‹ Études sur les échinoïdéesChapitre 5 sur 28 · L . . ÈS eZ { Cassidulides. at A · texte numérisé non relu

L . . ÈS eZ { Cassidulides. at A

Au À ; AE Le diamètre «w, sil est allongé, Nes M2 passe par l'ambulacre IV et l'aire / PENSE : 4 : x \ (62) interradiale 1, tandis que l'axe an- à 7 2 / :

tério-postérieur du corps passe par 0)

De

l'ambulacre I et l'aire interradiale 5. ANMOE

Trop faiblement exprimé chez les 2) QT)

Echinides de forme circulaire, pour 8 Re ’

qu'il ne se perde pas dans la multi- AS |

tude d'organes extérieurs puissants, sph 5 SpIe

L'aire buccale d'une jeune Brissopsis lyrifera (ForB.). Spk. désigne les sphérides.

distribués invariablement en rayons autour de la bouche centrale, ce dernier axe devient plus ou moins apparent chez les formes intermédiaires, pour ressortir, chez les plus parfaites, les Spatanguides, d'une manière évidente dans Jeur conformation bilatérale et leur tendance manifeste vers le développement indépendant d'une partie du corps portée en avant dans les mouvements de l'animal, dans certaines modifications profondes du péristome et du périprocte, dans la structure, la distribution et la direction des tentacules et des radioles. Mais, chez toutes les espèces, quelle que soit la forme générale, si parfaitement que répondent l'un à l'autre les deux ambulacres du bivium I et V et les deux ambulacres IT et IV du trivium, dans les contours par lesquels ïls se dessinent à la surface du test, dans leurs courbures, dans leurs parties rétrécies ou élargies, dans les formes de leurs pétales; enfin, toute constante qu'est partout la diversité de l'ambulacre impair antérieur, on voit se maintenir, dans les éléments constituants des ambulacres, l'asymétrie dont cet autre axe, æw, est, pour ainsi dire, l'indice. Evidente au plus haut degré à la limite de la couronne du côté de la bouche, elle se fait sentir sur toute l'extension de l'ambulacre,

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dans le mode de son accroissement, comme dans le mouvement propre des rfngées de ses plaques et dans les changements de place, de forme, de grandeur et de rapports réciproques de celles-ci, dans les dispositions des pores tentaculaires comme dans l'apparition, le développement et la chute des sphérides, et elle ne fera pas defaut, il est permis de le présumer, dans les rapports des radioles et des pédicellaires. Sans se trahir par aucune influence sur la conformation générale et typique du corps, cette asymétrie des ambulacres, étrangère comme elle l’est à la fois au plan radiaire et au plan bilatéral, les défait, en réalité, tous les deux, d'une manière pour ainsi dire occulte, et l'on est conduit à se demander sil ny a pas là un trait d'organisation, essentiellement propre à l'état intra-larval de l'Oursin, mais transféré à la forme définitive que reçoit celui-ei en se développant dans son pluteus, et s'il ne serait pas possible que le diamètre &w désignät la position hétérologue qu'avait, par rapport à celui-ci, l'Echinoïdée naissant dans son intérieur. S'il en est ainsi, le diamètre &«® serait son axe primordial, d'ou l'Echinoïdée aurait passé plus tard à un autre, qui serait devenu l'axe antério-postérieur de l'animal adulte.

Par cette organisation indépendante et particulière qui vient d'être décrite, les ambulacres se distinguent profondément des autres parties du corps de l'Echinoïdée. Ils ne sont pas à considérer comme des régions de l'enveloppe générale, comme des aires du test, ayant la même valeur morphologique que les aires interradiales. Au contraire, dans leur ensemble ïls constituent un système à eux, le système ambulacral. Appuyant, de leurs parties les premières formées et les plus développées, sur le péristome ou sur les bords mêmes de la bouche, pour s'étendre de là jusqu'aux piéces ocellaires, c’est à l'instar de bras fixés à l’immobilité et enchässés dans le test, qu'ils fonctionnent, dans la grande majorité des genres, comme seuls porteurs des principaux organes du toucher et de la locomotion. Leur structure se trouve essentiellement identique chez les Echinoïdées des mers actuelles et chez celles des temps tertiaires et secondaires, et l'on se demande si elle l'était encore chez les plus anciennes connues, celles des temps paléozoïques dont les auteurs ont décrit, de temps à autre, un certain nombre d'espèces. Ce sont les

PERISCHOECHINIDÆ M'Cor.

