‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 61 sur 124 · V* ÉTUDE. — COMTÉ DE ^ASSOMPTION · texte numérisé non relu

V* ÉTUDE. — COMTÉ DE ^ASSOMPTION

s'élève à 2,843 habitants dont 2,585 sont franco-canadiens. Le sol est bon et produit d'abondantes récoltes de tout grains et légumes, de même que le foin. Les registres de cette paroisse sont ouverts depuis l'année 1750.

^ La paroisse de Saint-Roch est située plus an nord, sur la rivière Aehiganà 36 railles de Montréal, et renferme un sol, varié et convenable à toutes les branches de la culture. L'église est bâtie sur un terrain superbe et bien choisi, autour de laquelle se trouve formé un ioli village que l'industrie fait prospérer davantage. Sur les nauteurs on trouve du bouleau, du hêtre, et de l'érable d'une grande perfection et de belle venue ; durant la seule année de 1860, cette paroisse a fournie pour sa part 35,053 lbs. de sucre au commerce. Au fond, vers le canton Rawdon, la terre s'élève davantage et principalement composée d'une marne jaune, môle de sable en qnelques endroits, et qui, lorsqu'elle est bien cultivée devient très fertile. La population de St. Roch est de 2,784 habitants, tous* canadiens-français, à l'exception de 12 personnes.

Plus loin, en remontant la rivière Achigan, se trouve la

Earoisse de Saint-Lin, qui renferme un village incorporé assez ien développé dans lequel est établie une Académie, dirigée par les Sœurs du S. Nom de Jésus-Marie. Le sol est de môme qualité que celui de St. Roch, et produit bien le blé, l'avoine et les patates, ainsi que le foin. On a su conserver d'assez belle érablières, qui ont produit 20,770 lbs. de sucre, en 1860. On compte- une population de 3,000 âmes, dont 2,820 habitants sont canadiens- français.

En retournant au fleuve St. Laurent, à l'embouchure de la rivière de l'Assomption, on arrive à la paroisse de Répentigny, lacée sous le patronage de la Purification de la B. V. Marie, a plus ancienne des paroisses du comté puisque l'ouverture de ses registres remonte à l'année 1672. La population de cette paroisse s'élève aujourd'hui à 773 habitants, dont 744 sont franco-canadiens. Comme cette paroisse est très étroitement resserrée entre la rivière de l'Assomption et le fleuve St. Laurent, elle ne peut étendre davantage ses défrichements, lesquels s'élèvent à 5,070 acres en état de labour, laissant seulement que 1,153 acres encore en bois debout pour les fins domestiques. L'orge, les pois et le blé-d'inde réussissent bien, et. sont les principales récoltes, ainsi que l'avoine et les,

Îatates. La distance de Montréal est d'environ 17 milles. \>ur faciliter la navigation du fleuve St. Laurent, en cet endroit, on y a placé trois Phares ou Lumières, dont l'une est,

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située sur l'isle à la Bague, et les deux autres sur le bord du rivage de la paroisse de Répentigny.

La nouvelle paroisse de Saint-Paul l'Eranil

paroisse de Saint-Paul l'Ermite a été formée

Elle

française, à l'exception de trois personnes. Cette paroisse a été érigée en 1857 et possède un prêtre résident depuis 1859. L'orge, les pois et le sarrazin produisent d'assez bonnes récoltes, ainsi oue le foin.

La paroisse ae Saint-Sulpice est située à l'Est de Répentigny, 6iir le fleuve St. Laurent, a 24 milles de Montréal, et renferme une population de 1,015 habitants, tous d'origine franeocanaaienne, excepté 18 personnes. Le sol est d'une excellente qualité et produit bien toutes espèces de grains. H ne reste plus que 1,407 acres de terre en bois debout dans cette paroisse, environ 12 acres par chaque terre possédée, en divisant cette quantité en parts égales. Les quelques érablières qui s'y trouvent ont fourni 8,000 lbs. ae sucre durant l'année 1860. L'ouverture des registres de cette paroisse remonte à l'année 1706.

