ÉTUDE.— COMTÉ DE BEÀUGE. HT
H n'y a pas encore de chapelle construite dans le canton Jersey ; les habitants de cette localité se rendent à Saint-Corne, lorsqu'il y a mission.
Marlow. — Le canton Marlow renferme aujourd'hui un* population de 6 familles ou 29 habitants, tous d'origine britannique. H y a dix ans, le nombre des familles était ae S ou 23 habitants, dont une seule personne était d'origine canadienne-française, laquelle a disparue de l'endroit depuis ; c'est donc une augmentation d'une famille ou 7 personnes, en dix ans. Ce petit groupe, qui est catholique, à l'exception d'une famille, est desservie par M. le Curé de Saint-George, ainsi que la population catholique de Jersey. On y possède 194 acres défrichés, mis en état de culture, lesquels ont
Srodnit 115 minots d'orge, 18 minots de pois, 273 minots 'avoine et 275 minots de patates, en 1860, en tout 681 minots et 58 tonneaux de foin.
Rixborcmgh. — Le canton Rixborough, situé sur la ligne de la frontière, ne renferme aucun colon. La famille canadienne qui s'y trouvait fixée, en 1851, a disparue de l'endroit depnis lors. Nul doute qu'aussitôt que le chemin nouveau dont j'ai
Sarlé il y a un instant aura été ouvert, la colonisation prendra e l'essor dans ce canton comme dans ceux environnants.
Qayhurst. — Au nord de Rixborough se trouve* le nouveau eanton Gayhurst, de forme diagonale, ayant dix rangs de hauteur, et arrosé par plusieurs branches de rivières oui rendent son soi très fertile. Il y a dans l'endroit 18 familles ou 70 personnes, toutes d origine canadienne-française, lesquelles possèdent 351 acres défrichés qui ont produit 2,189 minots de grains et 1,955. minots de patates, en 1860, formant en tont 4,141 minots et 87 tonneaux de foin.
Une route est ouverte, qui part du chemin Lambton et traverse les cantons Aylrner et Gayhurst, laquelle 6uit dans ce dernier canton le cours d'une petite rivière qui renferme un grand nombre de belles places pour y construire des moulins. M. Dallaire, conducteur des travaux, dit que ce chemin traverse généralement un terrain couvert de bois mou, mais dont les terres sont bonnes. A quelque distance du chemin, le terrain s'élève /couvert d'un beau bois franc qui embrasse le reste du canton. Ce noyau de population est desservie par M. le Curé de Saint-Vital, dans une maison particulière, tante de chapelle.
JDortet. — Vient ensuite le canton Dorset, dans leqnel fl ne réside qu'une seule famille, composée de 8 personnes, d'origine canadienne-française. Cette courageuse famille possède un lot de terre de 200 acres dont 7 seulement sont défrichés, ayant produit 45 minots d'orge, 80 minots d'avoine et 85 minots de patates, en 1860, formant en tout 210 minots. On pourra se taire une idée de la fertilité du sol, en remarquant que l'orge est le produit d'un acre ensemencé, et l'avoine celui 4e quatre acres.
Si la colonisation de ce canton est enoore .pnlle, à l'heure qu'il est, cela est dû à cette fatale législation d'autrefois, qui accordait en bloc des cantons entiers à des particuliers.
Il en est ainsi du canton qui nous occupe ; il est la propriété exclusive d'une personne de Québec, qui demande
Îour ses terres $2 à $3 par acre suivant que le constate M. J. tignell, de Lambton, devant le comité de colonisation de 1862. A ces conditions, on verra longtemps ce quarré de 10 milles rester un obstacle aux développements de la colonisation de l'endroit, quand tout autour ae ce canton règne l'activité du défrichement et de la mise en valeur des terres de la couronne qui, bientôt, formeront des paroisses d'heureux habitants qui apporteront an pays leurs parts de profits et d'intelligence.
M. Ls. Labrecque, conducteur du chemin conduisant au canton Dorset, dit que c'est un très beau canton et que le terrain est même supérieur à celui du canton Forsyth, qui l'a voisine. Ce chemin, ouvert par le gouvernement, part du chemin Lambton, dans Forsyth, et va rejoindre le chemin da Dorset, ouvert par le propriétaire du canton. Dans la partie du chemin qui se trouve dans Forsyth, M. Labrecque dit qu'il existe deux pouvoir d'eau, sur l'un desquels il y a ua moulin à scie, et que plusieurs colons se sont établis le long de ce chemin. Il ajoute que la propriété a doublée de valeur depuis ces dernières années.
Shenley. — Le canton Shenley joint, & l'Est, le canton Dorset que nons venons de voir. Les quatre premiers rangs de Shenley et quelques lots épars ça et la appartiennent aussi à un particulier. La colonisation de ce canton, qui ne fait
ue commencer à s'ouvrir, progresse admirablement bien.
n compte déjà 46 familles ou 242 habitants, d'origine canadienne-française, établis sur les terres appartenant à la couronne, lesquels possèdent 4,373 acres dont 498 sont défrichés et cultivés. Il fut ensemencé 300 acres, en 1860, qui produisirent 4,369 minots de grains et 2,791 minots de
m* ÉTUDE.— COMTÉ DB BEÀUOX. 119
Îatates, formant en tout 7,160 minots et 30 tonneaux de foin. 1 est constaté que l'orge a produit 22 è minots, et les patates 164 minots, par acre. Le bétail, au nombre de 225 têtes, est évalué à $2,498. La valeur des défrichements ou terres des colons est estimée déjà à $14,957.
Un chemin traverse ce canton, partant du chemin Lambton, qui commence sur le lot No. 20 du 7e rang de Forsyth et qui se termine à l'extrémité ouest de la ligne qui divise le rang double de Shenley, telle que tirée par M. l'arpenteur Gagnon, il y a quelques années ; de ce point le chemin nouveau se prolonge, en suivant cette ligne comme chemin de front,
^squ'à la ligne qui divise les 4e et 5e rangs de ce canton. . Blouin, conducteur des travaux de ce chemin, dit que ce canton possède un sol très fertile, et qu'on y voit beaucoup de beaux bois francs, de très belles sucreries, et du bois de construction. Il existe sur ce chemin un pouvoir d'eau considérable sur lequel on a déjà construit un moulin à farine et un moulin à scie.
On parle d'y bâtir bientôt une chapelle. Cette population est desservie par M. le Curé de Saint-JEvariste.
Tring. — Au nord de Shenley, se trouve le canton Tring, qui renferme aujourd'hui deux paroisses : Saint-Victor et Saint-Ephrem. La première de ces paroisses possède depuis assez longtemps le précieux avantage d'avoir un prêtre résident, qui est aussi chargé de la desserte des habitants de la nouvelle paroisse de Saint-Ephrem, laquelle comprend les 6e, 7e, 8e, 9e, 10e et lie rangs de Tring. La chapelle de cette dernière mission est construite sur le 8e rang, et la •population de ce centre s'élevait à 550 âmes, en 1860.
11 y a dix ans, on comptait dans les deux paroisses susmentionnées 180 familles ou 1,173 habitants, tous d'origine canadienne-française; à l'exception de deux personnes, lesquels possédaient 4,084 acres de terre en état de culture ni avaient produit 14,109 minots de grains et 7,120 minots e patates, en tout 31,229 minots et 676 tonneaux de foin. Le recensement de 1861 accuse une population de 330 familles ou 2,077 habitants, tous canadiens-français, lesquels possèdent 9,723 acres de terre en culture, qui ont produit 53,148 minotsde grains et 26,623 minots de patates, formant en tout 79,771 minots et 1,722 tonneaux de foin.
