ÉCOLE ITALIENNE (ANDRÉ SOLARI
Pierre, se demandaient de qui était la Mère de Douleur, placée dans la chapelle de la Vierge ; «de notre Gobbo,» répondit l’un d’eux, comme si lui seul eût été capable d’exécuter une si belle œuvre. Michel-Ange était présent: il ne se nomma point; mais peu de temps après, il revint une nuit inscrire son nom sur la ceinture de la Vierge, ce qu’il n’a jamais fait, dit Vasari, pour aucun autre de ses ouvrages.
André , le peintre , fut l’un des meilleurs élèves de Gaudenzio Ferrari , artiste qui n’a pas, dit Lanzi , hors de l’Italie, toute la réputation qu’il mérite, Vasari, dont les ouvrages sont presque seuls consultés au-delà des monts, ayant négligé de lui rendre justice. Ferrari était un élève de l’ancienne école de Milan, qui commençait alors à se rapprcher de celle de Léonard de Vinci, avec laquelle cependant elle ne s’est jamais entièrement confondue. Il joignit, aux avantages que l’école milanaise avait tirés des exemples ainsi que du commerce aimable et généreux de Léonard , les avantages particuliers du commerce et des instructions de Raphaël. Dans un voyage qu’il fit à Rome, il avait pris les leçons de ce grand peintre, et avait même travaillé à plusieurs de ses tableaux, particulièrement à celui de la Fable de Piyché. 11 rapporta de Rome un plus beau style et un dessin plus large et plus gracieux à la fois que celui de l’ancienne école milanaise ; mais ce qu’il eut en propre, ce qu’il étudia, à ce qu’il paraît, par-dessus tout,