détreese à cet ^rd, que la reasource la plus tordiaaire était de dépouiller les <édiâces ancienE pour décorer les modenieB. Cbarlemagne lit transporter, de Raveone & Aix-la-ChapeJile, dâSiCoIoaueEide granit qu'on ne sut pas môme disposer convenablement '.Enfin, en T<^ant dans les édiOces de son temps et des siècles snivanls, te Boan qu'on a mis à incruster de la ma- Diëre la pïvK apparente quelques fragmente antiques oïuliilés, on peut se convaincre et de l'admiration des architectes pour l'art ancien et de kur désespoir de l'imiter.
Outre la décadence du goût et l'ignorance générale, on peut encore assigner une autre cause aux détestables constructions qui s'élevèrent du vi« au X* siècle. Â.I1 milieu des révolutions continuelles, des guerres et des pillages auxquels l'Europe était livrée, la pensée d'avenir était éteinte en quelque sorte* et
1. Elles Turenl placées à l'iutérieur des arcades de la galerie supérieure.
2. On counait cette idée bizaira répandue par la clergé, que le iQoade devait finir en l'an 1000. Elle fut habilement exploitée par les prêtres, qui rendaient à beaux deniers comptants une place eo paradis. I^es richesses amassées par le clergé, à
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B ETUDES SUn LES ARTS AU MOYEN AGB.
les fondalcorsd'uDëdilice, loin de songer à la postérité, semblaient préoccupësde lacraintede ne pouvoir le icrmincr eax-mémcs. Point de ces grandes constructions entreprises sur de vastes plans, conduites avec une sage lenteur, suivies avec un désir constant de perfection depuis la pose des fondements jusqu'au couronnement du faite, Onseotail le besoin d'achever à la Mte, sous peine de ne laisser à ses contemporains qu'un morceau de ruines dont l'origine même eût étémôconnaissable.
Tel fui l'étal de l'architecture depuis la destruction de l'empire romain jusque vers la lin du X' siècle. Des édifices bUtis pendant cette longue période de barbarie, il reste moins de souvenirs que des constructions romaines exposées à tant de ravages, minées depuis tant do siècles par la main du temps et celle des hommes '.
Mite époqua coatribuëreat puiasanumeiit à ravorisar le gnaà développemeol de l'archî lecture au xi* ùËcle.
I. Il faut cependant noter que, but la Ûa du rËgne de Choi^ lemagae et pendant quelques années aprba sa mort, aoe amélioraiion dans les arte ea maailesta en France. Elle Tut bientdl arrêtée par le* invasions des Normands et la recrudesceuea da la bji'baria.
Xu xi* siècle s'opéra une esptce de renaissance âesarls, préparée sansdouto par la coDStitution de \asoc\6lé chrélicBnc. ■ C'est h parlirdc la fin du x'sitcleque l'Aire social qui poitele nom de France est pour ainsi dire formé. It existe; on peut assister il son développement propre et extérieur. Ce développement mérite, pour la première fois, le nom de civilisation Française *. i De cette époque, seulement date en France l'archi lecture du moyen Age; nous avons vu qu'on pouvait à peine donner ce nom aux informes copies dont je viens de parler. Ce premier style d'arcliitccture moderne, le style roman, byzantin, lombard, saxon, quel que soi' le nom qu'on lui donne, et je ne les ai pas cités tous sel'orma loi-même de plusieurs éléments distincts il {uisa, mais iuégalemeût, & plusieurs sources