Ces encourageantes statistiques démontrent donc 5,639 acres de terre nouvelle et 48,542 minots de grains et patates d'augmentation depuis dix ans, dans ce seul canton ; à part les-
pâturages et le foin, dont la récolte pour ce dernier article 8 presque triplé durant cette même époque.
La valeur de la propriété foncière est estimée dans le recensement de 1861 à $161,440, et celle du bétail, à $22,853. Le seul produit de la fabrication du sucre d'érable, s'élèvant à 96,475 lb., a donné à cette population un revenu d'environ $7,718.
Plusieurs petites rivières sillonnent la contrée, entr'autres la rivière du Bras, large d'environ 100 pieds, qui passe au 4e rang, et celle du Bras-Ouest qui traverse le même canton, au 8e rang.
Plusieurs chemins mènent aux terres à coloniser, entr'autres le chemin de Tring qui part de celui de Lambton, en traversant les cantons de Tring, Broughton, Thetford, Leeds, In vorness et partie de Nelson, jusqu'au chemin de fer. De magnifiques pouvoirs d'eau sont très nombreux dans le voisinage immédiat de ce chemin, dans chacun des cantons qu'il traverse. Il est impossible d'en préciser le nombre, mais on peut mettre en première ligne les Chûtes Bouges du Bécanconr et les chutes de Palmer, dans Nelson ; celle de Glenloyd sur la rivière de la Tamise, et les rapides de la même rivière qui excèdent un mille de long, dans Inverness. Ce chemin offre, comme l'on voit, une communication facile et courte entre les établissements situés aux environs du chemin de fer de Québec et ceux des alentours du chemin Lambton, lequel est destiné à porter au cœur des cantons intermédiaires le surplus des populations comme les bienfaits de l'agriculture et de l'industrie. M. Lloyd, conducteur des travaux de ce chemin, disait dans l'un de ses rapports que la population le long de ce chemin s'était de beaucoup augmentée et que le but principal de l'ouverture de ce chemin avait été de procurer aux cantons ci-dessus nommés une vt)ie facile entre ces localités et Québec, et aussi de favoriser les établissements nouveaux qui surgiraient dans les cantons Thetford et Broughton, lesquels renferment de très grandes étendues de terrains encore vacants. La longueur de ce chemin est d'environ 40 milles ; il traverse le chemin Gosford, dans Leeds, et le chemin Craig, dans Nelson.
L'autre chemin important est celui de Lambton qui, eu 1842, ne comptait pas encore une seule habitation à l'exception des cinq ou six établissements commencés dans le canton Tring. Aujourd'hui il n'en est pas ainsi ; puisque les cantons colonisés à la suite de l'ouverture de ce chemin forment la
m? ÉTUDE.-^COMTÉ DE BKAUCK» 121
pins importante partie du comté, en tant qu'il s'agit des terres de la couronne/
Ainsi, rien ne démontre plus à l'évidence l'importance des chemins que les résultats qui ont suivi l'ouverture des routes en question.
On compte quatre écoles en opération dans Saint- Victor, fréquentées par 209 enfants ; et trois écoles dans la nouvelle municipalité de Saint-Ephrem, instruisant 121 élèves.
Adsiock, — A l'ouest de Tring se rencontre le nouveau canton Àdstock, dans lequel sont établies 8 familles, formant en tout 58 âmes. Ces quelques familles sont d'origine canadienne-française, et possèdent entr'elles 33 acres de terre défrichés sur 650 possèdes, lesquels défrichements ont produit 290 minots d'orge, 8 minots de pois, 20 minots de blé-d'Inde et 625 minots de légumes, en 1860. Il y a plusieurs chemins rojetés qui sont destinés à traverser les cantons situés entre es chemins Gosford et Làmbton, mais j'ignore 6'il en existe même un seul dans le canton qui nous occupe. Dans cette alternative je crois utile de rappeler ici l'opinion de M. Proulx, de Saint-François, qui suggère l'apropos d'ouvrir un chemin de 8 à 10 milles, qui partirait de la chapelle de Saint-Ephrem, au 8e rang de Tring, et traverserait le reste de ce canton et celui Adstock jusqu'au lac Saint-François, qui sert de limite ouest à ce dernier canton. Cette population est desservie par M. le Cnré de Saint-Evariste aihsi que la famille établie dans le canton Dorset; il n'y a de chapelle ni dans l'un ni dans l'autre de ces cantons.
Price. — De l'autre côté du Lac Saint-François, à l'ouest, se trouve le canton Price, dans lequel sont établies quelques familles. Ce canton n'a presque pas reçu de développements depuis dix ans. En 1851, on y comptait 5 familles ou 42 âmes, possédant 70 acres de terre défrichés qui avaient
Î>roduit 641 minots de grains et patates, et 11 tonneaux de bin. Aujourd'hui la population ne s'élève encore qu'à 9 familles ou 50 âmes, possédant 244 acres défrichés ayant produit 2,257 minots de grains et patates, et 30 tonneaux de foin.
Ces maigres développements attestent, une fois de plus, combien il serait urgent de veiller à l'organisation et aux
Srogrès des nouveaux centres de colonisation qui se produisent e temps à autres, alin aue par notre intervention ces centres se développassent plus efficacement. Cette démarche* de notre
122 COLONISATION DU JIA&OAXADA.
Îtart, aurait aussi pour résultat certain, de créer une émuation plus active parmis les colons, puisqu'ils verraient dans cette conduite généreuse le grand principe de la morale chrétienne mis en pratique : celui d'Aiaer le jPauvre !
Pour atteindre ce but, il faudrait donc que chaque comté eût ses Sociétés do Secours, afin d'aider pécuniairement ceux qui auraient besoin d'aide pour r ensemencement de leurs terres, etc. Cette Société serait en outre l' Ange-Gardien du colon, puisqu'elle serait la voie intermédiaire entre lui et le gouvernement pour obtenir en sa faveur l'ouverture des routes devenues nécessaires aux besoins de la localité. Il est raisonnable de croire que s'il en eût été ainsi de ce canton, sa colonisation serait aujourd'hui dans une phase plu* encourageante pour les familles qui s'y trouvent, et plus profitable au pays.
Ce petit noyau de population est desservie par M. le curé de Saint- Vital.
Lambton. — Après avoir traversé de nouveau le lac Saint- François, à l'Est, nous nous trouvons dans le canton Lambton, le centre de la colonisation canadienne-française commencée il y a dix-huit ans. Ce canton renferme un village populeux situé sur le penchant d'une colline qui descend vers le lac Du point où est placée la Chapelle, la vue domine sur cette magnifique nappe d'eau, qui se dérouîp sur une longueur de 21 milles jusqu'au pied d'une longiie et haute montagne qu'on appelle le Morne, et d'où les eaux du lac s'échappent par un canal étroit pour tomber dans le lac Aylmer, oui se trouve à 7 ou 8 milles plus à l'ouest, et de là forment la rivière Saiut-François.
La beauté du site de ce canton, ainsi que la fertilité de son sol, ont puissamment contribué au développement de cette paroisse, qui a pour vocable Saint-Vital.
Suivant que je l'ai déjà exprimé, rien ne confirme davantage la vérité du changement qui s'opère dans la colonisation d'un centre quelconque, comme la vue d'une Chapelle et d'une maison d'habitation pour le Prêtre ; premiers objets qui frappent la vue du voyageur et réjouit l'âme !
