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Introduction
La Provence évoque le plus souvent à l'esprit du médecin lés belles stations hivernales de la Côte
d'Azur ; il semble que, si on ne parle pas de Hyères,
de Saint-Raphaël, de Cannes, d'Antibes, de Nice ou de Menton, tout intérêt médical est banni de cette région. Et pourtant, à côté de la grande Côte d'Azur, énumérée ci-dessus, on trouve ce que l'on appelle la « petite Côte d'Azur », de Toulon à Saint-Raphaël, petite dans le sens de « nouvelle » où ne sé rencon-
.trent pas les grosses agglomérations urbaines, où il n'y a que des villas, des hôtels, entourés de vastes
jardins toujours en fleurs. C’est sans contredit, — en raison de la douceur de son climat et du charme pittoresque de ses rives, harmonieusement découpées et ombragées, = le plus beau et le plus agréa-
ble des séjours méditerranéens, au milieu des pins et des châtaigniers des Maures. C’est la halte vivi-
fiante, la plus agréable avec sa rusticité aimable, c'est le séjour de prédilection des princes de la Sciénce où de la Littérature qui aspirent à une cure de repos et de soleil . Carqueiranne, Porquerol.
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les (1), Le Lavandou, Cavalaire, La Croix, Sainte-
Maxime, Saint-Tropez (dont les environs sont in-
comparables pour les abris contre le mistral, alors que son port est à la merci du vent), Ramatuelle. Ce
littoral, auquel il faudrait ajouter Tamaris, Bandol,
Les Lecques, Agay et le Trayas, a été longtemps mé-
connu ; il mériterait une longue étude. |
Plus à l’intérieur des terres, pour atténuer l'in: fluence de l'air marin, tout en conservant les avantages de la Côte d'Azur, se trouvent les stations mixtes, à l'abri de la violence des vents : Vence (324 m.
d'altitude), Grasse (266 m.) Fayence (264 m.), Cal-
lian (207 m.), Draguignan (179 m.), à moins de 20 kilomètres du rivage ; Hyères, Fréjus et Cogolin, à 3 ou 5 mètres d’alt. et à moins de 4 kilom. de la mer. Il y a là autant de documents pour un ouvrage chimatologique sur toute la Côte d'Azur.
Mais la Provence n'offre pas seulement des stations hivernales, elle est aussi une région des plus riches en stations d'été. On ignore beaucoup les ressources variées des Alpes de Provence dont les altitudes varient à l'infini dans un merveilleux décor de verdure et de fraîcheur.
À quelques heures de la Côte d'Azur abondent des stations estivales très agréables et très saines. Dans
(1) Malgré les assertions de certains auteurs, le « Stégomya Calopus », ne se trouve pas aux îles d'Hyères, situées au-dessous du. 43° de latitude nord. D'ailleurs si par hasard ce moustique était apporté par mégarde, les conditions de température ne lui permettraient pas de se reproduire. Il n’y a donc pas à craindre la fièvre jaune à Porquerolles.
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les environs de Nice, ce sont les vallées de la Vésu-
bie et de la Tinée : La Bollène (690 m.), Saint-Mar-
tin-Vésubie (1.000 m.), Saint-Sauveur-de-Tinée, (521 m.), Saint-Etienne-de-Tinée (1.861 m..) ; la station de Peira-Cava (1.500 m.) dans la vallée du Paillon. Grasse trouve sa succursale d'été à Thorenc (1.250 m.), dans la vallée du Loup. Le plateau qui s'étend au nord et au nord-ouest de Draguignan (plateau de Canjuers) est parsemé de bourgs et d’agglormération dont l'altitude (de 500 à 1.000 m.), la fraicheur de l'air et la pureté des eaux d'alimentation attirent les hivernants de la petite Côte d'Azur et les convalescents des villes industriellees : Aups (600 m.), rendez-vous privilégié des familles marseillaises et toulonnaises, Tourtour (650 m.) Ampus
(600 m.), Montferrat (600 m.), Comps (950 m.), La
Bastide (1.000 m.) et Le Logis-du-Pin (150 m.). Il ne faut pas oublier La Sainte-Beaume (900 m.), aux environs de Marseille et le gentil village de Nans
(350 m.), pas plus que la station de Montbrun-les-
Bains (600 m.) au nord du mont Ventoux. Mais la véritable « Suisse Provençale » se trouve dans le département des Basses-Alpes : la vallée du Collostre : Riez et Gréoulx (370 m.), les vallées de la Bléone et
de la Blanche : Digne (600 m.) et Seyne (1.200 m.) ;
les incomparables vallées du Verdon et de FUbaye
qui peuvent rivaliser avec toutes les autres régions
les: plus réputées : Castellane (720 m.), Annot (700 m.), Thorame-Haute (1.145 m.), Beauvezer (1.150 m.), Vilars-Colmars (4.225 m.), Colmars
PER ou
(1.250 m.) et Allos (.425 1m.) ; sur les bords de
l'Ubaye on a Prunières (736 m.), Ubaye (750 m.), Le Lauzét (050 m.); Le Martinet (956 m.), Revel
(1.080 im.), Les Thuiles (1.090 m.), Barcelonnette
(1.200 Mm.), Jausieérs (1.300 m.), La Condamine (1.310 in.), Meyronnies (1.599 m.), L'Arche (r.697 mètres), Saint-Paul (1.470 m.), où se trouve la source bitumineuse et saline de Sérènes en lias à faciès briançonnais ; enfin Maurin à r.9r0 mètres d’altitude.
Quelle région pourra se flatter d'avoir un choix si varié de stations estivales avec une graduation si progréssive des altitudes P |
Il noûs aurait fait plaisir de consacrer ce travail à la climatologie d'hiver et d'été, du rivage et des Alpes de Provence. Nous aurions aussi montré les avantages que la côte Provençale offre pour les bains de mer avec ses stations balnéaires aux plages de sable fin et à la mer foujours calme, la diversité des effets thérapeutiques obtenus sur toute la Côte d’Azur (grande et petite) avec ceux obtenus à Martigues et autres stations sur le bord dé l’étang de Berre, diversité causée par une minéralisation toute différente de cette sorte de mer intérieure.
La tâche était trop accablante, aussi nous nous sommes limités, pour cette fois-ci, à l’étude des eaux minérales de la Provence. Jusqu'à présent, la Provence n'a pas été regardée comme une région hydrominérale, à peine signale-t-on quelques sources Aix (dont la fondation est souvent attribuée à ses
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