ÉCOLE FRANÇAISE (SANTERRE
1min. Ii semble cc|>cndant que rien dans le texte n’indique cette circonstance, et qu’au contraire tout donne lieu de supposer que Suzanne n’avait point encore ■quitté ses vêtements. Les jeunes filles venaient de sortir; la porte du jardin était a peine fermée; car les vieillards s'étaient hâtés sans doute de saisir le premier moment; ils n'en avaient point à perdre avant le retour des servantes, line femme modeste comme Suzanne se serat-ellc bâtée de quitter ilpudico velor’lcastomanU)' avant que le retour des jeunes filles qu’elle acliargéesde veiller à sa sûreté l’ait assurée qu’elle n’a plus rien à craindre des regards? Une femme riche n’aura-t-ellc pas attendu pour se déshabiller le retour des femmes dont l’habitude lui a probablement rendu le service nécessaire?
D’un autre côté, l’entretien des vieillards avec Suzanne porte un caractère tranquille et raisonné, peu d'accord avec la situation ou les supposerait le peintre. Les hommes lui expliquent leur dessein et le danger quelle court si elle leur résiste. « Suzanne, en soupi- « rant, leur dit ; Je suis dans une grande angoisse : si « je commets ce crime, je suis digue de mort; et si je « ne le commets pas, comment échapperai-je à votre « vengeance? Mais il vaut mieux être punie sans lace voir mérité que de pécher contre mon Dieu. » C’est là l’expression triste, niais calme et résignée, d’une situation cruelle; mais des seutiments bien plus violents,
> Son voile pudique et sou chaste vêtement.