La paroisse de Saint-Vital possède tous ces avantages.
Ce canton, qui renfermait 25 âmes en 1844, contenait déjà 558 habitants en 1851, tous d'origine canadienne-française! lesquels possédaient 2,037 acres de terre en culture ayant produit 7,416 minots de grains et 7,878 minots de patates et navets, formant en tout 15,294 minots et 296 tonneaux de
m9 ÉTtTDB. — COMTÉ DB HEAUOE. 125
foin. Aujourd'hui, le chiffre de la population s'élève à 89 familles ou 880 habitants, tous canadiens-français, possédant 3,843 acres en culture qui ont produit 30,111. minets de grain et 14,038 minots de patates, en 1860, formant en tout 44,149 minots et 573 tonneaux de foin. On pourra se convaincre davantage de la fertilité des terres de 6aint- Vital de Lambton, en consultant les pages du recensement de 1861 qui constatent que le blé a produit 19 minots, l'orge 21 minots, l'avoine 2& minots, et les patates 176 minots par acre. La propriété foncière est évaluée à $142,800, et celle du bétail à $65,315,
Dans les produits de l'industrie et de la ferme figurent le sucre, au chiffre de 27,540 lb. et le beurre pour 10,800 lb., le tout évalué à $3t607.2Q.
Comme l'observe si judicieusement le rédacteur du Rapport sur les missions du Diocèse de Québec, il est pénible de voir un si grand nombre de familles perdre leur temps sur des emplacements, surtout à la campagne, tandis qu'elles pourraient se mettre à l'aise en .cultivant pour leur propre compte. En effet, il ne s'agirait pour le plus grand nombre que d'avoir un pen de courage et de persévérance pour obtenir cette aisance dont il est question, et qu'elles n obtiendront jamais en vivant au jour le jour dans le service des, autres.
Cette éternelle vérité ne saurait être trop souvent répétée et présentée à la considération des parents, a la campagne, qui se plaignent de ne pouvoir établir leurs enfants, tandis que la chose «serait *i facile, si . on savait profiter des avantages qu'offre aujourd'hui le gouvernement pour l'établissement des terres de la couronne. Ces réflexions me sont suggérées par les heureux développements de cette nouvelle paroisse, que je livre à la réflexion des lecteurs.
H existe deux écoles, fréquentées par 121 enfants, qui font de rapides progrès.
^ Aylmer. — De Lambton au canton Aylmer, il n'y a pour ainsi dire qu'un pas à faire. Ces deux cantons ne sont séparés que par le chemin Lambton, qui profite également à l'un comme à l'autre.
Le canton Aylmer à 8 rangs d'étendue et il est presque aux trois quarts établis ; les cinq premiers rangs sont occupes : il y a même des établissements très avancés dans les 6e et 7e rangs. Encore ici, la colonisation a fait de très rapides progrès, surtout durant ces dernières dix années.
En 1851, on comptait dans l'endroit 50 familles ou 264 âmes, d'origine canadienne-française, possédant 527 acres de
terres défrichés qni avaient produit 2,815 minots de grains et 3,100 minots de patates, formant en tout 5,915 minots et 26 tonneaux de foin. Aujourd'hui, la population s'élève à 140 familles ou 865 habitants, tous canadiens-français, possédant 4,353 acres en état de culture, ayant produit 33,068 minots de grains et 5,527 minots de patates, en 1860, formant en tout 38,595 minots et 548 tonneaux de foin.
Ces développements étonnants attestent combien les cantons de l'Est offrent de garanties de prospérité et de richesse à ceux qui veulent en profiter, lesquelles sont bien propres à encourager les persohnes qui ne possèdent point de propriété à faire toute espèce d'efforts pour s'emparer d'un lot de terre et s'y établir. Pour mieux convaincre les lecteurs de l'exactitude de cet avancé, je vais mettre sous leurs yeux le tableau des richesses et des bénéfices réalisés durant l'année 1860, par ces intrépides familles, — bénéfices que d'autres peuvent faire comme elles. C'est dans le recensement de 1861 que je puise mes renseignements.
La propriété foncière du canton Aylmer est estimée pour une valeur de $114,030 ;
Les instruments d'agriculture à $5,448 ;
Le revenu des jardins à $1,627 ;
Les récoltes, — qui ont donné 449 minots de blé, 8,132 minots d'orge, 8,585 minots de seigle, 1,204 minots de pois, 11,581 minots d'avoine, 3,117 minots de sarrazin, 5.527 minots de patates et 548 tonneaux de foin, — sont évaluées à $25,263,97 ;
Les produits de l'industrie, — comprenant 42,500 lb. de sucre d'érable, 20,625 lb. de beurre, 1,919 lb. de laine, 946 aunes d'étoffe foulée, 1,074 aunes de flanelle, 1,525 aunes de toile et 940 lb. de filasse, — offrent une valeur de $8,619,11 ;
Le bétail, au chiffre de 1,423 têtes, est évalué à $26,299, et les voitures d'agrément, au nombre de 123, à $2,605 ;
Formant une valeur totale de $183,892.08, égale à environ $1,314 par famille ou $212.50 par tôte, repartie sur toute la population.
Comme le travail que nécessite ces sortes de calculs ne me permet pas d'en offrir souvent, je laisse aux lecteurs le soin de les faire eux-mêmes de temps à autre. Ils y puiseront une connaissance exacte des avantages qu'offre la colonisation
Îuand l'énergie et l'amour du travail président à l'œuvre, e ne saurais trop les engager à lire à ce sujet la magnifique histoire de Jean jRivard ou le Défricheur Canadien, par A. Gérin-Lajoie, écr., publiée dans les " Soirées Canadiennes "
III* ÉTUDE. — COMTÉ DE BïAUCB* 125
de 1862. Ils y trouveraient là des réflexion» ou données d'une vérité saisissante, bien propres à éclairer ou déterminer les personnes encore indécises à s'établir sur des terres nouvelles, pouvant le faire.
Pour revenir aux habitants du canton Aylmèr, il est constaté dans le rapport du Surintendant de l'Education de 1861, que l'éducation est en grande faveur chez eux, et que déjà il y a trois écoles qui fonctionnent très bien.
Cette mission renferme une chapelle et nn presbytère, et elle est desservie par M. le Curé de Saint- Vital.
Fvrxyth. — Vient enfin le dernier centre de colonisation qui reste à considérer dans les limites du comté : celui de Saint- Evariste, canton Forsyth. Cette nouvelle paroisse renferme une Chapelle et un presbytère, qui vient d'être terminé, et jouit depuis quelques années de la résidence d'un prêtre.
Cet endroit renfermait, en 1851, une. population de 67 familles ou 390 âmes, d'origine canadienne-française, possédant 1,268 acres de terre défrichés qui avaient produit 4,490 minots de grains et 2,879 minots de patates et navets, en tout 7,369 minots et 129 tonneaux de foin. Le recensement de 1861 porte la population à 106 familles ou 677 habitants, tous d'origine canadienne-française à l'exception de quatre personnes, possédant 2,955 acres en culture ayant produit 7,404 minots de grains et 5,196 minots de patates, formant tn tout 12,600 minots et 347 tonneaux de foin.
La valeur de la propriété foncière de Saint-Evari&te s'élève à $57,755 ; les instruments d'agriculture à $766, et celle du bétail à $11,321.
