‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 73 sur 124 · VI* ÉTUDE.— COMTÉ DE PORTXEUF · texte numérisé non relu

VI* ÉTUDE.— COMTÉ DE PORTXEUF

selon les circonstances et les besoins. Après cette cuisson la poterie est poreuse, dure et sonore, et ne saurait plus faire pâte avec Peau. Mais à cause de sa porosité elle ne saurait servir à l'usage domestique. Il faut donc songer à la couvrir d'une couche imperméable. Son pouvoir absorbant rend même cette tâche facile, car il suffît de mettre en suspension dans un liquide une substance vitrifiable, laquelle se déposera sur les parois de la pièce que Ton plongera dans ce liquide. Mise au tour à une haute température, l'eau absorbée par le vase s'évapore et bientôt s'opère la fusion de la substance vitrifiable, qui fait fonction de vernis. Les vernis de cet établissement sont dûs à l'intelligence de M. Howison, et sont d'une qualité supérieure. Cette seconde cuisson est de plus courte durée que la première et se fait dans un four semblable à celui que nous avons décrit C'est là la dernière opération après laquelle en met les pièces en magarin. "

D'après les calculs de M. Howison, cette fabrique peut produire chaque année pour une valeur de $24,000.

Les dépenses sont ainsî calculées :

Gagea, par année, $7,200

Charbon, 376 ton 2,304

Vernis ronge, plomb, et 4> qtz. de terre, 480

Autre terre nécessaire, 100 ton 500

Excédant des recettes sur les dépenses, on profit net $13,516

Avec de pareils résultats, M. Howison ne peut manquer d'être favorisé par les capitalistes qui visiteront sa manufacture et qui voudront encourager l'industrie canadienne, surtout dans les circonstances actuelles et pour un genre d'industrie aussi profitable.

BÉ6UMÉ.

Après avoir ainsi envisagé l'état détaillé de la colonisation de chacun des comtés qui forment cette division, il est facile d'y découvrir le passage d'hommes zélés, qui se sont associes à l'œuvre nationale de la colonisation en dirigeant de braves familles disposéesr à coloniser nos vastes forêts.

Population. — En 1851, le chiffre total de la population des quatre comtés composant cette région s'élevait à 53,920 habitauts, dont 54,930 étaient d'origine canadienne-française et 3,94:0 d'origine britannique.

Le recensement de 1861 constate qu'il y a actuellement dans cette division 67,1S9 habitants, dont 3,416 sont d'origine britannique et 63,773 appartiennent à l'origine canadiennefrançaise, outre la population de la ville de Trois-Rivièrcs qui s'élève à 6,058 âmes, ce qui porte le chiffre de la population totale de la division à 73,247 habitants.

De ces états démonstratifs on doit conclure que c'est l'élément canadien-français seul qui a progressé durant ces dernières dix années, puisque l'augmentation que je constate de 8,793 âmes dans la population rurale appartient complètement à cette dernière origine ; les autres races ayant diminué de 524 âmes durant la même période.

Défrichements. — Il y a dix ans, on comptait 253,993 acres de terre en état de culture. Le recensement de 1861 porte la quantité à 322,752 acres, formant une augmentation de 68,759 acres de terre nouvelle préparés durant ces dernières dix

années.

Récoltes. — En 1851, les récoltes produisirent 1,357,416 minots de grains et 295,953 minots de patates et navets, formant en tout 1,653,369 minots et 48,752 tonneaux de foin. En 1860, elles ont donné 2,345,580 minots de grains et 84:4,574: minots de patates et navets, formant une récolte totale de 3,190,154. minots et 49,349 tonneaux de foin.

vi* fcrrDE. — r£suxe. 483

(Test donc une augmentation de 1,536,785 minots de grains et patates, en 1860, et an surplus de 597 tonneaux de foin, à part les pâturages. Le recensement de 1861 constate qu'il y a en diminution dans le rendement du blé de 23,455 minots but Tannée 1S51. La récolte totale de ce céréale dans la division, pour 1860, s'élève à 136,578 minots.

Bétail. — Le bétail qui figurait pour 120?779 tètes dans le recensement de 1S51, s'élève aujourd'hui à 137,656 tètes, formant une augmentation de 16,877 pièces.

Produits de Vinduxtrie domestique. — Parmi les produits de la ferme se trouvent le beurre et le sucre, qui ont aussi considérablement augmenté durant cette même époque décénale. En 1851, il fut préparé 450,742 lbs de beurre ; tandis que le dernier recensement porte cette quantité à 854,725 lbs., formant un surplus de 403,9S3 lbs. Le sucre d'érable confectionné en 1S51 s'éleva à 603,911 lbs ; tandis qu'aujourd'hui cette quantité s'élève à 832,665 lbs., formaut nne augmentation de 228,754 lbs. en faveur de 1861.

Richesse totale. — En faisant la récapitulation des diverses valeurs que nous avons remarqué dans le compte-rendu de chacun des comtés de la région de St. Maurice, nous verrons que la richesse totale de la population rurale de cette partie du pays s'élève à $16,012,226.76 ; (non compris la population urbaine et la valeur de la propriété foncière de la ville de Trois Rivières,) soit $238.46} par tête, repartie également sur toute la population sus-mentionnée, à part le3 choses réservées telles que celles mentionnées dans le résumé de la 1ère Etude, page 43.

Quant à des détails plus amples, je réfère le lecteur au tableau inséré à la page suivante.

TABLEAU SYNOPTIQUE démontrant les richesses de la

région du Saint-Maurice, d'après le

recensement de 1861.

POPULATION

Nombre de propriétaires de biens-fond,..» 8,243 prop.

Habitants d'origine britannique, 3,416 ftmes,

Habitants d'origine canadienne-française,- 63,773 "

Population totale 67,189 âmes

PROPRIÉTÉ

Nombre d'acres de terres en culture, 322,752 acres.

" " en bois debout, 558,668 "

Total d'acres possédés, 881,420acres.

Valeur de la propriété foncière,

" des instruments d'agriculture

" des voitures d'agrément, au nombre

" du revenu des jardins et vergers...

En tout

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