S ' ECOLE FRANÇAISE (SANTERRE
jænible de la pudeur sans défense luttant contre d’odieuses entreprises. Les vieillards sont encore cachés; on les aperçoit seulement dans l’ombre, épiant leur proie. Les regards du moins âgé peignent sa brutale passion ; la figurede l’autre n’exprime que l’imbécillité «le l’àge dépouillé de la gravité qui lui appartient. Pour Suzanne, elle se croit encore seule ; rien n’a troublé le calme de son âme; son maintien est chaste; assise au borddu bain, elle baisse les yeux sur son pied replié der- * rièreolle, comme si elle venait de le mettre hors de l'eau pour examiner quelque chose qui l’a blessée.
Santerre est connu principalement comme coloriste; son dessin n’a manqué cependant ni de correction ni d’élégance; mais on a surtout admiré la suavité de son pinceau, la délicatesse de ses chairs, qui, bien que traitées quel<|uefoisavcc un peu de mollesse, sont pleines «te vérité et de vie. Le Musée n’a de lui que ce seul ouvrage. Il s’est surtout adonné au portrait. Les cabinetsotfrcnt pourtant quelques-uns de ses tableaux ; un entre autres connu sous le nom de la Donneuse de lettres , remarquable par la beauté de la couleur, la grâce des traits, et la finesse de l’expression.
Santerre, né à Magny, en 1651, mourut à Paris en 1717. Sa Suzanne a été gravée par Porporati.
PROPORTIONS
Hauteur, 2 mètres (i ccnütii. i mil!. = 0 pieds 2 pouces G lignes.
Largeur, 1 — 17 — — 1 — îi — G —
LA HYRE
I.A HYJtK (T.ACirKt de), né à Para en 1 B 06 ; mort a Paria en IttSG.