‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 94 sur 124 · RÉCOLTES · texte numérisé non relu

RÉCOLTES

Blé d'automne, .....

Blé du printemps,.

Orge

Seigle,

Pois,

Avoine,

Sarrazin,

Blé-d'inde,

Total du grains,

Patates,....

Navets,

Carottes,....

Fèves,

Betteraves,.

Total des légumes, En tout

Milettreffle,

Houblon,

f Foin,-., Fourrages i Paille,..

(Pesa, -,

112,128 tête

u tt tt

200,991 tète.

a (I u fi «

43,031 qts, 161,257 "

204,288 qts

3,073,943 min

« u tt u tt

15,221,013min

20,193,950 min.

19,073 min 145,735 lbs 755,579 ton

Augmentation en 1861

88,863 têtes.

le U

353,185 têtes.

,67,054 qts.

263,652 qts

630 min.ï

u tt

27,565,179 min

ce

41,749,791 min.

33,954 min.

53,387 lbs 689,977 ton 67, m '« 7,168 "

24,023 qU.

59,364 qts.

(Dim. 419,589) min.

(Dim.

a u a tt u

12,344,166 min.

(Dim. l,476j *

-ce

21,555,841 min.

14,881 « (Dim. 92,348) lbs.

(Dim. 65,602) ton.

EKN8EIGNEMENT8 STATISTIQUES, ETC.

Augmentation en

nrOUBTRIS DOMS8TIQUB.

6,067,542 Ibs.

43,092 gai.

9,610,036 ibs.

746,532 Ter.

929,249 " 1,169,018 Ibs.

9,325,147 Ibs.

21,011 gai.

15,906,949 Ibs.

897,191 Ter.

3,257,605 Ibs.

(Dim. 22,081) gai.

6,296,913 ibs.

(Dim. 78,007) «

150,659 Ter.

Etoffe foulée,

375,530 " 92 194 " (Dim. 213,191) Ibs.

TALBCB DBS OBJETS BU8- MSHTIOSNÉ8.

Valeur des terres occu-

Valeur de la propriété

urbaine, (*} -;

Valeur des instruments

Valeur des Toitures d'agrément et de louage *

Valeur du capital employé dans les pêcheries, (*)

Valeur du capital employé dans les moulins, etc..

Valeur du bétail,

Valeur des animaux tués,

Valeur du revenu des pê-

Valeur du produit des

Valeur du produit des ré-

Valeur de l'industrie do-

Note. — Les items marqués d'une astérique (*), ne se trouvent point insérés dans le recensement de 1851. Cependant, j'ai cru devoir placer aussi approximativement que possible la valeur de ces objets, dans la colonne de 1851, afin de mieux faire jager l'ensemble de la marche importante du développement des diverses branches de nos ressources productives.

JkV LECTEUR.

Ha tâche achève !

J'avais d'abord conçu l'idée de publier cet Essai dans les colonnes d'un journal ; mais le sujet m'offrait tant de matériaux, que je dus céder à la nécessité d'en étendre le «cadre et de lui donner une forme moins éphémère, en adoptant celle de la brochure.

J'avoue que le sujet est lourd, étouffant, pour le plus grand nombre des lecteurs, puisqu'il nécessite à chaque comté, à chaque paroisse ou canton, une appréciation distincte de leurs ressources, appuyé de nombreux calculs et d'interminables lignées de chiffres qui fatiguent et lassent les jeux et l'esprit.

Il aurait aussi fallu, je le sais, une plume plus vigoureuse et plus féconde pour donner de l'impulsion à l'œuvre si chère de la colonisation, et réveiller en sa faveur de nouvelles sympathies : c'est un écueil que je connaissais, mais que je n'ai pu éviter sous les circonstances, m'étant cru dans l'obligation de prendre l'initiative.

Tel qu'il est, cependant, j'ai l'espoir que ce travail a pu faire connaître exactement l'état actuel de la colonisation du Bas- Canada : cette question si bien comprise aujourd'hui et qui préoccupe à si juste titre l'e3prit public, au point qu'elle est devenue pour tous, gouvernants et gouvernés, une œuvre toute nationale ; et que ces Etudes seront pour les personnes qui veulent s'établir sur des terres un Guide fidèle qu'elles pourront consulter dans Foccurence.