Annals and Magazine of Natural History, Sec. Ser. IIN, 1849, p. 251. Contributions to British Palæontology, Cambrigde, 1854, p. 112. Syn. TessecLaTr DEsor, Synopsis des Échinides, 1858, p. 152.

Caractérisées par la présence, dans les aires interradiales, à la plus grande périphérie, de plus de deux rangées verticales de plaques, dont les médianes sont hexagonales tandis que les adambulacrales, lesquelles

seules continuent jusqu'au péristome et à l'appareil apical, sont pentagonales, c'est-à-dire découpées du bord externe pour faire place aux ambulacres.

A. LEPIDOCENTRIDÆ. Plaques interradiales imbriquées aboralement (et latéralement); les adambulacrales plus grandes que les autres et pourvues de mamelons plus grands ou plus nombreux. Formes encore très-peu connues, paraissant avoir quelques rapports avec les Cystidées.

Lepidocentrus Jonanves MüLLer.

Ueber neue Echinodermen des Eifeler Kalkes. Abhandl. d. K. Akad. d. Wiss. Berlin 1856, p. 258. LupwiG Scnurrze, Monographie der Echinodermen des Eïfler Kalkes. Denkschriften der K. Akad, Wiss. Wien, XXVI, p. 183.

Fragments trouvés dans le calcaire dévonien de l’'Eifel, montrant une partie du test et des empreintes de l'appareil masticatoire. Aires interradiales à cing ou à neuf rangées de plaques imbriquées aboralement

et latéralement, des deux côtés de la rangée médiane impaire ‘et ambiguë. Les plaques latérales plutôt quadrangulaires qu'hexagonales, ies externes, plus grandes que les autres, arrondies du bord adambulacral, débordantes. L’ambulacre très-étroit, »construit comme celui de l'Archæocidaris Wortheni HALL», mais dans lequel, à ce qu'il parait, on n'a pas réussi à trouver les pores. Radioles subulés très-petits, articulés sur des mamelons très-épars, dont deux ou trois sur les plaques interradiales adambulacrales, un ou deux sur les antres.

L. rhenanus (Palæocidaris) Beyricx, Zeitschr. deutsch. geolog. Gesellschaft, IX, 4, Nov. 1856. Jon. MüLLER,

L ec. p. 264, pl IV fig. 4—6. — Cinq rangées de plaques dans les aires interradiales. L. eifelianus Jou. Mürer, L. e. p. 258, pl. IT, fig. 1—8. — On n'en connaît que des plaques isolées. L. Mülleri Lupw. SonuLr28, 1. e. p. 124, pl. XIII fig. 1. — Neuf rangées de plaques dans les aires interradiales.

Pholidocidaris Mes ET WoRTHEN.

Proc. Acad. nat. Sc. Philad., XXI, p. 78. Geol. Surv. Lilinois, V, 512, pl. XV, fig. 9.