Dans les divers cantons que nous venons d'étudier, les
collines sont presque toutes à pente douce, composées à peu
d'exceptions près d'un sol marneux d'une grande richesse
quoique rocheux, couvert d'un bois franc de bonne qualité ;
les vallées des rivières qui serpentent à travers tous ces
cantons sont d'un riche terrain d'aluvion, le meilleur que l'on
puisse ' désirer, dit M. Bertrand, ci-devant conducteur des
travaux du chemin de Lambton. Il existe dans chacun de
ces cantons des pouvoirs d'eau suffisants pour faire mouvoir
des moulins à farine et à scie, pour les besoins des localités, et
le bois est de haute futaie pouvant se classer comme suit dans
l'ordre de qualité : érable, bouleau, épinette, sapin, cèdre,
hêtre, pruche, pin, orme, charme, frêne et tremble. H
existe, parait-il, ae la pierre à chaux en grande quantité dans
le canton Tring.
Le savant écrivain français, M. Rameau, disait, — à la suite de son excursion dans les cantons du sud,— -que le canton Forsyth offrait des cultures multipliées et un aspect d'aisance et de bon travail rares ; il notait avec plaisir la présence de jolis jardins plantés de légumes et de fleurs, et même d'arbres fruitiers, qui donnent aux habitations, ce charme particulier que la verdure si douce et si éloquente sait offrir, et qui révèle le soin du maître comme l'amour du chez soi.
Il n'y a pas encore de Sociétés de Secours dans les limites du comté.
XII— Comté de Méyantlc. i
La population de ce comté s'élève à 17,889 habitants, dont 11,161 personnes sont d'origine canadienne-française. Ces familles possèdent 259,178 acres de terre, dont 86,108 acres «ont en état de culture, laissant par conséquent 173,065 acres en bois debout, pour les besoins futurs des fermes et de leur agrandissement.
Il ne reste guère plus que les cantons Broughton, Thetford et Colraine à coloniser dans les limites de ce comté, pouvant former environ 80,000 acres, dont la moitié, cependant, doit être regardée 'comme impropre à la culture. Parmis les cantons déjà anciens et bien établis, se trouve* le canton Ireland qui renferme environ 25,000 acres encore disponibles, dont 20,000 sont propres à la colonisation ; les terres appartenant au gouvernement qui restent dans les cantons Leeds, Inverness, Nelson, Halifax et Somerset, pouvant former environ 12,600 acres, sont presque toutes impropres à la culture. John Hume, écr., demeurant à Leeds, est 1 agent local pour la vente de ces terres.
Il y a bien aussi 44,000 acres de terres disponibles pour la colonisation, dans les cantons Halifax, Inverness, Ireland et Leeds, mais ces terres appartiennent à des grands propriétaires qui exigent de deux à quatre piastres l'acre ; si j'y fais allusion, c'est seulement pour attirer l'attention des personnes qui voudraient coloniser, afin de les mettre sur leur garde.
Pour favoriser la colonisation des terres incultes, le
fçouvorneinent a octroyé $11,800 qui ont été dépensés dans es limites du comté, depuis 1854, pour ouvrir des routes ou parachever celles déjà en voie d'ouverture.
m* ETUDE. — COMTÉ DE MÉGÀtfTIC. 127
Les récoltes du comté, en 1860, se sont élevées à 862,388 minois de grains et patates, évalués à $478,803.14 ; les produits de rindustrie sont portés à $110,810.63 ; et ceux des jardins et vergers à $6,077.
Les 37,373 pièces de bétail qu'il y a dans le comté valent $495,617 ; et les voitures d'agrément, au nombre de 1,921, sont évaluées à $28,632.
La valeur de la propriété foncière est estimée à $2,000,445 ; et celle des instruments d'agriculture à $84,871.
Formant une richesse totale de $3,205,255.77.
Ce sont surtout les cantons d'Halifax, Somerset, Inverness, Leeds et Bronghton qui ont offert les plus grands développements durant ces dernières dix années, tant 60U6 le rapport de la population que des produits agricoles, comme nous allons le voir.
JSTelsan. — Le premier centre qui s'offre à notre appréciation est le canton Nelson, qui ne contenait, que 64 familles ou 471 âmes, en 1851, dont 203 habitants étaient canadiens-français ; aujourd'hui, le chiffre de la population s'élève à 167 familles ou 1,078 âmes, dont 706 appartiennent à l'origine canadiennefrançaise.
Les défrichements qui s'élevaient à 1,332 acres, il y a dix ans, s'élèvent aujourd'hui à 4,110 acres, ayant produit 20,568 minots de grains et 26,154 minots de patates et navets, en 1860, formant en tout 46,722 minots et 472 tonneaux de foin.-
La râleur de la propriété foncière, qui augmente d'année en année, s'élevait a la somme de $89,555.
Partant du pont du chemin de fer, qui passe dans le 5e rang, le terrain est plat et savanneux durant l'espace de quatre milles; cependant le sol serait passablement bon s'il était égouté, vu que le sous-sol est de gravier glaiseux et couvert de terre noire végétale. Les bois sont l'épinette blanche et rouge, avec du pin sur les hauteurs, de l'orme et du frêne. On trouve d'excellente pierre à chaux dans le 14e rang de Nelson. Il y a aussi plusieurs pouvoirs d'eau très importante, sur l'un desquels il a été construit un moulin à scie, il y a quelques années, pour y manufacturer des madriers pour le marché de Québec, lequel donne de l'emploi à 25 ou 30 chefs de famille.
Le principal chemin de colonisation allant à travers les terres disponibles est celui dont j'ai déjà parlé, qui, partant du canton Nelson, traverse ceux d'Inverness, Leeds, Thetford,
Broughton et Tring, jusqu'au Chemin Lambton, mettant en communication les populations des deux comtés de Mégantic et de Beauce. Ce chemin est ouvert dans tonte sa longueur, qui est de 42 milles ; mais il n'est pas complètement parachevé, parait-il.
C'est au 7o rang de Nelson, dans le lieu communément appelé le S au lt -Rouge, que se trouvent établis les canadiensfrançais, groupés autour d'une humble chapelle qu'ils viennent de construire, placée sous le vocable de Sainte Anastasie. Il y a deux écoles fréquentées par 72 enfants ; l'une franco canadienne et l'autre anglaise. La population catholique de Sain te- Anastasie est desservie par M. le curé de Sainte-Julie.
Somerset. — Sur la même ligne, au sud-onest, se trouve le canton Somerset qui renferme deux paroisses : Sainte-Julie et Saint-Calixte.
La paroisse de Sainte-Julie comprend une étendue de territoire d'environ 5 milles de front sur une profondeur de 7 milles et demi. Il y a une assez belle église en bois, de 110 pieds de longueur sur 45 pieds de largeur, mais qui n'est pas encore finie. La colonisation a fait de rapides progrès à Sainte- Julie, surtout depuis qu'il y à un prêtre résident ; c'est-à-dire depuis 1854. La bonne qualité du sol de ce canton va en faire indubitablement une des paroisses les plus florissantes de l'endroit. Je ne puis offrir aucunes statistiques de 1851 sur cette nouvelle paroisse: les récenseurs ayant réunis les calculs des deux paroisses précitées dans une seule et même colonne. Cependant, on voit par le rapport sur les Missions du diocèse ae Québec pour 1859, qu en 1853 on comptait dans la paroisse de Sainte-Julie, — alors desservie par M. le Curé de Saint-Calixte, — environ 180 familles ou 1,100 âmes.
