I.E CORPS DE JÊ*l!S MORT, ETC
«uuia les siennes en faste et en divertissements *.
Il a peint sept à huit fois le Christ mort sur les genoux de sa mère. Le musée royal possède trois de ses tableaux, et l’un des trois est une j>etite ébauche exprimant la première pensée que Van-Dyk a exécutée en grand dans celui dont on voit ici la gravure: la composition de l’ébauche n’est pas la même que celle du tableau : dans la première, le Christ n’est pas étendu horizontalement ; le haut du corps est relevé, dans le giron de la Vierge, et la tète repose contre son sein ; saint Jean ne s’y trouve point, et les anges, placés à la gauche regardent Jésus et sa mère avec l’expression de la plus vive douleur; sur la droite, dans les nuages, de petites têtes d'anges ailés contemplent de même ce douloureux spectacle; ces têtes enfantines, surprises et désolées, ne me paraissent pas une invention heureuse; la douleur de ces jeunes visages, qui n’ont pointde mains, pointde corps dont le mouvement accompagne l’expression de leurs traits, produit un effet bizarre et peu agréable. Le jteintre en a probablement été frappé lui-mème, puisqu’il les a supprimés dans son grand tableau; il les a remplacés parla ligure de saint Jean qui soulève le bras de Jésus et montre aux deux anges les blessures de sa main. La Vierge ,
i Bollori, Vite de' Piltori, p.2o3-2tit; Descamps, Vie* de » Peintre i flamand*, t. n , p. 8-28.