J>.VR ANNIBAL CARRACHE
Un poète anglais moderne , dans une pièce de very adressée à un enfant endormi, s’écrie :
Art thou a thmff of morlal birth ,
Whose happy home is on our earth f Does hiiman blood with life embue Thote u/andering veiiu of heavenly blue Thaï iiray along thy forehead fcùr ' Lo»V mid a gleam of golden hoir?
Oh ! can thaï light and airy breath Steal from a being doomed to death f * Thoee features to the grave be sent.
In sleep thus mutely éloquent T Or art thou what thy form woidd seem,
The phanlom of a blessed dream f
SI 6 Ecole italienne (annibal carrache).
Oh ! thttt my tpirit’s eye could we Whence bunt thoie gleams ofextatg !
Thaï light ofdreaming soûl appeors To play from Ihoughlt above thy years;
Thou smilest as if lliy soûl were soaring To heaven and heaven’s Goi aâoring :
And who can tell what visions high May bless on infant's sleeping eye < ?
a Es-lu un être de naissance morlelle, dont notre a terre soit l’Iieureusc demeure? Est-ce le sang de « l'homme qui remplit de vie ces veines d’un bleu cê- « leste qui serpentent avec grâce sur ton front et se n perdent sous l’éclat de ta chevelure dorée? Celte ha- « leine douce et légère peut-elle sortir du sein d’une a créature condamnée à la mort? Ces traits, qui cona senent dans le sommeil une éloquence muette, sea ront-ils ensevelis dans la tombe? N’es-tu pas plutôt, « comme semble le dire ta beauté, un fantôme divin, a fruit d’un songe béni du ciel?
a Ah ! si l’œil de mon esprit pouvait voir d’où jaila lissent ces rayons d’une extase céleste! Ton âme, dans a ses rêves lumineux, paraît s’occuper de pensées aua dessus de ton âge; tu souris comme si ton cœur s’éle- 0 vait vers le ciel et adorait le Dieu des deux. Qui osera a dire les hautes visions qui peuvent bénir le sommeil a d’un enfant? »
1 John Wilson, The isle of Palms and other poems, in-8», London and Edinburgh, 1813.