Fragments plus ou moins déformés, qui ne permettent pas de bien reconstruire la forme générale, mais qui font supposer des individus de 90 à 100 mm. de diamètre. Ambulacres assez larges, de six séries de plaques imbriquées adoralement, petites, inégales, de forme variable, ovalaires ou rhomboïdales à angles arrondis, pourvues d'un mamelon de grandeur médiocre, et ayant leurs pores géminés placés, parfois avec deux autres petits creux additionnels, dans une large dépression. Aires interradiales de cinq rangées, ou davantage, de plaques imbriquées aboralement et latéralement, granuleuses, minces, arrondies, convexes, inégales, les adambulacrales trois ou quatre fois plus grandes que les autres, de forme elliptique, plus longues que larges, débordantes. Appareil apical inconnu; une pièce détachée qui paraît y appartenir, pourvue de six ou sept pores, disposés parallèlement au bord externe, et d'un petit mamelon central. A la face ventrale (?) du corps, les plaques interradiales sont pourvues d'un mamelon primaire central, lequel, à la face opposée, ne se retrouve que sur les grandes plaques adambulacrales; il est perforé et entouré de deux anneaux lisses. Les radioles qui y appartiennent, de 25 mm. de longueur, subulés, finement striés longitudinalement; d'autres radioles, ayant le tiers ou le quart de la longueur de ceux-ci, paraissent être ceux des ambulacres; et d'autres encore, plus petits et très-nombreux, viennent des mamelons tertiaires. Appareil masticatoire inconnu. — On remarque dans la fig. 9,3 un amas de plaquettes écailleuses fort petites de forme variable.

Ph. ivregularis M. et W. — Terrain carbonifère inférieur de l'Illinois, Amérique du Nord.

Perischodomus M'Coy.

Annals and Magazine of Natural History, 2:d series, III, p. 253. Contributions to British Palæontology, p. 114.

Forme »sphéroïdale, subpentagonale». Ambulacres étroits, à plaques entières, entre lesquelles se trouvent en petit nombre des plaques cunéiformes atteignant de leur pointes la suture latérale. Aires interradiales larges, composées de cinq rangées de plaques inégales, (imbriquées?), dont les adambulacrales plus grandes que les autres. Pièces »génitales» portant six pores placés en chevron près de leurs bords internes. Mamelons très-petits, granulaires, serrés; les plaques interradiales latérales seules portant chacune près de son bord adambulacraire un mamelon primaire perforé, non crénelé, entouré d'un double anneau. Radioles primaires cylindriques, lisses.

P. biserialis M'Cox 1. ce. — Dans la série de 15 où 16 plaques ambulacraires, on en voit une cunéiforme, la pointe dirigée vers le dehors. — Calcaire carbonifère de Wexford, Angleterre. Comp. HarTe, Dublin quart. Journ.

Science, V, p. 265, pl. IX.

B. PALÆECHINIDÆ M'Coy. Toutes les plaques interradiales couvertes de granules, sans mamelons primaires.

Palæechinus Scourer.

Journal of the Geological Society of Dublin, II, p. 99, sans description, Déc. 1839.

On a réuni sous cette appellation générique des oursins fossiles paléozoïques ayant les ambulacres étroits et convexes, et les aires interradiales très-larges, composées de 4 à 7 rangées de plaques couvertes de mamelons petits, serrés, égaux. L'appareil apical a été observé dans deux espèces. Le péristome et l'appareil masticatoire sont encore inconnus. — Les espèces décrites appartiennent à la formation carbonifère, à l'exception d'une seule, le P. Philippsiæ ForBes, originaire du silurien supérieur.

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“Espèces ayant toutes les plaques des ambulacres entières.

P. sphæricus Scouser, M'Coy, GrirFir, Synopsis of the characters of the carboniferous limestone fossils of Ireland. Dublin 1844, p. 172, pl. XXIV, f. 5. Aires interradiales à six rangées de plaques. — DE KoniNcx: Bull. Acad. Bruxelles, XXVIII, 1869, p. 544, pl. fig. 1. Appareil apical composé seulement de cinq pièces génitales” contiguës, dont quatre sont pourvues de trois pores placés parallèlement aux deux bords externes, et la cinquième d’un seul pore situé près du bord interne. Pièces ocellaires nulles.

