‹ Études sur les causes, la nature et le traitement de la maladie scrophuleuseChapitre 32 sur 44 · SUR LA TEIGNE FAVEUSE · texte numérisé non relu

SUR LA TEIGNE FAVEUSE

wood, qui placent le sié^je de la teigne dans les racines des cheveux : the roots of liair. Murray a combattu cette opinion par des objections d'une grande force; voici comment il s'exprime : Prà siinplici vilio bulbilli capillorum non possum illam cum clarissinto Duncan agnoscerc. Nam licet et ipse illos in iincâ laborafitibus quùin crines evellorem, solito turgidiores liquida dicto repereriin ; manserat tamen et locis maxime cœteroquin tineâ infuslalis pristinû bulbillorum quoad figuram et colorem integritas , nec aliquid in hiscu arrosuin vel destructum vidi si evulsio cnpillorum, qualiciinque arie, per volsellam vel piccm reliquè perpciatur, fidem expleret, hatid exiguum diclœ hypolhcsi fulcrum subderetur: sed non lollit mahiin absque metn reversionis, etiamsi immane hocce tentamen pluries repetatur.

J'ai vu, comme Murray, que les bulles des poils ne sont pas toujours malades dans la teigne faveuse ; que la maladie peut reparaître, reparaît souvent quoique les cheveux aient été arrachés : j'ajouterai que j'ai eu fréquemment occasion de voir ces bulbes malades sans qu'il se formât de favus. Il existe cependant une connexion intime entre les tubercules faveux et la racine des poils. Mais après avoir partagé pendant quelque temps la manière de voir de Duncan et d'Uuderwood , je suis arrivé à penser aujourd'hui que la lésion des bulbes des poils n'est point primitive, et que ces auteurs ont pris l'effet pour la cause. J'ai beaucoup de raisons de croire que cettelésion des bulbes, lorsqu'elle est primitive, essentielle, constitue la menlagre, maladie que l'on sait être très-dilFcrente de la teigne.

Sauvages a émis une opinion qui diffère beaucoup des deux précédentes. «On ne connaît pas bien, dit-il, le caractère de chaque espèce de teigne. Son siège est dans les glandes sébacées de la peau, où se sépare

RECnERCUES

une matière onctueuse propre à l'adoucir.» Celte opinion de Sauvages fut afiopiée par Murray qui dit : Potiorem sadein mali in foUiculis clicCis pinguedinonis , vol ipso texlu cellttloso, quœrondam arhilror. M. Mahon s'exprime d'une manière bien plus positive; il ne conserve aucun doute sur le siège de la teigne faveuse : c'est une maladie des follicules sébacés.

Je ne puis me rallier enlicrement à cette opinion , et voici en quoi ma manière de voir en diffère. Il existe , comme vous le. savez, dans l'épaisseur de la peau une multitude de petites cavités de forme obloogue, dont le fond, irès-évasé, diminue graduellement d'étendue, pour se terminer par une portion rétrécie que l'on a comparée au goulot d'une bouteille, au sommet duquel se trouve l'orifice. Ces cavités sont fort bien décrites et représentées dans les notes et les planches qui ornent la nouvelle édition de l'Anatomie générale de Bichal dont mon ami, le docteur Blandin, vient d'enrichir la science. On les nomme follicules cutanés. Ils sont de deux sortes : 1° les uns s'ouvrent librement à l'extérieur; l'épiderme s'enfonce dans leur cavité qu'il tapisse dans une étendue plus ou moins grande. Ils sont très-apparens sur la peau qui recouvre le nez, et la disposition de l'épiderme dont je viens de parler, a été manifestement reconnue à la dissection de tumeurs volumineuses. Leur cavité est libre, et parait exclusivement destinée à la sécrétion de la matière sébacée. 2" Les autres renferment le poil et sa membrane. Le bulbe fait une saillie plus ou moins apparente dans leur cavité. La membrane du poil est libre partout, excepté à son origine et à sa terminaison. L'ouverture de ces follicules est traversée par le poil; l'épiderme s'enfonce d'abord dans cette ouverture, dont il abandonne bientôt les parois pour se replier au dessus de la membrane du bulbe, et se por-

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