Î ÉCOLE -FRANÇAISE (LA H VISE
primer quelques-uns de ces récits, occasion de scandale. Le miracle que les capucins du Marais avaient choisi pour en faire le sujet du tableau que La Hyre a exécuté pour leur église, a été probablement l’un des moins contestés, parce que c’est un de ceux qui ont été le plus communément réclamés pour les fondateurs d'ordres, et que par conséquent chacun avait le plus d’intérêt d'accorder aux autres. On raconte qu’en 1449, c’est-àdire plus de deux cents ans après la mort de saint François, le pape Nicolas V, ayant entendu dire que le corps du saint était parfaitement conservé , fit ouvrir son tombeau , et y étant descendu « accompagné du « cardinal Aslergius, d’un évêque, de son secré- « taire, du gardien du couvent, et de trois relia gieux » trouva non-seulement le corps entier et sain, revêtu de la robe de drap neuve dont l’avaient babillé ses religieux lorsque, plusieurs années après sa mort,
ils le transportèrent dans son tombeau de l'église
d’Assise; mais il le trouva debout, les mains croisées dans ses manches, el les yeux levés au ciel, dans l’attitude de la contemplation.
C’est dans cette attitude que l’a représenté le peintre. A genoux devant lui, le pape soulève le bas de sa rolie pour regarder les stigmates de ses pieds , qu’il retrouve également entiers et tels que nous les représentent les légendes; car si celui du côté paraît n’avoir été qu’une simple plaie, ceux des pieds et des mains ont conservé