LUMIÈRE
La lumière paraît exercer une influence moins contestable. Tout le monde connaît ce qui arrive aux végétaux qui en sont privés. Leur étiolemcnt en est le résultat inévitable. Les auimaux , l'homme spécialement,
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soustraits pendant quelque temps à l'action de la lumière éprouvent quelque chose de semblable. La pâleur, la boulHssure générale , la mollesse, la flaccidité des chairs , le ralentissement, l'affaiblissement de la circulation, la diminution des forces musculaires ne tardent pas à amener une modification profonde de toute l'économie. Cctétiolement se rapproche beaucoup, en apparence au moins , des écrouelles ; comme tout ce qui affaiblit l'organisme , il y prédispose grandement : mais il n'est pas encore la maladie scrophuleuse , et plusieurs circonstances me font croire qu'il en diffère même notablement : ainsi les scrophules n'attaquent pas tous les individus qui sont privés pendant un certain temps de l'action de la lumière, d'un autre côté, elles se manifestent souvent chez des personnes qui non seulement n'ont pas été soustraites à son influence , mais qui ont même été exposées h une lumière solaire fort vive : c'est au moins ce qui résulte de l'observation de Saussure qui a remarqué que , dans une même vallée, c'est dans les villages exposés aux rayons du midi que l'on rencontre le plus de crétins. M. le comte de Rambuteau a également remarqué que les gorges où il y a le plus de crétins dans la grande vallée du Rhône, sont étroites, entourées de hautes montagnes, exposées quatre mois de l'ajince au.r rayons d'un soleil ardejit, réflcchis et concentrés par des rocs brûlons. J'ai vu quelquefois des enfans sci'ophuleux qui avaient toujours habité une chambre exposée au midi. Il est au reste fortdiiïicile d'apprécier exaclementl'influence du manque de lumière, qui existe rarement seul; qui presque toujours est joint à une alléralion de l'air résultant de son renouvellement insuffisant. Avant de m'occuper de cette dernière circonstance, je dois parler de la température et de l'humidité.
ÉTIOLOGIE. . • » I,