Seign. St. Qiles, dans 3 concessions
(f) Propriété de M. Cusbing, connue sons le nom de mines d' Acton. (J) Propriété de la Compagnie des mines de Mégantic. (*) Propriété de la Compagnie Canadienne-Britanniqie.
prêtre au milieu d'eux, n'ont pas hésité à s'imposer quelques sacrifices à cet effet.
Quant à la partie Nord-Est du canton Broughton, c'està-dire les quatre rangs avoisinant la paroisse de Saint-Frédéric, mentionnés plus haut, il paraîtrait que ce centre de population, au chiffre de 48 familles ou 260 âmes, serait bientôt en mesure de fonder une paroisse nouvelle. Aujourd'hui, cette partie du canton Broughton est desservie par M. le Curé de Saint-Frédéric ; et il n y a pas encore de chapelle d'établie.
La population totale du canton Broughton s'élève aujourd'hui à 264 familles ou 1,689 habitants, dont 1,426 sont d'origine canadienne-française. En 1851, on comptait dans l'endroit 97 familles ou 612 personnes, dont la moitié seulement appartenait à l'origine canadienne-française. C'est donc une augmentation de 1,077 âmes en dix ans.
A cette même époque de 1851 on remarquait 93 personnes d'origine irlandaise ; aujourd'hui il n'y en a plus que 57 établies dans l'endroit. Des 9 personnes venues des Etats- Unis, il ne s'en trouve plus qu'une seule ; il en est de même des autres nationalités étrangères à la race française ; de sorte que le surplus de population constaté dans le recensement de 1861 est tout au profit de l'origine canadienne-française.
Les défrichements s'élevaient à 2,006 acres, en 1851, ayant produit 5,612 minots de grains et 4,921 minots de patates et navets, formant en tout 10,533 minots. Aujourd'hui, le nombre d'acres mis en état de culture s'élève à 6,761 acres, qui ont donné 27,402 minots de grains et 22,002 minots de patates et navets, en 1860, formant en tout 49,404 minots et 1,014 tonneaux de foin. Ces magnifiques résultats établissent un surplus de 4,755 acres de terre neuve et de 38,871 minots de grains et patates, outre le foin et les pâturages.
La valeur de la propriété foncière de Broughton s'élève à $150,041.
11 n'y a qu'une seule école dans le moment, fréquentée par 35 enfants.
Thetford. — Il ne nous reste plus que ce centre de colonisation à considérer dans le comte. Le canton Thetford est situé à l'ouest de Broughton, entre Leeds et Adstock. Il renfermait, en 1851, environ 18 familles composées de 75 âmes, dont 18 seulement étaient d'origine canadiennefrançaise, 22 d'origine irlandaise, et le reste de la population né dans le pays. Le recensement de 1861 place la population
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an chiffre de 50 familles on 282 âmes, dont 140 sont d'origine canadienne-française et 142 d'origine britannique.
Le même recensement constate que les . 22 personnes d'origine irlandaise établies dans le canton Thetford, en 1851, ont disparu pour faire place à 45 nouveaux-venus d'origine écossaise. Au milieu de ce mouvement de va-et-vient, la population canadienne-française est demeurée stable et s'est activement développée, comme on vient de le voir.
Les progrès du défrichement et des produits du sol ont été également assez satisfaisants. Il y a dix ans, on comptait 145 acres défriches dans le canton ayant produit 671 minots de grains et 1,665 minots de patates et navets, en tout 2,336 minots et 24 bottes de foin. Le recensement de 1861 porte la quantité du défrichement à 1,008 acres en culture, qui ont produit 5,886 minots de grains et 6,668 minots de patates et navets, formant en tout 12,554 minots et 162 tonneaux de foin.
Ces données témoignent un surplus de 863 acres de terre en culture et de 10,218 minots de grains et patates, outre le foin.
Il n'y a pas encore de chapelle construite dans le canton Thetford ; cette mission est desservie par M. le curé de Saint* Pierre de Broughton.
Quant au canton Colraine, qui a voisine le lac Saint* François, et dans lequel se trouvent plusieurs lacs et rivières, il est peu habité, quoiqu'en partie arpenté. Malgré que mes informations sur ce canton soient peu développées, je comprends qu'il y a quelques établissements qui sont sous les soins de M. le Curé de St. Vital de Lambton.
Par les statistiques que nous venons de voir touchant les cantons composant le comté de Mégantic, on peut conclure oue la colonisation a fait de rapides progrès, surtout là oh 1 on a pu atteindre facilement. M. John Hume, de Leeds, homme d'une grande intelligence, dit que la population du comté, d'après le dernier recensement, est près de quatre fois
{>lu8 considérable qu'elle ne l'était il y a 17 ans, sans compter 'augmentation naturelle. Il ajoute que cet accroissement provient presqu'exclusivement du surpins de population des vieilles paroisses canadiennes. " Vous apprendrez également avec plaisir, continue de dire ce monsieur, que le bien-être des habitants s'est accru en égale proportion avec la population. Ayant été commissaire du recensement du comté en 1851 et 1861, je suis en état de dire, après une étude réfléchie, que chaque agriculteur du comté a récolté en 1860 le double de ce qu'il avait fait en 1851 ; autant que j'ai pu m'en former
une idée, la proportion est la même ponr le bétail et les travaux exécutés sur la terre. Un grand nombre des colons qui vinrent s'établir dans le comte, dit-il, n'avaient presque pas de ressources."
Il n'y a pas encore de Sociétés de Secours établies dans le comté, quoique plusieurs personnes bien pensantes expriment que ce serait une chose extrêmement salutaire pour le colon, à son arrivée dans la forêt, de recevoir quelque secours" ponr l'ensemencement de ses premiers défrichements.