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tcur OÙ rescahule était possible, furent dérendues debonneheurc piirdes balcons munis d'un parapet élevé et à jour tJans la partie inférieure.
De là, on pouvait lancer, à couvert, des projectiles sur les ennemis qui tentaient de pénétrer par ces ouvertures. Nous avons donné le nom arabe de moucharaby à ces balcons, qui paraissent empruntés à l'Orient. Bientôt, on imagina de les multiplier et d'en garnir tout le haut d'une muraille. On les appelle machecoulis ou mâchicoulis, lorsqu'ils forment ainsi un système de défense continu. L'emploi n'en devint général qu'au xiv* siècle. On en trouve cependant des exemples plus anciens, notamment à Aigues-Mortes et au Puy. Ces derniers, qui datent probablement du xii* siècle, sont les plus anciens que l'on connaisse.
La plupart des mâchicoulis consistent en un parapet, souvent crénelé, et porté sur une suite de corbeaux ou de consoles médiocrement espacés.
Ailleurs, une espèce d'arcade, jetée contre les contre-forts extérieurs d'un rempart, supporte le parapet, et tout l'espace vide compris entre deux contre-forts pouvait servir à jeter des projectile; considérables, tels que de grandes pièces de bois. On voit , au château des papes, à Avignon , et dans le bâtiment de l'évêché, au Puy, des jïjachicoulis disposés de la sorte. Au Puy, les
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contre-forls sont dùrcncliis par des moucharabys.
La forme des arcs, qui unissent quelquefois les consoles ou les contre-fortset qui forment l'ouverture verticale des mâchicoulis, ou, à leur défaut, l'ornementation qui rappelle ces arcs, peut, dans beaucoup de cas, indiquer, avec quelque précision, l'époque à laquelle ils appartiennent. D'abord, ces arcs sont en plein cintre, puis en ogive en tiers-point, ensuite en ogive à contre-courbe, enfin ils reviennent au plein cintre.
Souvent, les mâchicoulis reçoivent des moulures et des sculptures, et deviennent dans les constructions civiles un simple motif d'ornementation.
En cas de siège, pour augmenter la hauteur des tours ou pour suppléer à l'insuffisance de leurs couronnements, on élevait des échafauds en bois, sur lesquels se tenaient les hommes d'armes. Dans beaucoup de forteresses anciennes, des trous ou des corbeaux, disposés dans la maçonnerie de dislance en distance, paraissent avoir servi à soutenir ces échafauds, que l'on plaçait aussi, comme il semble, à l'extérieur des murailles qui n'avaient point de mâchicoulis. C'est probablement à ces charpentes improvisées, que les mâchicoulis en pierre ont dû leur origine. Le nom de ces échafauds était hourd, hurclel ; en lalm, hurdicium. Le verbe hurdnre exprime l'action d'employer ce
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moyen de défense. Du C;inge traduit à tort, ce nous somhlc, \e mol hurdicium par cratis lignea qua obducebantnr mœnia, ne ah arietibiis (œderentur. Les citations suivantes peuvent indiquer plus exactement le sens de ce mot :
HurJari turres et propugnacula, muros Subtus fulciri facit...
{Philippidos.)
Les mots propugnacula et turres indiquent des échafauds placés au sommet des remparts, et trèsdilTérents des dispositions de défense de la partie basse des murailles ptay(^es en dessous.
« Attornati siuit 4 homines ad uiium quemque q)iarnellu))l custodiendum et hurdandum. » (Charte citée par Du Gange, au mot HuRBiciuM.)
Par trois fois fut évidemment monstrée (la sainte Véronique) A tout le peuple, en moult grant révérence, Par un évesque, sus un hourt, à l'entrée De Saint-Pierre...
(Saint-Gelais.)
Le mot hourd appartient à la langue d'oïl. Dans la langue d'oc, on se servait du mot cadafalcs, ccdafaux, échafaad.
Mas priraier faisam mur sans caus et sens sablo, Ablos cadafalcs dobles et ab ferm bescaio.
« Faisons d'abord des murs sans chaux ni sable, avec dos échafauds doubles et des escaliers solides. »
(Histoire de la croisade contre les Albigeois. N. .3988.)
Une miiiialiirt' du xv* siècle, représentant l'enceinte de la ville de Moulins, semble figurer également ce système de fortifications en bois, que l'on établissait en temps de siège.
Ainsi qu'on l'a vu précédemment, les tours étaient les parties de la fortification qui contribuaient le plus efficacement à la défense d'une forteresse. Leur sommet devait donc recevoir un certain nombie d'hommes, ainsi que des machines et des provisions de pierres et d'autres projectiles. Aussi, les tours étaient-elles couvertes par des terrasses, soit voûtées, soit soutenues par une forte charpente. Malgré le danger du feu, beaucoup de tours n'avaient que des plates-formes en bois.
Les tours furent quelquefois couvertes de toits coniques, les uns portés sur le sommet des créneaux, les autres disposés en arrière, de manière à laisser un passage libre autour du parapet.
Ailleurs, une galerie circulaire, percée de nombreuses fenêtres, tenait lieu de plate-forme, et, comme dans les exemples précédents, la tour était surmontée par un toit conique.
Au reste, nous avons lieu de croire que ces toits coniques sont rarement des dispositions originelles, et nous pensons qu'on en trouverait difficilement des exemples avant le xv" siècle.
Sur le sommet des tours, et parfois sur les
courtines, notamment aux angles saillants d'une enceinte, on trouve souvent de petites guérîtes en pierre, destinées à abriter les sentinelles chargées d'observer les mouvements de l'ennemi par des ouvertures percées de tous les côtés. On appelle échangiiettes ces petites constructions, ordinairement de forme ronde, et terminées par une calotte revêtue de dalles.
Il faut se garder de les confondre, soit avec les lanternons qui surmontent les cages d'escalier, et qui ont pour but d'empêcher la pluie de tomber dans l'intérieur, soit avec les tourelles, placées aux angles des tours, et remplissant à l'égard de ces dernières le même office que celles-ci rendent aux murailles de l'enceinte. D'ordinaire, les écbanguettes avancent en encorbellement hors du rempart, afin de permettre aux sentinelles d'en voir le pied.
Enfin, sur les plates-formes des tours, et, d'ordinaire, sur la tour la plus élevée, celle qu'on appelait la guette, il y avait une cloche que l'on sonnait en cas d'alarme. Souvent la cloche était remplacée par un cornet ou oliphant, peut-être aussi par un porte-voix, avec lequel on annonçait la présence de l'ennemi.
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