L'autre paroisse, celle de Saint-Calixte, comprend un territoire de figure irrégulière contenant 176 lots et partie de l'augmentation de Somerset.. 'L'église de cette paroisse est construite près des bords de la rivière Blanche, utile et charmant petit cours d'eau qui murmure sans cesse dans les cercles qu'il décrit à travers la forêt avant que d'aller se perdre dans la rivière B« canconr.
Les progrès du défrichement et de l'agriculture sont aussi très marquants. Voici, d'ailleurs, les statistiques parallèles qu'offrent les recensements de 1851 et 1861, touchant les deux paroisses réunies de Sainte-Julie et Saint-Calixte de Somerset.
m6 ÉTTTDE. — COMTÉ DE MÊGANTIC. 129
Il y a dix ans, on comptait dans le canton Somerset 306 familles ou 2,292 habitants d'origine canadienne-française, à l'exception de 23 personnes, possédant 6,099 acres de terre en état de culture qui avaient produit 27,693 minots de grains et 21,038 minots de patates, formant en tout 48,731 minots» Aujourd'hui, le recensement de 1861 constate que la population s'élève à 433 familles ou 3,996 âmes, toutes d origine canadienne-française, à l'exception de 195 personnes àpparte»» nant aux autres origines : ces dernières étant presque toutes nées dans le pays. Cette population possède 15,312 acres- en cnlture, qui ont produit 163,994 minots et 1,795 tonneaux dé foin.
Par ces chiffres, il appert donc aue la population a augmenté de 1,704 âmes.; que les défrichements ont aussi augmenté de 9,213 acres ; de même que les produit?, agricoles qui comptent pour 115,263 minots de plus qu'en
Outre les développements matériels et sociaux, il y a encore ceux intellectuels qui sont dignes d'être mentionnés. Six écoles fréquentées par 240 élèves, dont une est classée comme école-modèle, sont ouvertes dans la nouvelle paroisse de Sainte-Julie ; et six écoles primaires, une école-modèle, et un couvent enseignant à 71 élèves, en tout huit institutions instruisant 385 enfants, dans celle de Saint-Calixte : formant tm total de 14 institutions donnant l'instruction à 625 enfants, dans les deux paroisses ci-dessus mentionnées.
Il n'est pas sansf intérêt de rappeler ici l'époque où fut abattu le premier arbre dans le canton Somerset. Rensei^ gnement que j'emprunte d'un intéressant écrit dû à la plume féconde et facile de M. l'abbé Chsv Trudelle (1).
" Dans l'automne de 1835, un habitant, natif de la Baiedu-Febvre, J. B. Lafond, uu sac de provisions sur le dos et la hache a l'épaule, partit avec u*i de ses fils de Bulstrode, où il demeurait alors, pour chercher un autre établissement.
fl) M. l'abbé Trudelle est un apôtre ardent de la colonisation, et comme ses anciens confrères des cantons de l'Est de 1851, il ne s'appartient pas. Son amour pour le pays étant sans borne, c'est pourquoi il cherche tant à lni assurer, pour sa part, la splendeur que seule' la colonisation est appelée à lui donner permanerament. Les pages si bien inspirées de M. l'abbé Trudelle sur les commencements des Bois- Francs ou cantons de l'Esrt, insérées dans le Foyer Canadien, livraisons de Janvier et Février, 1863, méritant d'être lues et appréciées comme tout ce qui est iméré* dhns cette nouvelle publication de littérature nationale.
fr
u Après avoir traversé Stanfold, il s'arrêta sur lo 30e lot du 8c rang de Somerset. Lorsque, le premier soir de 6on arrivée, seul avec son fils, assis sur un tronc d'arbre devant le feu tu'il venait d'allumer pour se réchauffer et préparer son frugal repas, il rêvait à son avenir, qu'aurait-il pensé de celui qui serait venu lui dire : " Brave homme, vous voilà seul en ce u moment avec l'ennui ; mais gardez-vous bien de vous laisser u vaincre par son inséparable compagnon, le découragement. u La pauvreté avec son hideux cortège de souffrances va " bientôt, il est vrai, vous assaillir et chercher à vous faire u regretter la démarche que vous venez de faire ; les plus " grandes privations attendent ceux qiïi vont suivre vos traces ; " mais, avant vingt ans, tout cela sera fini. Plue de deux " cents familles formeront une belle paroisse, où tout annon- " cera l'aisance et la prospérité, tfne superbe église sera u construite sur les bords aujourd'hui sauvages de la petite " rivière qui coule à quelques arpents d'ici, et, autour de cette u église, seront groupées les maisons d'un «joli village, centre " d affaires auquel la station d'un chemin de fer donnera la
" plus grande activité " Il eût sans doute pris pour
un rêve extravagant ces paroles alors incroyables, et cependant il est donné à ce premier habitant de Somerset, qui vit encore au moment où ] écris ces lignes, de voir que ce reve est mne réalité. Le printemps suivant, Lafond alla résider avec «a famille sur la terre qu'il avait commencé à défricher, et, •dans le même temps, un antre colon, du nom de Joseph •Grondin, vint s'établir sur le lot voisin."
Oe6-deuxpremiershabitants.de Somerset, et quatre colons •établis à Stanfold, comme nous le verrons plus tard, furent les premiers habitants de cette partie des cantons de l'Est, et aussi le commencement de ce continuel mouvement qui va toujours croissant. "
La valeur de la propriété foncière du canton Somerset •s'élève aujourd'hui à $564,979 ; celle des instruments d'agriculture à $25,947 ; et le bétail à $93,491.
On compte plusieurs chemins ouverts : le chemin de la Grosse-Ile et la route du 8e rang, conduisant au dépôt du chemin de fer ; ces deux chemins sont situés dans la paroisse de Sainte-Julie. Le chemin du 1er rang ou de la rivière Noire, comme on le désigne aussi, passe dans un terrain bas et marécageux, et va aboutir au chemin provincial d'Artha baska ; sa longueur est d'environ 3è milles. De là, une autre route longue de 11 milles, qui est pour ainsi dire la «continuation de l'autre, communique au lac William, dans le
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canton Halifax, nord et sud, Ireland, la partie nord-ouest de Wolfstown, partie d'Inverness et de Somerset. Ce chemin doit être continué jusqu'au lac Saint-François, afin de procurer les facilités de transport à un nombre déjà considérable de hardis pionniers établis dans les environs de ce lac, et pour faciliter aussi la colonisation des cantons Colraine, Price, et autres environnants. Lorsque cette route aura atteint cette dernière limite, elle "se trouvera avoir une longueur de 33 milles.
JIalrfax.-~Ce canton, situé au sud-est de Somerset, renferme deux paroisses magnifiques : Saint-Ferdinand et Sainte-Sophie ; une troisième paroisse commence aussi à se développer dans le même canton, sous le vocable de Saint Pierre- Baptiste.
Le sol de ce canton est excellent et fertile et produit abondamment toutes sortes de récoltes. La partie nord-est est basse ; celle du sud-est s'élève graduellement à mesure qu'elle avance vers le sud. Quoique le sol soit presque partout de la même qualité ; cependant il devient inégal et montagneux dans cette dernière partie du canton. Plusieurs petites rivières et courants arrosent la contrée, de même que le lac Pitt, qui est très pittoresque, et qui a environ cinq milles de longueur sur un demi mille de largeur ; ce lac s'étend à traversées 7e, 8e, 9e et 10 rangs, et il communique par un petit canal avec le lac William, qui apparaît sur la carte, et d'où les eaux se déchargent dans la rivière Bécanconr, suivant que je l'ai déjà mentionné (1).
