LE MARIAGE DE LA VIERGE. H
eomme à celle d’un rang plus élevé ; ^ mais le Saint Joseph est trop purement réduit à l’extcrieur d'un artisan dont les idées ne sont pas élevées au-dessus de son métier ; ses traits qui peuvent n’avoir pas été dépourvus d’agréments, semblent avoir contracté avant l’âge les formes et l’espression éteinte de la vieillesse. La couronne de roses blanches qui ceint ses cheveux, cette verge fleurie qu’il porte à la main comme signe de la préférence céleste qui l’a marqué pour être l’époux de la Vierge, forment un contraste afthgeant avec cette vieillesse que ne relève pas assez la dignité du maintien, et ces mains qui {>ortent l’empreinte d’un bien rude travail. Aucun cortège n’environne les epoux. Le pontife n’est assisté dans ses fonctions que par un seul petit lévite ; saint Joseph n’a personne avec lui ; et derrière la Vierge, un homme et deux femmes, dont les tètes sont d’une grande vérité et très-heureusement dégradées, donnent, plus qu’il n’est nécessaire, l’idée des hahitudes de la pauvreté. ,
Les grands maîtres ont souvent traité ce sujet. Raphaël parait s’en être occupé au moins deux fois. Dans ses tableaux, la figure de saint Joseph est d’une beauté mâle et grave, parfaitement convenable dans celui à qui va être confié un si grand dépôt. La pompe nuptiale offre un coup d’œil animé; des groupes d’hommes et de jeunes filles remplissent le tableau ;
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et SC prcssentautourdes époux, cc tjui n’est nullement contraire à la vraiscniblanee historique ; car, quelle que fût la pauvreté île Joseph et de Marie, la postérité de Daiid pouvait, en a‘s occasions solennelles, être sup|K)sée s’entourer d’un assez nombreux |iarentage.
La couleur de ce tableau est généralement trèsbonne, si ce n’est dans la ligure de la Vierge. Il est lini avec beaucoup de soin, mais sans recherche.
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