PAR ANNIBAL CARRACHE
Un poète anglais moderne , dans une pièce de vert adressée à un enfant endormi, s’écrie :
Art thou a thing of mortal birth ,
Whote happy home u on our earth f Does human blond with life embue Thote wondering vetnt of heavenly bitte Thaï stray along thy forehead fair Lost' mid a gleam of golden hoir T Oh ! can thaï lighl and airy breath Steal from a being doomed to dealh ?
Thote feature t to lhe grave be tent,
In fleep thus mutely éloquent I Or art thou what thy form would teem,
The phantom of a blessed dreom *
Oh ! thaï my spirit's eye could set Whenre burtl litote gleamt of exlasy !
Thaï lighl of dreaming soûl appears To play front Ihottghls aboie Ihy yeart;
Thou $nii le xi ut if Ihy soûl were toaring To heaven and heaven' s God adoring :
And ti’ho can tell what visions high May blets an infanl’t sleepiug eye ' ?
« Es-tu un être de naissance mortelle, dont notre a terre soit l’heureuse demeure? Est-ce le sang de a l’homme qui remplit de vie ces veines d'un bleu céa leste qui serpentent avec grâce sur ton front et se a perdent sous l’éclat de ta chevelure dorée? Celte ha- « leine douce et légère peut-elle sortir du sein d’une a créature condamnée à la mort? Ces traits, qui cona servent i? le sommeil une éloquence muette, sea ront-ils e avilis dans la tombe? N’es-tu pas plutôt, « comme semble le dire ta beauté, un fantôme divin, « fruit d’un songe béni du ciel?
« Ah! si l’œil de mon esprit pouvait voir d’où jaila lissent ces rayons d'une extase céleste! Ton âme, dans a ses rêves lumineux, paraît s’occuper de pensées aua dessus de ton âge; tu souris comme si ton cœur s’élea vait vers le ciel et adorait le Dieu des cicux. Qui osera a dire les hautes visions qui peuvent bénir le sommeil a d’un enfant? »
i Jolin Wilson, The isle of Palmt and other poems, in-8», London and Edinburgh, 1812.