La paroisse de Saint-Ferdinand, qui possède un prêtre résident depuis 1847, comprend une étendue de territoire . d'environ onze milles de front sur une profondeur moyenne de sept milles. Cette paroisse renfermait au commencement de IF 59 une population d'environ 3,200 âmes, reparties entre 450* familles dont 50 familles étaient d'origine britannique.
(1) Pour ce canton comme pour ceux qui vont suivre, je puise mes renseignements topographiques dans le célèbre ouvrage de Joseph Bouchktti, géographe, et l'un des hommes de science les plus actifs et les plus entreprenants que l'Amérique ait produits. Comme l'exprime si correctement l'hon. M. Cbauveau, dans son Journal de V Instruction Publique de 1861, page 57, la publication oc ses Cartes et de ses deux grands ouvrages, surtout à l'époque où elle a été faite, peut être considérée dans son genre comme un effort vraiment bérolqne, Deux de ses fils, dont l'un lui a succédé dans la charge d'Arpenteur-Général, et dont l'autre est Commissaire des Douanes, présente* rent à Son Altesse Royale le Prince de Galles, lors de son passage en Canada, en 1S60, un exemplaire des Ouvrages sus-men lionnes de feu leur père.
Durant l'anuée 1858, quelques familles quittèrent la parofssey —dit le missionnaire de l'endroit, — mais deux seulement allèrent aux Etats-Unis ; les autres furent s'établir dans le canton Wolfstown. Centre nouveau de colonisation que nous verrons plus tard. " Grâce à Dieu, — écrivait le même missionnaire, — la fièvre des Etais* Unis n'est pas de mode ici : quelques jeunes gens y vont bien chaque année, mais c'est pour peu de temps, et plus par nécessité que par goôt. " En revanche de la perte des Quelques familles mentionnée par M. le euro de Saint Ferdinand, il y eut durant l'année de 185$
Îuinze nouvelles familles qui furent s'établir dans la paroisse. e recensement de 1861 indique que la population de cette 5>aroisse s'élève à 2,470 habitants, ton» d'origine canadiennerançaise, à l'exception de 109 qui appartiennent à l'origine britannique. On y possède 9,799 acres de terre en état de culture sur 22,005 acres possédés, lesquels ont produit 57,513 minots de grains et 40,962 minots de patates et navets, formant en tout 98,475 minots et 1,247 tonneaux de foin, à part toujours les pâturages.
L'autre paroisse, Sainte-Sophie, qui possède aussi un prêtre résident depuis 1855, comprend un territoire d'une étendue d'environ dix milles de front sur une profondeur moyenne de quatre milles et demi. C'est dans cette partie du canton où se trouve le sol montagneux dont je parlais il y 8 un instant. Cette paroisse renfermait 300 familles ou 1,800 âmes, au commencement de 1859. " Environ quinze familles, — écrivait le missionnaire, — sont parties de ma paroisse en 1857,dont dix familles pour les Etats-Unis ; elles ont été remplacée» par d'antres ; à ma connaissance, j'ai à déplorer le départ de 8 à 10 jeunes gens pour les Etats, et 4 ou 5 sont revenus après avoir perdu le peu de religion qu'ils avaient auparavant. " Dans un rapport plus récent, M. le curé de l'endroit dit qu'en 1860 quatre familles sont parties pour aller s'établir dans le» cantons voisins, mais qu'une douzaine de nouvelles familles ont été se fix^r à Ste. Sophie durant la même année.
Quant à ces migrations d'un canton à l'autre, il n'y a rien à déplorer là-des6us, le pays n'en souffre pas ; c'est d'ailleurs un besoin absolue pour la masse des défricheurs d'en agir ainsi, et il arrive un temps où la population se trouve tellement bien assise, qu'elle ne songe plus qu'à apporter sa part d'amélioration avec toute l'énergie dont elle est capable. Il en a été de même des paroisses, des seigneuries autrefois.
La population de Sainte Sophie s'élève, aujourd'hui, suivant que le constate le recencement de 1861, à 2,353 habitants,
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dont 1,963 sont canadiens-français et 390 d'antres origines. La grande majorité de ces derniers est née dans le pays. Cette population possède 25,217 acres de terre dont 10,598 acres sont en état de culture, ayant produit 49,314 minots de grains et 49,831 minots de patates et navets, formant en tout 99,145 minots et 1,938 tonneaux de foin.
Maintenant voyons les résultats des progrès opérés dans tout le canton, depuis dix ans. Le recensement de lb51
Sortait le chiffre ae la population totale à 2,895 habitants ont 2,550 étaient canadiens-français. Celui de 1861 constate qu'il y a 4,823 habitants, dont 4,324 sont d'origine canadiennefrançaise; c'est donc un surplus en 1861, de 1,928 âmes. Les défrichements, au chiffre de 7,452 acres en état de culture, il y a dix ans, s'élèvent aujourd'hui à 20,397 acres, formant une augmentation de 12,945 acres de terre nouvelle. Les produits récoltés s'élevaient, en 1351, à 27,984 minots de grains et 22,748 minots de patates et navets, en tout 50,732 minots, et 10} tonneaux de foin. En 1861, les récoltes ont donné 106,827 minots de grains et 90,793 minots de patates et navets, formant en tout 197,610 minots et 3,185 tonneaux de foin. C'est donc un surplus récolté de 146,878 minots et 3,174} tonneaux de foin, en dix ans !
Deux chemins conduisent à ces paroisses. L'un part de 1* station du chemin de fer de Saint-Calixte, dans le canton Somerset, et se termine au chemin Gosford, près du lac William. Sa longueur est de 11 milles. La décharge du lac offre une suite de pouvoirs d'eau qui, utilisés, l'emporteraient 6OU8 tous les rapports sur ceux de Magog, dans le comté de Stanstead. Il existe également des pouvoirs d'eau le long de ce chemin, ainsi que de la pierre à chaux. C'est dans ce canton que se trouvent aussi les mines dites de Mégantic, dont les comptoirs et bureau sont à Québec. L'autre chemin, celui conduisant à Sainte-Sophie, part du lie rangs de Somerset et va aboutir au chemin de front existant, et qui divise les 5e et <5e rangs de la paroie se de Sainte-Sophie, à un point vers le milieu du front du lot N° 22.
Quant à la mission nouvelle de Saint-Pierre-Baptiste, situé dans l'intérieur du canton Halifax, ]c ne puis rien offrir antre chose que de constater l'existence de ce noyau de population, et d'ajouter que c'est M. le Curé de Ste. Julie qui est chargé de ce nouvel établissement où l'on doit bâtir une chapelle 1res prochainemeiit.
On compte 20 écoles en opération dans le canton Halifax, fréquentées par 808 élèves, savoir : Saint-Ferdinand, 12
écoles instruisant 459 enfanta, et Sainte-Sophie 6 écoles fréquentées par 349 enfants. ' •
Inverness. — A Test du canton que nous venons de voir se trouve situé celui d'Inverness, lequel renfermait, en 1851, une population de 1,951 habitants, composée presqu'entiôrement d'irlandais et d'écossais. Les canadiens-français ne comptaient dans ce chiffre que pour 196 âmes ; aujourd'hui la population de ce canton s'élève à 2,481 habitants, dont 327 sont canadiens-français : offrant ainsi une augmentation de 530 âmes, en dix ans.