La paroisse de l'Assomption est la troisième dans l'ordre de l'ancienneté, et ses registres sont ouverts depuis le 1er janvier 1733 ; cependant elle n'est érifféè canoniquement et civilement que depuis 1860. Un magnifique et florissant village, très opuleux, est formé dans cette paroisse sur une belle pointe e terre baignée par les eaux de la rivière Assomption, dans lequel ae trouve l'important Collège de ce nom, fondé en 1832, pour les études classiques. Cette précieuse Institution poursuit son œuvre avec éclat et produit sa part d'hommes instruits qui entrent dans la société ou le sacerdoce. Il y a aussi dans ce village un Couvent dirigé par les Religieuses de [Notre-Dame de la Congrégation, pour l'instruction des jeunes •demoiselles. La cour de Circuit tient ses séances dans ce village tous les quatre mois. On évalue la population du village à 1,472 âmes dont 1,435 personnes appartiennent à J'origine canadienne-française, et celle des cultivateurs à 2,031 habitants, tous canadiens-français, à l'exception de 36 personnes, formant une population totale de 3,503 âmes. La paroisse de l'Assomption est située au-dessus de St. Sulpice, à quelques milles du fleuve.

Le sol de cette paroisse e6t de bonne qualité et bien arrosé ïpar la rivière de l'Assomption, l'Achigan, la rivière du St JSsprit, la rivière Rouge, et le ruisseau du Point-du-Jonr, et

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autres courants, dont la plupart 6e déchargent dans la rivière Assomption après beaucoup de détours, ce qui, dans quelques parties où le terrain est élevé, offrent des points de vue pittoresques et superbes.

Le blé n'est presque point cultivé dans cette paroisse ; mais l'orge, le seigle et l'avoine, ainsi que les patates et le foin^ tiennent la première place parmi toutes les autres paroisses du •comté.

Parmi les produits de l'industrie figurent le sucre et le beurre, le premier pour 25,974 Ibs, et le second pour 66,942 lbs.

Enfin vient la dernière paroisse du comté, celle de l'Epiphanie, nouvelle paroisse érigée en 1853 et formée par une partie de celle de f Assomption, laquelle est située près de la rivière Achigan, dans le fief Bayeul, h environ 4 milles du village de l'Assomption. Un prêtre réside dans cette paroisse depuis quelques années, et les registres sont ouverts depuis le 11 janvier 1857. La population de l'Epiphanie est de 1,486 âmes dont 1,450 habitants sont franco-canadiens. La culture des céréales s'exécute avec profit et abondance, et cette paroisse fourni beaucoup de bois de construction et autres produits manufacturés.

En terminant, j'ajouterai que la belle rivière Assomption •qni traverse ce comté vient d'être explorée dans sa partie supérieure ainsi que les terrains qui l'environnent, par trois Prêtres : MM. les abbés L. M. Brassard, curé de St. Roch de PAchigan, T. L. Brassard, curé de St. Paul de l'Industrie, et T. Provost, curé de B. Alphonse, de Kildare ; missionnaires intrépides dont le dévouement ne voulait pas se laisser devancer plus longtemps par la spéculation et le commerce, sans assurer à la colonisation, s'il y avait lieu, cette contrée encore inconnue. Ces courageux et zélés promoteurs de la colonisation du Nord se mirent donc à l'œuvre avec un entrain et un patriotisme vraiment exemplaire, vers les premiers jours du mois de septembre 1862, et revinrent assez satisfaits, paraît-il, de leur examen des lieux qu'ils venaient de visiter.

Je me propose de parler plus amplement de cette excursion en parlant du comté de Joliette ; cependant je ne puis me défendre d'exprimer ici combien le parallèle est frappant entre la colonisation ancienne de ce pays et la colonisation actuelle ;

qu'il est ses plut hiérarchie ecclésiastique, qui fait marcher ensemble le zèle du aalut des âmes et la sollicitude pour les besoins temporels des peuples confiés à ses soins.

3LLIX.— Comté de Mont cal m.