P. ellipticus Scouzer, M'Coy, Grirrire, 1. c. f. 3. Test ellipsoïdal. Aires interradiales à cinq rangées de plaques. — Bay: Dublin Quarterly Journal of Science, V, p. 263, pl. VIII, f. 2. Péristome réfléchi, à ouverture petite; mamelons perforés. Plaques interradiales à crêtes rayonnées.

P. quadriserialis J. Wricur: Dubl. Qu. Journ. V, p. 260, pl. VIII, fig. 1. Quatre rangées de plaques interradiales; d’ailleurs très-peu différent de l'espèce précédente.

P. elegans M'CoY, GRiFrirH, LL c. f. 2. Aires interradiales à cinq rangées de plaques granuleuses. — BaiLy q : LE pi l Ï { R ë 2 1. ce. p. 261, pl. VII, d'après des exemplaires de la collection GRIFFITH. L'appareil apical présentant

l Ë B } 1 piése un espace central sub-pentagonal (la membrane anale), couvert de plaquettes disposées par séries concentriques. Cinq pièces ‘génitales’ dont chacune est percée de trois pores placés parallèlement aux deux côtés externes de la pièce, et dont l’une est plus grande que les autres, comme si elle contenait le madréporite. Cint : RTS EURE AS NEA De VU P pièces ocellaires alternant avec les pièces génitales”, situées en face des ambulacres, et portant chacune deux pores placés près du bord externe, échancré au milieu. Radioles (des ambulacres) fort petits, 2,5 mm. de lougueur, subulés, striés longitudinalement. Mamelons des plaques interradiales perforés, entourés d'un cercle D : » D 1 de dix petits ’mamelons secondaires”.

“*Espèces à plaques ambulacraires de deux formes diverses alternantes, ayant la mème hauteur à la suture médiane, l'une entière, l'autre réduite en demi-plaque cunéiforme, ayant sa pointe dirigée en dehors.

P. gigas M'Coy, Grirrirx 1. e. p. 172, pl. XXIV, fig. 4. Test déprimé, aires interradiales à six rangées de sig D VE $ > Ë plaques, à mamelons disposés régulièrement en quinconce. La fig. 4 ce, donnant deux pores géminés à chaque plaque ambulacraire, est sans doute erronée.

P. burlingtonensis M8Ek et WORTHEN, Proceedings Acad. nat. se. Philadelphia, XII, 1860, p. 396. Geological Survey of Illinois, Il, 230, fig. sur bois 23, et pl. XVI, fig. 3. Fragment présentant quatre ou cinq rangées de plaques interradiales à la plus grande périphérie, mais deux seulement vers les extrémités. Les plaques ambulacraires cunéiformes, atteignant de leurs extrémités pointues l'aire interradiale, mais ayant leurs pores sensiblement retirés vers le milieu.

P gracilis MEEKk et WorTHEN, Proc. Acad. nat. se. Philad., XXI, p. 82. Geol. Surv. Illinois, V, p. 473, pl. X, fig. 2. Sept rangées de plaques interradiaires. Ambulacres plus larges que dans l'espèce précédente, d'ailleurs semblables.

P. Phillipsiæ ÆE. Forges, Memoirs of the geological survey of Great Britain, Il, 1, p. 384, pl. XXIX. Fragment. Ambulacres à demi-plaques contiguës à la suture médiane, la pointe dirigée en dehors, à moitié plus petites que les plaques entières, de manière que leurs pores sont retirés jusque près de la suture médiane. La fig. 1 a, donnant une disposition des plaques ambulacraires différente des deux côtés de la suture médiane, ne peut être correcte. ;

P.? Künigi M'Coy, Greta |. €. p. 171, pl. XXIV, f. 1. On n'en connait que quelques plaques interradiales à mamelons inégaux, irréguliérement disposés.

Melonites Norwoop Er OWEN.