Quoique le chiffre de la population ne se soit pas considéra* blement développé durant ces dernières dix années dans le canton Inverness ; cependant le recensement de 1861 constate tin progrès étonnant dans les résultats agricoles : fruit d'un travail persévérant et profitable.
En 1851, on comptait 12,287 acres en état de culture, ayant produit 38,489 minots de grains et 51,743 minots de patates et navets, formant en tout 90,232 minots et 27 tonneaux de foin. Le recensement de 1861 démontre qu'il y a aujourd'hui 16,981 acres en culture qui ont produit 89,227 minots de grains et 99,810 minots de patates et navets, formant en tout 189,037 minots et 3,741 tonneaux dé foin.
Par ces chiffres, il appert qu'il y a eu un surplus, en 1861, de 4,694 acres de terre nouvelle, et une augmentation dans les récoltes de 50,738 minots de grain et 48,067 minots de patates et navets, formant un total de 98,805 minots et 3,714 tonneaux de foin.
La valeur do la propriété foncière d'Inverness est estimée à $373,205.
Le sol est plus élevé dans ce canton que celui de Nelson et conséquemment les terres mieux égoutée ; on remarque qu'à mesure que le sol s'élève le terrain est progressivement meilleur et devient excellent, — produisant de fortes récoltes comme je viens de le constater, — cxmvert d'arbres de hautes futaies tels que érables, merisiers et épinettes. Ils s'y rencontrent aussi quelques cédriores.
Douze écoles fonctionnent dans Inverness, fréquentées par 353 enfants.
Il n'y a pas encore de chapelle pour le culte catholique dans ce canton. La population catholique d'Inverness dépend de la paroisse de Stc. Julie.
Ireland. — Ce canton est situé entre Halifax et Colraine.
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Il a fait peu do progrès durant ces dernières dix années, quoiqu'il y aient encore 25,000 acres de terre disponibles pour les besoins de la colonisation, dont 11,000 acres appartiennent a des grands propriétaires. Il exipte deux lacs dans les limites du canton : le lac Noir, qui donne son nom à la rivière qui arrose la contrée, et le lac à la Truite, qui se trouve près de la jonction des chemins Craig et Gosford, dans ce canton.
En 1851, la population d'Ireland était de 802 habitants, irlandais et écossais, dont 206 étaient d'origine canadiennefrançaise ; aujourd'hui le chiffre de la population ne s'élève encore qu'à 990 habitants, dont 255 sont canadiens-français.
Mais pour ce qui est relatif au déboisement da la forêt, ces familles paraissent avoir progressé autant que celles d'Inverness, . quoique ni l'une ni l'autre de ces paroisses n'aient fait ce qu elles auraient pu faire dans l'œuvre du défrichement. Toutefois, les résultats accomplis démontrent un progrès qui, sans doute, ira toujours croissant. En 1851, le nombre d'acres défriches et mis en état de culture s'élevait à 4,096 acres, avant produit 10,694 minots de grains et 8,902 minots de patates et navets, formant en tout 19,596 minots et 10J tonneaux de foin ; le recensement de 1861 indique qu'il y a eu 26,408 minots de grains et 28,559 minots de patates et navets, formant en tout 54,967 minots et 1,469 tonneaux de foin, récoltés sur 6,641 acres de terre en culture, à part les pâturages. Ces calculs démontrent donc une augmentation, en 1861 sur 1851, de 2,545 acres défrichés et de 35,371 minots de grains et patates, ainsi que 1,458} tonneaux de foin. La valeur de la propriété foncière est estimée aujourd'hui à $73,010.
Un chemin traverse le eanton, qui part de Somerset et va aboutir au lac Saint-François. Le sol est généralement d'argile sablonneuse et pierreuse ; le bois, surtout dans les terres hautes, est compose d'érable, de bouleau et do hotre, et d'un mélange de pruclie, d'épinette et de sapin.
Il y a 7 écoles, fréquentées par 205 enfants.
Il n'y a point de chapelle construite dans Ireland ; les offices religieux se font dan$ des maisons particulières. Une partie de la population est placée sous les soins de M. le Cure de St. Jacques de Leeds ; l'antre sous ceux de M. le Curo de St. Ferdinand d'Halifax.
Leed*. — Ce canton renferme deux paroisses : Saint-Marcel et Saint-Jacques. .La paroisse de Saint-Marcel est située dan*
la partie Est du canton, et celle de Saint-Jacques dans l'antre partie. Un prêtre réside depuis Tannée dernière dans celle de Saint-Jacques, qui comprend une partie des cantons de Leeds, d'Inverness et d'Ireland. La population de cette paroisse était de 94 familles ou 600 âmes, au commencement de 1860. Un tiers de la population totale de Leeds est catholique. Voici quels furent les développements de ce canton durant les dernières dix années.
La population, en 1851, s'élevait à 1,944 habitants dont 135 seulement étaient canadiens-français ; aujourd'hui, cette population s'élève à 2,550 habitants dont 182 appartiennent a 1 origine canadienne-française ; formant une augmentation de 606 âmes..
Les défrichements étaient de 11,298 acres, il y a dix ans, ayant produit 32,698 minoîs de grains et 48,786 minots de patates et navets, «n tout 81,484 minots; le recensement de 1861 constate qu'il y a aujourd'hui 14,898 acres en culture, ayant donné 64,797 minots de grains et 83,288 minots de patates et navets, formant en tout 148,085 minots et 1,469 tonneaux de foin ; formant une augmentation de 3,600, acres de terre neuve et de 66,601 minots de céréales et patates. Comme on voit, les résultats du défrichement comme des
Sroduits agricoles sont de beaucoup inférieurs à ceux mêmes es deux derniers catitons que nous venons de voir. Le sol est de mêmes qualité et nature que celui d'Inverness. On trouve de la dolomite, ou pierre à chaux magnésienne, dans le canton Leeds. Il existe aussi, parait-il, de riches mines de fer magnétique dans le 10e rang de Leeds, ainsi que de non moins riches minerais de cuivre dans les 13e, 14e et 15e rangs de ce même canton, qu'une société incorporée de capitalistes a commencé même à exploiter. La distance du chemin de fer à la région des mines n'est que de 21 milles.
Des explorations faites dans les cantons d'Inverness et de Leeds ont amené la découverte d'un nombre considérable de localités marquées par des indices cuprifères ; il a été tenté des essais, dit M. Logan, par la compagnie des mines de Mégantic et par d'autres ; aujourd'hui, la même chose se fait avec succès à Harvetfs Hill^ daus t Leeds, par la compagnie Canadienne-Britannique qui pousse ses travaux avec vigueur sous la direction de M. Herbert Williams. On a trouvé à cet endroit, sur le We lot du 15 rang du canton, neuf dépôts composés en grande partie de quartz mélangé en proportions différentes de spath perlé, de chlorite et spath calcaire, contenant tous en plus on moins grande quantité des sulfures
m* ÉTUDE. — OOMTÊ DE MÊOÀNTIC. 137
de enivre. La largeur de ces dépôts varie de quelques pouces à 7 pieds (1).
On compte 9 écoles dans Leeds, instruisant 368 enfants.
Dans chacun des quatre cantons que nous venons de voir, il s'y trouve environ 11,000 acres de terre, appartenant à des spéculateurs. Le prix des terres du gouvernement est de 40. cents à $1.25 l'acre ; celui des particuliers de $2,00 à $4.00 l'acre.
