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eaux chaudes, à tort) ; Gréoulx, Digne, Montbrun, Montmirail. Aucun travail synthétique n’a réuni ces éléments, épars dans les ouvrages de thérapeutique, d’hydrologie où de géologie ; notre tâche sera L donc difficile et nous sollicitons d'avance l’indul- Dee gence de nos juges.
Dans une prémière partie, il sera exposé Fhistorique des eaux minérales dé la Provence. La période gallo-romaine a été l’objet de nos soins tout parti- LA culièrement ; et, si quelques emprunts ont été faits soit à Gréppo soit à Bonnard, d’autres notions, en plus grand nombre, proviennent des sociétés d’ar-
chéolôgie ou de recherches personnelles. | 0 R
Pour exposer là situation contemporaine dés stations, nous avions le choix entre plusieurs méthodes ; il n’était pas possible de s'attacher aux 6bservätions thérapeutiques, la plupart des eaux étant inexploitées. L'étude géologique nous a paru Île meilleur mode d'exposition, sans doute il a des inconvénients, Surtout pour un médecin ; mais en l’état actuel des études hydrologiques sur la Provence, il aurait été difficile de choisir un autre plan. Ayant eu l’occasion de visiter certaines régions de la Provence, nos faibles observations personnelles complèteront lés emprunts que nous avons dùü faire forcément à maintes sommités de la Géologie et de l’Hydrologié françaises.
Enfin, notre conclusion sera que la Provence a, non séulément le privilège unique de posséder à la fois la Côté d'Azur ét des stations merveilleuses de
eue
montagne, mais encore une variété d'eaux minérales très nombreuses.
Avant d'aborder le sujet, il serait peut-être nécessaire de limiter la région sur laquelle portera notre travail. La Provence a maintes fois changé de frontières, les voici en quelques lignes.
En 120 avant Jésus-Christ, la Provence était une province romaine, la province par excellence, gouvernée. par un proconsul avec Narbonne comme métropole fondée en 118 avant J.-C.
Vers l'an 27 avant J.-C., César la constitue en province impériale prétorienne sous le nom de « Narbonnaise », ét restreint son territoire quoique fort étendu encore. En 22, la Narbonnaise cesse d’être une province impériale pour devenir province sénatoriale, mais reste de rang prétorien.
Vers l’an 267 après J.-C. eut lieu le démembrement, consacré par la réforme administrative de Dioclétien et Maximien, ce démembrement paraît remonter à Postume et aux empereurs gaulois (25%- 273). On a la Viennoise avec Aps (Rive Droite du Rhône) et sur la R. G. : Vienne, Die, Vaison, Valence, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Orange, Avignon, Cavaillon, Carpentras, Arles, Toulon, Marseille, Nice. Cette province viennoise sépare la Narbonnaise en deux portions : une occidentale avec Narbonne et une autre orientale avec Gap, Sisteron, Apt, Aix, Riez, Fréjus, Antibes. D’après les documents, cette portion orientale paraît être sous le conirôle de Narbonne, mais devait obéir non aux em-