‹ Études sur les eaux minérales de la ProvenceChapitre 25 sur 45 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

GRR

1 p ; AD RE tieuses nous fassent connaître d’une façon sûre l'hydrologie de ce massif, similaire aux Pyrénées, à la Corse et au Massif Central.

EAUX. MINÉRALES DE LA RÉGION A PER- MIEN. — La région, qui borde le massif cristallin des Maures, la région à permien (car le permien intervient seul dans les sources connues) ne donne.

pas de différence entre la nature du terrain et de

sources. Le permien des Maures, avons-nous dit, offre une analogie frappante avec le permien des Vosges ; nous pouvons en tirer la conclusion, exacte cette fois, les eaux de Vittel, de Contrexéville, ont leurs similaires en Provence dans les sources de: Pioule et San Salvadour.

SAN SALVADOUR est le nom d’une source située dans la commune d'Hyères à 6 kilomètres environ à l'Ouest de cette ville à 50 mètres environ du bord de la mer. Elle a été captée au moyen d’un puits vertical de 10 mètres de profondeur percé dans le grès rouge et maçonné jusqu'aux affouillements voisins du griffon. Successivement le puits traverse le grès bigarré, calcaires dolmitiques, poudingues, gravier quartzeux pour aboutir à l’assise du permien formée de schistes rouges. Dans les environs, au Gap Garonne, on exploite des mines de cuivre provenant de l’imprégnation des poudingues par le carbonate de cuivre.

L'analyse, exécutée au laboratoire de l’Académie

Le D LR es

«de Médecine en 1903, a donné la composition suivante : par litre.

082980 0.3577 Bicarbonate de soude 0.1846

Bicarbonate de potasse se NO 0

Chlorure de magnésium 0.0796 Chlorure de Lithium........….. SANS AM 0.0650 Chlorure, de Strontium. .:....:2.:.,,:.:104ù SONATA, 0.0048

C'est une eau oligométallique, selon l'expression

|. si jüste de M. CmassevaAnT, il serait difficile de lui

donner un autre qualificatif. On la désigne encore sous le nom d’eau lithinée à cause de sa teneur im-

portante en chlorure de lithium.

L'eau est conduite à l'Etablissement thermal qui

offre tous les traitements par les agents physiques,

sur le modèle de celui de Vichy. Outre les logements.confortables pour les baigneurs, on trouve la grande salle de douches : douches à percussion, douche péri-gastrique, douche en colonne, en cercles et périnéale. Tout autour s'ouvrent le service

d’électro-thérapie ; courants dynamiques, statiques, __ de haute fréquence ; la douche-massage ; le bain de

lumière, d'air sec ou de vapeur ; les cabines de

bains ; les douches ascendantes. On l’exporte aussi pour la boisson.

he

Si, à côté de ces installations, on place le beau soleil de Provence, on comprendra l’importance et le développement de la station de San Salvadour.

Hyères, on le voit, n’est pas seulement une slation climatique privilégiée, c'est aussi une station hydro-minérale d'avenir le jour où l’on connaîtra mieux la source de San Salvadour, de découverte récente (malgré les prétentions d’origine romaine, mal établie) et où l’on s'occupera d'étudier et exploiter les « sources de l’Apiè » et de « la Sardinière ». Enfin au point de vue héliothérapique et thalassothérapique, Hyères occupe la première place des stations françaises, grâce à la douceur de son climat et surtout à l’activité inlassable du D° Vipaz. Si l'Assistance Publique de Paris a cru bon de dédaigner le pur soleil de Provence pour les brouillards de la Manche ou les pluies de l'Océan, les HÔpitaux de Lyon, dès 1887, fondaient à Giens leur Hôpital Renée Sabran. L’asile de Villepinte ouvrait plus tard un autre sanatorium ; enfin aujourd’hui l'Institut Marin de Hyères-Plage et l'Etablissement hélio-marin de San Salvadour, sont autant de sources de santé pour les malheureux malades que l’on envoyait auparavant végéter au milieu des neiges.

Par tous ces avantages médicaux, Hyères mérite bien le nom de « Versailles de la Côte d'Azur » que lui décernait récemment le président d’un Congrès médical.

