‹ Etudes sur les BeauxArts en généralChapitre 75 sur 89 · H ÉCOLE FRANÇAISE (CARLE VANLOO · texte numérisé non relu

H ÉCOLE FRANÇAISE (CARLE VANLOO

à lui seul uii cabinet du palais de jolies peintures représentant divers sujets tirés de la Jérusalem délivré»*. Vanloo dessine bien ; ses tètes sont d’une grande vérité : sa couleur est généralement bonne, quoique tirant quelque lois un j>en sur le violet ; mais il manquait à son temps le sentiment qui agrandit les arts : le défaut de croyances fortes et d’habitudes énergiques qui, élovant H’iinaginatien, lui font concevoir les choses dans un grand ensemble, jetait à cette époque les arts d’imitation dans des détails puérils, qui remplaçaient trop souvent la vérité par la recherche, ou bien substituaient à la vérité grande et générale, qui est le patrimoine des beaux-arts, une imitation mesquine et triviale de la nature. Exempt du premier de ces défauts, Vanloo n’a pas toujours échappé au second. Le mariage de la Ficrge n’est pas pour lui le solennel avant-coureur , de l’événement qui va «renouveler le monde tant visible quünvisible, que va célébrer i le ciel et qui fera trembler l’enfer. Une jeune fllle « modeste épousant un vieux * charpentier, voilà «tout ce qu’il a vu, tout ce qu’il a*voulu faire voir, dl a donné à la tête du grand- prêtre un beau caractère ; quel que eoit le rang de ceux qu’il unit, il remplit toujours des fondions augustes, et : le peintre * ne les a pas méconnues. La .figure (le la Vierge, si elle manque de noblesse, i plaît par cette expression de pudeur 'virginale ifui peut appartenir à la jeune épousée de village

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