‹ Études sur les causes, la nature et le traitement de la maladie scrophuleuseChapitre 31 sur 44 · RECHERCHES · texte numérisé non relu

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ténuité, celle subtilité des parties constituantes de /a peau explique le peu de succès obtenu jusqu'à ce jour.

Placé dans les circonstances les plus favorables pour étudier toutes les espèces de teignes, j'ai fait des observations, des remarques qui me paraissent jeter du jour sur la teigne dite laveuse, sur le mécanisme de sa formation, sur sa marche, sa durée, sa résistance prolongée et quelquefois opiniâtre aux médications qu'on lui oppose. Avant de les faire connaître , permeltez-raoi de rappeler succinctement les différentes opinions que l'on trouve dans les auteurs relativement au mode de développement , au siège de la teigne faveuse , aux altérations que subit la peau.

L'opinion la plus ancienne , et en même temps la plus répandue, est celle qui admet au début de la maladie, des pustules ou des vésicules dont la rupture serait suivie de l'ulcération du corps réticulaire selon les uns, de la simple dénudation de cette partie suivant les autres. Le liquide sécrété par la peau ainsi dénudée ou ulcérée, donne naissance, en se desséchant, aux croûtes faveuses dont la forme et la régularité ne peuvent en aucune manière être expliquées. Un des auteurs qui ont écrit le plus récemment sur les maladies de la peau, M. le docteur Rayer, avance que la teigne faveuse débute par des pustules dont la déchirure met à nu le corps réticulaire qui ne présente pas d'ulcération. J'ai vu souvent les pustules dont parle M. Rayer; mais dans aucun cas je n'ai observé de favus consécutivement à leur rupture. Je crois que ces pustules appartiennent à une maladie autre que la teigne faveuse : quelquefois elles la compliquent, et on en trouve un plus ou moins grand nombre dans le voisinage des croûtes; mais, je le répète, je ne les ai jamais vues se convertir en favus.

Une autre opinion est celle dé Duncan et d'Under-

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