Ce comtô est situé en arrière dn comté de l'Assomption, dans l'intérieure des terres, et renferme une population de 14,724 âmes dont 12,259 habitants sunt d'origine canadlennefrançaisey et la plus grande partie du reste d'origine irlandaise- Cette population possède 176.S23 acres de terre dont 83,466 acres sont en état de culture et Î>2.S">T acres encore en forêts. Le gouvernement offre en vente au-dessus de 140,000 acres situes dans les cantons Iïawdon, Kilkenny, Wexford, Chertscy, Chilton et Doncaster, à raison de 30 cents par acre. Alex. Daly, écr., demeurant à Saint-Patrice de Rawdon, est chargé de la vente de ces terres.

Les récoltes de 1860 ont fourni 494,377 minots de grain9 et 180,974 minots de patates, formant en tout 675,351 minots. et 10,451 tonneaux de foin, le tout évalué à $357,661.15.

Les produits ordinaires de l'industrie, comprenant le sucre, le beurre, la laine, l'étoffe foulée, la flanelle, la toile et la filasse* s'élèvent à §97,931.17. Parmi ces produits figurent 255,222 Ibs. de sucre et 287,209 Ibs. de beurre, le tout confectionné durant la même année do 1860*

Le revenu des jardins est estimé à $1,36*7.

Le bétail, qui compte pour 32,556 têtes, est évaJuô & $272,795.

Les voitures de plaisir, au nombre de 1,610, valent $25,854.

La valeur des instruments d'agriculture est estimée à $69,5S8 ; et celle de la propriété foncière à $2,46S,372.

Formant en tout $3,293,568.32.

La colonisation s'est considérablement développé dans ce oomté durant cette dernière époque décennale, grâce aux efforts de M. l'abbé J. R. Paré, ci-devant Curé delà paroisse de Saint-Jacques de l' Achigan. Il est probable que sans cette puissante intervention, alors que l'émigration des canadiens aux Etats-Unis faisait de si cruels ravages, on ne verrait pas aujourd'hui la population dn comté Montcalm aussi considérable et surtout aussi bien établie qu'elle semble l'être actuellement.

Les cantons Kilkenny, Rawdon et Kildare sont situés le long de la chaîne de montagnes qui s'étendent depuis la rivière du Sagucnay jusqu'à celle de 1 Outaouais, et renferment nn sol très propre à la culture.

En commençant dans la vallée de la rivière du Lac Ouareau, vers le nord-ouest, le sol n'est pas ce qu'on peut appeler

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montagneux, mais il s'élève en coteaux et hauteurs qui ne sont pas du tout un obstacle à la colonisation, suivant que lo rapporte un respectable citoyen de l'endroit, J. H. Dowin, écr., qui a souvent exploré ces contrées et l'intérieur de la vallée en question jusqu'au Lac sus-mentionné, lequel est situé dans la ligne nord du canton Chilton.

Les terres élevées sont couvertes d'épaisses forêts d'érables, merisiers, hêtres, frênes, ormes, et autre bois dur, offrant ainsi de grands avantages à la colonisation en procurant au défricheur une aussi précieuse valeur pour la manufacture des alcalis. Les terres basses sont également bien boisées ; on y trouve du cèdre, de la pruche, de l'épinette, du sapin, du frêne et un peu de pin.

Les alentours du Lac Ouareau, et plus particulièrement vers le sud-est et le sud-ouest, est un terrain aussi beau, aussi régulier et d'un niveau aussi parfait qu'aucune autre parti© du Bas-Canada, sans compter que le climat n'y est pas plus sévère. Si ce bel endroit n'a pas été défriché et cultivé if y a déjà longtemps, e'est parce qu on n'a pas su ouvrir assez tôt eette magnifique contrée a la colonisation, en y faisant confectionner les routes nécessaires.

Je n'ai pas intention de faire des réflexions malveillantes* mais ie crois qu'on a presque toujours trop facilement marchandé avec les améliorations à faire dans cette voie.

Quoiqu'il en soit, nous voilà entré dans une voie de progrès considérable depuis quelques années, qui ne manquera pas de produire les plus beaux résultats. De 1853 à 1862, le gouvernement n'a pas octroyé moins que $13,600 pour l'ouverture de routes nouvelles à travers les terres de la couronne de ce comté, pour les fins de la colonisation. Jettons maintenant un coup-d'œil sur les différents centres de populations qui composent les limites du comté qui nous occupe.

