Saiate-Croii t QuîmperU et l'égliao de llisui-Uirin
ESSM SUR L'XRCniTECTURS RELIGIEUSE. S( sépare chai^ue hémicycle do la nef. Ce n'est point i'i le lieu de rt^cbcrchcr la cause de ces varialions de plan; Userait, d'ailleurs, bien difficile aujourd'hui de faire ta part et de ce qui se rapporte aux idËesmysiiqucs de l'époque, et de ce qu'il Taut attribuer soit au caprice des architectes, soit à des causes accidentelles et locales.
De très-bonne heure les façades furent flanquées de tours, quelquefois une seule tour surmonte la porte principale*; ailleurs on en voit aus extrémités orientale et occidentale, encadrant pour ainsi dire toute l'église '. Les tours ont uo double but, d'abord elles annoncent de loin les églises, puis elles peu?ent aussi servir ù la défense, car, k cette époque, il fallait une force réelle pour s'assurer le repos. Cette destination des tours est suffisamment prouvée par les entraves que les rois et les communes apportèrent souvent à leur érection, craignant sans doute qu'elles ne devinssent un instrument de rébellion ou de tyrannie. Carrées d'abord, puis octogones, lestours romanes dominent les toils de la nef,maisno s'élèvent pas ùune hauteur considérable. Leur amortissement le plus ordinaire fut un toit aplati; ce ne
1, Cathédrale de Verdun, cath^dratei da Worma, de Bonn,
2, Sain te- Rade g onde t Poitiers.
3, Catbédrala de WoTmt, et piusieun ëgliiea d« Cslos^a.
fut, je crois qa'ati xit* siècle qu'on commença à les surmonter d'une pyramide de pierre *.
. La muraille occidentale(c'eât presque toujours la façade) est percée d'ordinaire d'une ou de plusieursportes, en nombre correspondant à celui des nefs *. Sur leurs archivoltes et leurs pieds-droits, la sculpture a réuni toute sa puissance d'omementation ; on peut considérer la porte centrale comme le morceau capital, le chef-d'œuvre de l' artiste, Aur-dessus de celte perle se trouve une fetétre souvent en rose,, dont le diamètre, très-médiocre d'abord, s'augmente progressivement jusqu'à devenir, vers la âa du xiiP siècle, égal on supérieur à celui de la porte. Un fronton termine la façade, plus aigu que les frontons antiques ; quelquefois, il contient une niche ou bien un œil-de-bœuf. Ainsi, dans la façade on compte le plus sonvent trois divisions tuirtzonlales, marquées par deux corniches ou deux moulures très-sai liantes, la première au-dessus de la porte, la seconde au-dessus de la rose. Je ne parle, bien
1. Cb faitftélécoûteaté; je citerai pourtant comme un exemple de âbche ea pierre, dana le tli' ai&cle, le clocher qai sur* monte le transept de StùntC'Fo; à Schdestadt. Sa forme [rfesremacquable (les arêtes sont courbes) rappelle les plus anciennea constructions indien a es.
2. Excepté dans les églises à double apside ; leurs portes sont alors percées ou sur les faces latérales, comme à Verdun et à Worms, ou bien à droite et 4 gauche de l'apside octideatale, comne à TriT«Si
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ESSXl'SUn L'ARCHITBCTURK RELIGIEUSE. 33 entendu, que des cas les plus ordinaires et des édifices construits avec assez, de soin ponr qa'oh les paisse coosidërer comme types .
Passons û rialérieur. Outre les divisions paratfôles àL'axe As l'église et formées par des arcades, toate église romane a qaatre divisions perpendiculaires à celles-ci et d'ordinaire bien marqaées. D'abord, c'est oa un vestibnle intéridur, aa bien une distribution particHliëre de la partie occidentale de la nef, inâiqitaat la place occupée dans la pnimitive église par les catéchumènes. Cette séparation paraît s'être conservée par tradition et sans objet appacent. Tort longtemps après que les usages des premierschriiiens étaient tombés en désuëUidie; rient ensuite la nef; puis le transept, oïL, dans les basiliques, le chaleldtque ; enfin, le chœur. Cette disposition, toujours marquée par des difSépences iase l'aEchitecturre , ne- souffre guère d'exceptioa que dooe les églises circulaires ou dans celles qui ont une double apside.
En général, la couverture d'une église se compose de trois toits, dont un pour la nef principale, et deux autres pour les nefs latérales, ces derniers n' ayant qn'une seule pente. Plus rarement voit-on un seul toit pour toute une église, et, dans ce cas, les bas côtés ont d'ordinaire un étage supérieur. Au lieu de cet étage supérieur, on trouve plus
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communËmcnt une étroite galerie pratiquée dans l'épaisseur du mur de la nef et se prolongeant autour du chœur *. Des arcades marquent cette galerie, et son emploi est devenu &i habituel dans l'architecture byzantine, que, lorsqu'elle manque réellement, on la voit presque toujours figurée *.
Les Tenétres sont rares dans l'arcbilectare byzantine. Il n'y en a qu'une dans le haut do chaque travée de la nef, une autre dans les bas cdtés, toutes fort étroites; ou, si leur diamètre dépasse quelques pieds, on les divise par descolonnettesendeux arcades que surmonte un œil-de-bœuf. Quoique plus éclairées que les basiliques orientales, nos églises sont encore fort sombres.
Rarement dans les transepts existe-t-il de division longitudinale semblable & celles delà nef; on en voit cependant qui ont de véritables bas c6t£s dis* tingués par une ou deux rangées d'arcades*. La disposition la plus ordinaire présente une chapelle semi-circulaire pratiquée dans un renforcement du mur oriental. Au milieu du transept s'élève une