‹ Études sur les causes, la nature et le traitement de la maladie scrophuleuseChapitre 8 sur 44 · MALADIE SCROPUULEUSE · texte numérisé non relu

MALADIE SCROPUULEUSE

lieu d'élre exceplionnelle , serait générale : elle n'épargnerait que les enfaus qui se livrent à la masturbation, ce qui est lout-à-fait opposé à l'expérience. « Venus soliiaria in junioribus scrofulosorum affecluuni ortum facilitât. «On voit souvent, il est vrai, la puberté exercer une influence avantageuse sur la marche des écrouelies, amener leur guérison. Mais cela n'a pas lieu constamment, à beaucoup près, surtout chez les garçons. Si la sécrétion du sperme s'établit avec la puberté, il n'en est pas de même de son excrétion qui ne commence ordinairement que beaucoup plus lard. L'opinion de Richard Russel qui attribue la guérison des écrouelies à la résorption de cette liqueur, à son mélange avec le sang, s'éloigne beaucoup moins de la vérité que celle de Warlhon. Faire consister toute la puberté dans la sécrétion de la semence , n'est-ce pas prendre une partie pour le tout? Celte époque de la vie est marquée par des changcmens iraporlans dans l'économie tout entière. Le développement des organes génitaux et spécialement des testicules, la sécrétion du sperme doivent être mis au nombre des principaux effets de la puberté; ils n'en sont point la cause. Kortum me paraît avoir pleinement raison lorsqu'il dit : « Morbum puberlalis temporc minui vel prorsus cessare observatur oiiininô, quod verô vix à seminis excrelione, sed potius ab auclo totius corporis robore repeiendum.» pag. 3Ô0. J'ajouterai une remarque qui détruit complètement l'opinion de Warthon. C'est que très-souvent on obtient la guérison des écrouelies bien avant l'époque de la puberté. Je ne terminerai pas ce qui a rapport aux sécrétions sans transcrire quelques lignes de l'ouvrage de Mercurialis intitulé : De viorbù jjueroruiii iractatus. «Cœterum non eslpr.'Elereundumhoc inloco quod scribitur. lib. I. veterinariiB medicina;, cap. 20.

ÉTIOLOGIE. 75

iibi Absirlus el Hierocles tradiderunl jumenta caslrata non lenlari hoc morbo, quod etiam in hominibus observalum est plerumque conlingere, ut scilicet qui carent testibus hoc morbo non lentenlur. » Page 153. Quoique ces assertions ne me paraissent ni vraies, ni même probables, il m'a semblé utile de les faire connaître ici, ne fût-ce que pour constater une divergence complète d'opinion sur le même sujet.

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