La paroisse de Saint-Jacques est située dans le haut de la seigneurie de St. Sulpice, et renferme une population de 8,254 habitants, tous d'origine canadienne-française, à l'exception de huit personnes. (Jette paroisse renferme un Couvent dirigé par les Dames du? Sacré-Coeur, et n'est éloignée de Montréal que de 12 lieues. Elle a contribuée à la formation d'une nouvelle paroisse, celle de St. Ltgnori, et c'est ce qui explique pourquoi le chiffre de sa population est moindre que celui de 1851, lequel s'élevait alors à 4,759 âmes.

La paroisse nouvelle de Saint-Liguori, formée d'une partie de chacune des paroisses de St. Jacques de l'Àchigan et de St.

Àtnbroise de Kildare, a été érigée en 1853 et possède le précieux avantage d'avoir un Prêtre résident depuis quelques années. Un petit village se développe autour de l'église de St. Lignori, situé près de la rivière au Lae Ouareau, où se trouvent de nombreux et puissants pouvoirs d'eau qui sont avantageusement exploités. On communique facilement avec cette paroisse, soit par la rivière de l'Assomption, soit par le •chemin de fer de 1 Industrie à Rawdon. La population de JSt. Li^uori s'élève à 1,523 habitants, dont 1,405 sont canadîenstfrançais.

La paroiese de St. Alexis, située entre celle de St. Jacques <et du St. Esprit, est assise dans le haut de la seigneurie de St. fiulpice et embrasse une partie des fiefs Bayeul et Martel; elle fut érigée en 1851. Cette paroisse a peu progressé durant ces dernières dix années sous le rapport de la population, laquelle s'élève aujourd'hui à 1,500 âmes, tous d'origine canadiennefrançaise, formant ainsi une faible augmentation de 67 personnes sur le chiffre de 1851. Les défrichements n'offrent que le léger surplus de 471 aères depuis dix ans, portent à 9,697 acres la quantité des terrains mis en état de culture lors du recensement de 1861. Un prêtre réside dans cette paroisse «depuis quelques années seulement.

La paroisse du Saint-Esprit est située sur la rivière de ce nom, «dans la partie supérieure de la seigneurie de l'Assomption, et renferme un joli petit village où l'industrie et le petit commerce j progressent assez bien. Cette paroisse se tronve à environ 42 milles de Montréal et seulement qu'à 15 milles du village de l'Assomption. La population de cette paroisse s'élève .encore aujourd'hui à 1,820 habitants, tous d'origine canadienne-française, quoiqu'elle ait contribuée pour une large part à la formation d'une nouvelle paroisse, celle de Sainte- Julienne, située au-dessus d'elle.

Cette paroisse de Sainte-Julienne comprend une étendue de 5 milles de largeur 6ur environ 61 milles de profondeur, située aux environs de la rivière du St. Esprit, et s étendaut dans les premiers rangs «des cantons Rawdon et Kilkeany. Plusieurs courants, tributaires de la rivière du St. Esprit, fournissent d'excellents pouvoirs d'eau qui sent exploités, et qui donnent à l'endroit un air d'activité industrielle assez rare et très profitable, dette paroisse de Ste. Julienne n'est érigée que depuis le 14 novembre 1848. Le chiffre de la population s élève à 1,399 habitants, dont 1,220 sont franeo^anaaiens.

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A l'intérieur an canton Eawdon se trouve la paroisse de Saînt- Patrice, située snr le bord de la rivière du Lac Ouareau. Cette paroisse renferme 1,979 âmes, dont 281 habitants seulement sont d'origine canadienne-française, le reste de la population étant presqu'exclusivement d origine irlandaise. La moitié de cette population est catholique.

A l'ouest de Eawdon se rencontre le canton Kilkenny, dans

canadienne française. D'après le recensement de 1861, la population de St. Calixte a augmenté durant ces dix années de 470 âmes dont 450 6ont d'origine canadienne-française. Un prêtre réside dans cette paroisse depuis 1853 ou 1854.

