‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 19 sur 124 · H* ÉTUDE. — COMTÉ DE KIMOU8KI · texte numérisé non relu

H* ÉTUDE. — COMTÉ DE KIMOU8KI

devant le comité de colonisation de 1862. Dans les antres rangs, le sol est pour la plus grande partie de terre à grain. On y trouve {flusieurs espèces de bois, tel que cèdre, épinette, pin, bouleau, et de superbes érablières ; on trouve aussi le iréne et Forme, mais en petite quantité. Il y a un chemin commencé par le gouvernement qui part du fleuve allant versl'intérieur jusqu'au treizième rang, il est ouvert en grande

J>artie, et un bon nombre de colons ont commencé à défricher es terres qu'il traverse jusqu'à une hauteur de deux lieues de l'église de Notre-Dame. Le terrain traversé par ce chemin, dit M. Lamontagne, conducteur des travaux, est généralement propre à l'agriculture et en grande partie composé de terrain supérieur dans tonte son étendue, c'est-à-dire jusqu'au douzième rang inclusivement. Ces bonnes terres paraissent s'étendre à plusieurs milles de chaque côté du tracé. M. Lamontagne ajoute que déjà un grand nombre de personnes sont allées prendre des lots de terre sur les 7e, 8e et 9e rangs : les lots des 4e, 5e et 6e rangs étant en partie tout pris. Il est constaté que le chiffre de la population a augmenté du double durant les cinq dernières années, de même que la valeur de la propriété foncière.

un petit noyau de colonisation s'est aussi formé sur le chemin Matapédia, sur les bords du lac qui s'y trouve, suivant que je l'ai déjà mentionné. Dans cette localité, qui dépend de la paroisse de Saint-Octave de Métis, il y avait au commencement de l'année 1862, environ 6 à F familles, formant une population totale de 26 personnes, qui possédaient une étendue défrichée de 215 acres et 90 en abattis. Dans le printemps de 1861, il fut ensememencé 192 acres qui produisirent 1,0S0 minots de grains et 705 minots de patates et navets, formant en tout 1,785 minots et environ 64 tonneaux de foin, le tout évalué à $1,317.70. Ces quelques familles possèdent, en outre, 99 têtes de bétail et paraissent être très encouragées de ce premier succès. Le soin de cette mission est dévolu à M. le curé de Saint-Octave de Métis.

D'autres centres de colonisation existent aussi dans les cantons Fleuriau, Neîgette et Macpès.

On compte 9,826 acres de terre possédés dans le canton Fleuriau, dont une partie est occupée par quelques familles qui y résident. M. Lebeï, conducteur des travaux du chemin qui y aboutit, dit qu'il y a plusieurs cents acres d'abattis et que déjà il a été récolté d'abondantes moissons.

Dans le canton Neigette, le nombre d'acres occupés est de 4,133. Cette mission se forme dans la profondeur de la

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paroisae de Sainte-Luce et comprend une partie du canton et des seigneuries Lessard, Lepage et Thivierge. Le chiffre de la population s'élevait à 200 âmes, en 1860. Cotte mission est dc*6ervie par M. le curé de Ste. Luce. La chapelle de St. Donat de rïeigette est située sur le 6e rang, au bord de la rivière Neigettc.

Dans le canton Macpès, on compte 1,290 acres de terre possédés, dont 386 sont défrichés, ayant produit 1,239 minots de grains et patates. La population de ce canton s'élève à 13 familles ou 86 habitants.

M. Lepage rapporte devant le comité de colonisation de 1 862 qu'en général le sol est excellent et susceptible de tous les dégrés de culture dans les divers cantons que nous venons de mentionner. Sur les hauteurs, dit-il, le bois franc prédomine, surtout l'érable; sur les terres plus basses, le bois mou •est le plus commun : tel que l'épinette, le sapin, le cèdre, quelquefois mêlé de merisier, frêne, cormier et aulne.

Quant aux terrains situés en arrière de Fleuriau, Neigette, Macpôs et Duqnesne, ils paraissent être d'un sol très riche, .généralement boisés en bois franc, où l'orme et l'érable dominent. A ce propos, M. Lepage ajoute qu'un grand nombre de colons, attirés par l'excellente qualité du sol, y prennent des terres, malgré qu'elles ne soient pas encore divisées et font des défrichements considérables.

Par une disposition nouvelle du Département des Terres de la Couronne, le tracé actuel du Chemin-Tachô tel qu'il paraît sur la Carte de 1861 a été changé, et ce chemin devra être ouvert quelques milles plus au sud, à travers les belles terres d'orme dont il est ici question.

Un grand nombre de petits lacs existent dans les limites du ^comté. Ils sont très poissonneux pour la majeure partie, -et forment les sources de beaucoup de rivières dont les principales sont: la rivière Eimouski, la Neigette, le Métis, le Eistigouche, le Tartigou, la rivière Blanche, le Matane, lo Grand Méchin et le Grand Capucin. Toutes ces rivières et autres grands eours d'eau, offrent à la plupart des cantons ci-dessus mentionnés de nombreux et précieux pouvoirs d'eau.

La colonisation s'est également bien développée dans les seigneuries, malgré la valeur plus élevée du prix de terres, puisqu'anjourd'hui nous comptons trois antres paroisses nouvelles qui ont surgi durant ces dernières dix années, suivant que le constatent les calendriers de 1851 et 1861. Ces

Saroisses sont celles de Saint-Octave, Saint-Ànaclet et Saint- [athicu, formées par les démembrements de Métis, Eimouski et Saint-Simon, lesquelles nouvelles paroisses commencent la

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