PIOULE. — Les sources de Pioule sont situées aux environs de Luc-en-Provence, elles ont été ob-

rs Len

tenues par la voie du forage dans la plaine qui s'étend au sud du bourg. Le gisement des sources à été rapporté aux grès el argilites du permien, recouvertes par les grès bigarrés du lrias inférieur ou Wellenkalk. Une dépression de 3 à 4oo mètres de diamètre a été creusée avec une profondeur de 2 mètres 50 ; une argile noire d’origine permienne protège les sources contre les eaux d'infiltration de la plaine. On connaît sous le nom de Pioule trois sources identiques : la Pioule, la source des Romains, enfin une troisième qui à porté plusieurs noms : la Source Nouvelle, ou la Source Sophie, ou l& Source Jerfroy. Leur débit par »4 heures est assez considéable : la Pioule »°0 hectolitres, la Sourec

des Romains, 8o hectolitres, la Source Jerfroy,. 216

hectolitres. Leur composition identique pour les T

trois nous est donnée par l’analyse de MM. Carnot-

Bauger en 1899 par litre, en grammes :

Acide carbonique SEEN ECRIRE PCR ee andere a OU Bedrbona ee onaux. : nie end dut 0.435 Bicarbonatende "araignées. AOC NL uni 0.029 Bicarbonate de Protoxyde de fer............. este 17 0.008 Gr bonté der MORIN ER 2 RAR EN Re 0.002 Sulfate de chaux.:....... DOTE RE RE PAR MERE TA 0.155 Sulrates der En LS nÉSIEN M UE Roue à a UE als 0.092 Chlorure de sodium............. M TN ET Re 0.022 DAIOBUTÉ MAC ADOLAS SNL Lester te ee do pelle tante 0.001 SICe SE. A N RE E Sete MP DE nls cE LRIEE Li à 0.027 Fluor et arsenic..… RES RP EE RE) RAS PRE traces Manganèse ....... nn cote te Me ou al a se Ç à traces Altinmime 4. A AURA IR SÉRE De na e ne eos à 0.003 Minérahsetions, totale... 2%. ,5.. Pi TI VA RSR

AT) ee

C'est encore une eau oligométailique, surtout utilisée en boisson, aussi l'Etablissement Thermal s’occupe plus spécialement de l'exportation, après avis favorable de l'Académie de Médecine en 1884.

SOURCES DIVERSES. — Dans les environs, on trouve encore d'autres eaux toujours du même groupe et de même origine permienne, aucune n’est exploitée : au Cannet du Luc (la Sourcette) et à Draguignan (la Source Ste-Agathe). Leur température est de 15° et leur débit très constant malgré les sécheresses ou pluies persistantes. |

CONCLUSIONS. —— Sauf le massif des Maures, la! région périphérique donne bien les eaux correspondant au terrain géologique. Le bassin permien ne contient que des eaux oligométalliques ; la présence du trias, dans ses portions inférieures et moyennes (Wellenkalk et Muschelkalk), ne se traduit pas dans le caractère des eaux ; nous verrons qu'il en est autrement de la portion supérieure du trias ou keuper et que les eaux improprement dites lriasiques sont des eaux keupériennes ou keupriques.

En résumé, nous voyons dans le bassin des Maures deux portions : le massif cristallin dont l'hydrelogie est encore à faire, et la région permienne dont les eaux sont la transition avec les sources salines des terrains heupériens et tertiaires. Aujourd'hui ce bassin est surtout connu pour son climat : les Mau,

res, dont Hucnarp écrivait : « Allez à la petite Côte d'Azur, de Saint-Raphaël à Toulon ; c'est le long du k Ÿ chemin de fer du sud de la France que se trouvent les endroits les plus délicieux et abrités loin du ‘ bruit et des rumeurs de la ville. » Draguignan M (179 m. d’alt.) que le célèbre hygiéniste anglais L BENNETT classe parmi les stations hivernales sub méditerranéennes de la Côte d'Azur et dont le théra- peute FonssAGRIVES a tracé le tableau suivant:

| Largement aérée, abondant en lumière, reposant

sur un sol rocheux, ayant au nord un abri efficace . | constitué par Je Malmont (600 mètres) à pentes rapi- | des, il n’y a jamais de brouillard et sa se

| ‘4 très régulière ne RU pas à au- 1-dessous de 0°

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