Au-dessus de St. Calixte est situé le canton Wexford, dans lequel la colonisation a vigoureusement progressé durant ces dernières dix années. En 1851, on comptait dans l'endroit 145 personnes dont 97 étaient d 'origine canadienne-française, lesquelles possédaient 326 acres de terre en état de culture qui avaient produit 2,883 minots de grains et 2,234 minotB de patates, en tout 5,117 minots. D'après le recensement de 1861, le chiffre de la population de Wexford se compose de 107 familles renfermant une population totale de 707 âmes dont 628 habitants sont franco-canadiens, laquelle possède 1,168 acres en état de culture, qui ont produit 10,054 minots de grains et 7,512 minots de patates, en 1860, formant en tout 17,566 minots, outre le foin et les pâturages dans les deux cas.

Ces chiffres établissent donc une augmentation de 662 âmes depuis dix ans, dont 531 habitants appartiennent à l'origine canadienne-française, et un surplus de 842 acres de terre nouvelle ayant produit une augmentation de 12,449 minots de grains et patates sur 1851.

Parmi les produits de l'industrie domestique manufacturés durant l'année 1860 se trouvent 22,769 lbs. de sucre et 30,067 lbs. de beurre.

Le canton Wexford renferme un nombre considérable de lacs et rivières qui arrosent très bien la contrée, et la population de ce canton est desservie par M. le Curé de St. Théodore de Ckertsey.

Le canton Doncaster, situé au nord de Wexford, est tout arpenté moins la réserve des sauvages qui s'y trouve, et ne renferme qu'un seul occupant de terre, qui n'avait que 12 acres défrichés lors du recensement de 1861. Cet unique

colon de Doucaster, non-marié, éloigné d'environ 60 milles» du fleuve St. Laurent, a recueilli 30 minots d'orge d'un acre semé, 90 minots de pois de neuf acres, et 150 minots de patates d'un acre ainsi cultivé, formant en tout 270 minots. H confectionna durant la même année de 1860 environ 200 lbs. de sucre, et son petit troupeau de bétail consistait en 4 bêtes à cornes et un cheval. Nul doute que l'exemple de cet intrépide défricheur trouvera de l'écho, et qu'en 1871, époque du prochain recensement, on le retrouvera moins isole qu'aujourd'hui, et l'endroit plus développé !

Le dernier centre qui nous reste à étudier est le canton Chertsey, situé au-dessus de Rawdon, lequel renferme une paroisse placée bous le patronage de Saint Théodore, laquelle augmente assez rapidement, il y a dix ans, on évaluait la population de ce cehtre de colonisation à 413 habitants dont 336 étaient canadiens-français. Aujourd'hui, le chiffre s'élève à 919 âmes dont 735 personnes sont franco-canadiennes, formant ainsi une augmentation de 506 âmes depuis dix ans. Un Prêtre réside dans l'endroit depuis le 5 novembre 1858* La rivière Ouareau et un grand nombre d'autres courants arrosent convenablement le sol do ce canton. On porte à 3,393 acres les terrains mis en état de culture, lesquels ont produit 15,676 minots de grains et 14,783 minots de patates, en 1860, formant en tout 30,459 minots et 304 tonneaux de foin.

Durant la mémo année do 1860, il fut préparé par ces familles 22,600 lbs. de beurre et 14,017 lbs. ae suôre.

La valeur de la propriété foncière est estimée à $31,850.

Pour encourager plus efficacement l'établissement des terres incultes, le gouvernement à fait ouvrir des routes très importantes, surtout depuis ces dernières cinq années, et dont les principales sont les chemins de Kilkenny, Chertsey et Wexford.

Le chemin de Kilkenny fut tracé vers l'année 1855, par M. Joseph Dufresne, M. P. P., ami dévoué de la colonisation ; opération que ce monsieur a eu la libéralité de 'faire gratuitement, et qui a procuré les résultats satisfaisants que nous venons de constater d'ans la colonisation de ce canton.

Dans un excellent rapport que ce monsieur adressait alors au gouvernement, il mentionnait que le sol, tout le long de cette ligne, composé de terre jaune (loam), était très ptoore à faire de bons établissements agricoles. Il n'y avait, dit-il, aucune savane, ni marécage,, ni montagnes escarpées. A

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