SAINT FRANÇOIS D’ASSISE
les clous , ainsi qu’on le rapporte dans le livre des Conformitez *, la plus étrange et la plus rare aujourd’hui des légendes de saint François.— « Es mains et pieds de M saint François , dit l’auteur dé cet ouvrage, furent <( faits des doux , soit de nerfs , soit de chair ; lesquels a estoient gros et massifs ; ils estoient aussi longs , et a passoyent outre les pieds et mains, ayant la pointe rc- « courbée en façon d’anneau , tellement qu’on y eust pu « passer le doigt; ainsi que Monsieur frère Bonaveno ture, évcsquc d’.tlbes, cardinal de la sainte église « romaine, dist l'avoir sçu par ceux qui les avoycnt vuz « et maniez, et ont affermé par serment qu 'ainsi estoil. »
.V genoux, à côte du pape, est le gaidien du couvent qui lui montre les stigmates; le geste du pape indique l’aveu d’un doute qui se trouve confondu. De l’autre côté du gardien , et aussi à genoux, est un laïc qui doit être le secrétaire du pape et dont la dévotion paraît égaler l’étonnement de son maître. Derrière le pape , sont debout le cardinal .\slergius et un jeune évêque, et, à genoux , les trois religieux. Le plus avancé porte un flambeau ; une lampe brûle au haut de ta voûte et l'iclaire la figure du saint.
Ce tableau est bien coiii])Osé; on trouve dans plu-
< Par Barthélemy de Pise, imprimé à Milan , chez Gotard-Ponlice, 1310. Ce livre, extrêmement rare aujourd'hui, ne se retrouve peutêtre plus aujourd'hui que dans l’Alcoran des Cordeliers, où les protestants l'ont réimprimé en partie avec des notes injurieuses, aussi dégoûtantes que le texte est bizarre et ridicule. «
37i ÉCOLE FRANÇAISE (LA HYRE).
• sieurs des têtes quelque chose du genre de mérité du iCaravage, quoique le style en soit généraleiaeiU ydus ' élevé; celles des religieux sont fort belles; le ton des 1 chairs du saint ne diffère peut-êti-e pas assez des teéntes
de la vie; peut-être, au reste, est-ce là une des parties du miracle qui paraît avoir été représenté avec une
- grande exactitude. La coulenr dü tableau est d’ailleurs s belle et vraie. Une des têtes est , dit-on , le portrait de -ta Hyre; ce doit être celle die jeune évêque, la seule
qui puisse se rapporter à l’âge du peintre, qui avait
- alors 24 ans, comme on en (leut juger par la date 1630,
■ inscrite sur la pierre qui porte le saint. On peut le > supposer d'ailleurs par les moustaches et la royale dont
• se compose la barbe de ce personnage, taillée beaucoup .plus selon la mode des jeunes gens du dix-septiàne ‘ siècle, que selon le costume convenable à un évêque
du quinzième.
PROPORTIONS
Hauteur, 2 mètres 20 ceniiin. == 6 pieds \ pouces 10 lignes, largeur. 1 — 62 — — 7 — w — •
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