J'offre ici publiquement le tribut de ma plus vive reconnaissance à MM. les abbés Ed. Langevin, J. H. Lottinville, L- T. Moreau et J. L. O'Connor, Secrétaires des Diocèses respectifs de Québec, Trois-Kivières, St. Hyacinthe et Outaouais, pour l'empressement avec lequel ces messieurs m'ont honoré de leurs précieux concours pour rendre ce livre plus riche en détails et par là plus digne de la cause que j'ai entrepris de servir et de défendre. Je remercie également plusieurs autres amis de la colonisation pour leur part de dévouement sérieux et de bonne volonté dans mes recherches, surtout les messieurs de bureau des Statistiques, qui m'ont si puissamment favorisé par l'envoi des documents dont j'ai eu besoin, ainsi que M. Andrew Eussell, assistant-commissaire des Terres de la Couronne.

Je dois également offrir mes plus vifs remerciements à M. E. Taché, de même Département, pour sa bienveillante co-opération en faveur de cet ouvrage, ayant fourni gratuitement le dessin des cartes introduites dans ce livre.

Ce zélé concours, dans tous les rangs et positions, m'a révélé, une fois de plus, qu'il se rencontrent partout d'infatigables et ardents zélateurs qui sont toujours prêts à soutenir énergiquement les œuvres utiles, quand les circonstances le réclament.

Je dois à la mémoire de feu M. Boutillier, Inspecteur des chemins de colonisation du Bas-Canada, de rappeller ici combien j'ai amplement profité des importantes réflexions de cet homme, dont la carrière entière a été presque une

succession continuelle d'éminents services rendus à la cause de la colonisation.

J'ajouterai, avec bonheur, que cette importante tutelle de patriotisme et de mérites ne pouvait échoir en de meilleures mains que celles de M. le Dr. de la Bruyère, dont le dévouement est singulièrement fortifié par de longues et laborieuses administrations faites sous la direction du regretté citoyen dont je viens de parler.

Je ne veux pas non plus oublier le bienveillant éditeur de cette brochure qui, plein d'ardeur pour la cause de la colonisation, s'est chargé du soin de faire cette publication à ses frais, risques et périls.

Obligé de livrer à l'imprimerie au jour le jour, et à mesure que j'avançais, le manuscrit de cette Esquisse, je dois prévenir le lecteur de cette circonstance afin qu'il me pardonne plus facilement les défectuosités et les répétitions qui peuvent se rencontrer dans l'ouvrage.

DERNIER COOP-D'flBIL.

sue l'ensemble des développements généraux du bas- canada,

depuis dix ans.

§ 1. — POPULATION

Tandis que le génie de la discorde sème la guerre civile che# nos voisins, et leur fait expier dans le sang le culte exclusif des jouissances matérielles, le peuple Canadien se développe et s'agrandit d'une manière étonnante.

Suivant que lo constate le recensement de 1851, le Canada comptait alors une population de 890,261 habitants, dont 220,733 étaient d'origine britannique et 669,528 d'origine canadienne-française. D'après le dernier recensement, on porte aujourd'hui le chiffre de cette population à 1,110,664 âmes, dont 263,344 habitants appartiennent aux diverses origines britanniques et 847,320 sont franco-canadiens.

Ces calculs déterminent donc que le Bas-Canada seul a tu sa population augmenter en dix ans de 220,403 âmes, soit environ 25 par cent, dont 42,611 personnes appartiennent ans origines étrangères et 177,792 sont canadiennes-françaises. Résultats magnifiques, puisque ces développements ont surgi sans l'appui d'aucune immigration étrangère, laquelle généralement se fixe dans la partie supérieure de la province.

H y a dix ans, on portait le nombre des occupants de terres à 95,813, dont 14,477 propriétaires occupaient des circuits ou lopins de terre d'une étendue moindre que dix acres ; aujourd'hui, le chiffre des occupants de terre s'élève à 105,671 dont 6,822 seulement possèdent des circuits ayant moins que dix acres. Ces faits constatent assez les développements de la colonisation, puisque le nombre des familles établies sur les emplacements a diminué de plus de la moitié, et que le chiffre total des nouveaux occupants de terre s'est accru de 9,858 durant ces dernières dix années.

Sous le rapport des croyances t eligieuses la population du Bas-Canada offre aussi le spectacle d'un accroissement tout particulier, et qui démontre que le catholicisme, qui ne connaît pas de frontières, révèle par plusieurs indices les desseins de la Providence sur ce pays, laquelle, d'ailleurs, n'a cessé de veiller sur nos destinées.

En 1851, les diverses croyances religieuses protestantes comptaient ensemble 143,395 adhérents, et le catholicisme 746,866 fidèles ; le recensement de 1861 démontre qu'il y a aujourd'hui 167,940 protestants et 942,724 catholiques dans le Bas-Canada, ce qui forme une augmentation depuis dix ans

de 195,858 catholiques et 24,545 protestants, correspondant an chiffre total de l'accroissement ci-dessus mentionné.

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