Quant à l'autre paroisse, celle de Saint-Marcel, elle fait partie de la cure de Saint-Pierre do Broughton, que nous allons maintenant considérer.
Ërougkton. — La paroisse de Saint-Pierre se compose d'une petite partie de Leeds, de tout le canton de Thetford, et de
(1) A propos de ces mines, voici comment s'exprime un Correspondant du journal " Le Défricheur " à la date du 5 février 1863 :
" Ce fat dans le cours de Tannée 1853 qu'une Compagnie Canadienne- Anglaise résolut, de faire des travaux de perquisitions dans le roc où gisaient, à la surface, quelques filons indices du minerai de cuivre. D'après l'examen des hommes compétents, Harvey's Hill devait contenir des richesses immenses et cette compagnie se mit sérieusement à l'œuvre avec un capital d'environ $120,000.
" Les travaux, sous la surveillance du Capt Herbert Williams à la courtoisie duquel je dois ces renseignements, progressèrent lentement, comme tous les ouvrages de ce genre. La difficulté de pénétrer bien avant dans le roc métallifère que l'on appelle, Talcsid Mica Slate, offrait aux travailleurs, des obstacles presqu'invincibles. Il fallait en outre faire tous les préparatifs nécessaires qui ne sont que des préliminaires mais très dispendieux, afin d'assurer le succès d'une exploitation qui semblait promettre les plus heureux résultats. Depuis cette époque la Compagnie a dépensé le capital souscrit, en conduisant ses travaux de la manière la plus judicieuse en perquisitions diverses et en faisant toutes les observations que l'art pouvait lui permettre. Apres avoir poussé ses observations avec toutes les règles en usage, et creusé en divers endroits, la compagnie a toujours trouvé partout les mêmes gîtes métallifères avec cette différence que les filons deviennent plus riches, à mesure que les ouvrages s'enfoncent plus avant sous le sol. Déjà Ton a atteint une profondeur de 180 pi ds et les sommes des excavations pratiquées cous terre équivalent à un mille de longueur. Le capt. Herbert Williams, surintendant des ouvrages, homme très-habile et très compétent, vient de passer en Angleterre afin de prélever une somme additionnelle de $100,000. La compagnie, au printemps dernier avait déjà envoyé en Angleterre 300 tonneaux de minerai de la valeur de $24,000. Depuis ce temps elle a pu retirer de ses travaux une quantité considérable de métal équivalant à peu près au capital dépensé.
" Je devrais en même temps vous faire observer qu'il reste beaucoup de mine valant 3} pour cent que la compagnie n'a pu utiliser faute de n'avoir pas encore établi les usines nécessaires à une exploitation complète, ce qu'elle se prépare à faire dès le printemps prochain. Dans la vue d'épargner sur le coût des transports, la compagnie vent ilonc s'établir de manière à manufacturer
138 COLONISATION" DU BASKJANADA.
celui de Broughton, moins quatre rangs a voisinant la paroisse de Saint-Frédéric de la Beauce, que nous considérerons dans un instant.
La chapelle de la nouvelle paroisse de Saint-Pierre de Broughton est construite sur les confins du canton Lceds, dit le rapport sur les Missions déjà cité. On comptait dans Leeds, en 1860, trente-cinq familles et dans Broughton cent soixante-et-dix-neuf familles, ce qui fait comprendre facilement que cette chapelle n'est pas construite dans le centre de la population ; cependant les plus éloignés d'un côté ne le sont pas plus que ceux de l'autre côté, et ceci vient de ce que Leeds est presqu'entièrement établi par des familles protestantes. La chapelle en question qui est neuve, a 72 pieds sur 36 pieds, avec une sacristie de 24 pieds carrés. Quant au
le enivre, évitant par ce moyen beaucoup de dépenses inutiles et en le sortant de ses ateliers, il sera prêt à être livrer au commerce.
" Dernièrement, cette compagnie voulut s'assurer d'une manière encore plus positive des avantages qu'elle pourrait retirer du placement de ses capitaux dans les mines de Leeds et malgré les rapports favorables du Capt. Williams, elle crut devoir envoyer M. Tregoning de Londres. Ce monsieur arriva au moiB de mai dernier et d'après les observations et inquisitions les plus minutieuses, il fit un rapport qui corrobora entièrement les prévisions qu'on avait d'abord formées et j'ajouterai qu'il alla même plus loin encore.
" M. Tregoning crut qu'il serait du plus grand avantage pour la compagnie de descendre à une profondeur additionnelle de 600 pieds en sus des 180 pieds d'excavations déjà faites, et il conclut, d'après sa connaissance des lieux que la compagnie après avoir déjà dépensé la somme de $120,000 n'était qu'au début de ses dépenses et qu'elle devrait investir, dans cet endroit, un capital encore plus élevé afin de se mettre en position de faire des profits plus considérables.
" D'après le rapport du Capt. Williams la compagnie peut déjà exploiter un filon de minerai qu'elle a pour ainsi dire, entouré de creusements souterrains contenant non moins de 10,000 brasses cubes et c'est autant d'assuré.
" Ainsi, monsieur, vous pouvez juger d'après ce court récit du montant de richesses contenu dans les mines de Leeds et de ses environ*. Je dots vous dire que le pays environnant est un pays métallifère. Déjà plusieurs autres compagnies sont à la veille de commencer des opérations et toutes leurs recherches à la surface, démontrent positivement qu'une très-grande partie des Comtés de Mégantic et de Beauce contiennent des mines de cuivre en abondance. Une difficulté se fait vivement sentir : la difficulté des transports à travers un pays montagneux où il n'y a pas, pour ainsi dire, de chemins et l'élofgnement des mines aux stations de la ligne du Grand Tronc.
L'attention du gouvernement a été à plusieurs reprises ai tirée sur ce sujet. Le Bureau d'Agriculture a octroyé une somme de $2,000, l'année dernière, pour l'ouverture d'un chemin depuis la station de Méthot's Mills jusqu'à Harvey's Hill. Cette somme est loin d'être suffisante pour compléter un chemin de vingt milles de longueur. Nous devons espérer que le gouvernement fera plus cette année et que les amis de la Colonisation voudront bien donner leur aide à cette partie du pays que le développement des mines de Leeds devra nécessairement favoriser. "
L'importance que prennent aujourd'hui les mines de cuivre dans les Cantons
m* ÉTUDiC— COMTÉ DE MÉGÀITOC.
presbytère, c'est l'ancienne chapelle que Ton a transportée près de la nouvelle, formant nne bâtisse de 40 pieds sur 30 pieds. Il y a un prêtre résident. Un lopin de terre d'environ 60 acres est destiné à l'usage du Cure de la paroisse de St. Pierre. Au printemps do 1860, il n'y avait pas encore un seul arpent de terre qui pût se mettre en culture, mais douzQ mois plus tard, il y avait déjà environ 8 ou 10 arpents prêts à recevoir la semence, et cela grâce à la bonne volonté des habitants qui, pour obtenir le précieux avantage d'avoir un
de l'Est, m'engage à donner ici la liste de tous les endroits oh l'on a trouvé des traces de cuivre jusqu'à ce jour, sauf à développer ma pensée plus tard sur celles qui me paraîtront les plus importantes, à mesure que nous ferons connaissance avec les liens concernés, bien que la plupart de ces endroits puissent n'offrir qne pen de enivre ; ils pourront du moins sei?ir à montrer la distribution si étendue du métal en question, savoir ;
Cantons lots nc 1.— Sutton ~ 9