Sillimans Journal, 2de série, Il, 1846, p. 225 avec fig. sur bois. — ENGELMaNN, Sillim. Journ., 2de série, III, 1847, p. 124 — Fern. ROMER, Lethæa geognostica. éd. 3, p. 288; Wiegmanns Archiv fur Naturgeschichte, [, 1855, p. 312, pl. XIL — Mer et WorTHEN, Geol. Surv. Illinois, II, p. 227, fig. 21 et p. 248 fig. 27. — Melechinus QuensrenT, Petrefaktenkunde Deutschlands. Erste Abtheïl., III, 381, pl. 75 fig. 44—50.

Test de forme ellipsoïdale, sillonné longitudinalement, ayant les aires interradiales larges et très-convexes, et les ambulacres concaves des deux côtés d’une arête médiane. Plaques ambulacraires réduites et petites, disposées, dans chacune des deux rangées de l'ambulacre, en quatre ou cinq séries transversales (imbriquées adoralement et dès la suture vers le bord interradial?); celles formant la suture médiane plus grandes que les autres; les pores placés près du bord externe. Aires interradiales composées de 7 (à 8?) rangées de plaques à la plus grande périphérie, plus haut de six, au sommet de quatre (M. et W.) ou de deux (ROMER) Les plaques médianes

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hexagonales, les latérales retranchées pour les ambulacres. Le péristome, à en juger d'après le dessin donné par Meex et WoRTHEN, ne paraît pas avoir été compact et défini comme celui des Echinides, mais plutôt indéterminé comme celui des Cidarides. Appareil masticatoire à cinq dents, marquées d’une suture mèdiane. Appareil apical composé de cinq pièces génitales” et de cinq pièces ocellaires alternant avec celles-ci. Les pièces génitales”, dont aucune n'est plus grande que les autres, percées de pores en nombre variable de deux à trois, de trois à quatre, de quatre à cinq dans lé même individu, groupés avec une certaine régularité parallèlement au bord externe de la pièce. Les pièces ocellaires presque quadrilatères, à deux pores selon ROMER, imperforées ou unipores selon M£ek et WoRTHEN. — Mamelons petits, serrés, imperforés. M. multipora NorwooD et Owen I. ce. — Calcaire carbonifère de St.-Louis, Amérique du Nord. M. dispar (Palæchinus) G. Fiscuer v. WALDHEIM, Bulletin de la Société Imp. des Naturalistes de Moscou, XXI, 1848, p. 243, pl. IL, fig. 4 Fragment montrant quatre rangées de plaques interradiales et trois séries de plaques ambulacraires dans chaque rangée. — Calcaire de montagne du Gouv. de Moscou, Russie.

Oligoporus Mezx et WORTHEN.

Proc. Acad. nat. Se. Philad., XII, 1860, p. 474. Geol. Surv. Illinois, II, p. 247.

Forme générale, appareil apical, mamelons et radioles du genre précédent, dont il diffère par les ambulacres ayant dans chacune de leurs deux rangées deux séries de plaques, parmi lesquelles on distingue des demiplaques (irrégulièrement disposées ?).

De la formation carbonifère inférieure de l'Amérique du Nord.

O. Danæ (Melonites) Meek et WoRTHEN, Proc. Ac. nat. se. Philad. XII, 1860, p. 397. Geol. Surv. Illinois IL, p. 249, pl. XVII, f. 8 Grande espèce ayant neuf rangées de plaques interradiales à la plus grande périphérie.

O. nobilis Meex et WoRTHEN, Proc. Ac. n. Sc. Philad. XX, 1868, p. 358. Geol. Surv. Illinois, V, p. 476, pl. XI, fig. 3. — Cinq rangées de plaques interradiales au milieu. Parmi les pièces génitales”, trois ont cinq pores et deux en ont quatre.

O. Coreyi Meëx et WOoRTHEN, Proc. Ac. nat. se. Philad., XXII, p. 34. Espèce profondément sillonnée, à région apicale déprimée. Aires interradiales très-convexes, à six rangées de plaques.

Lepidesthes Msex et WORTHEN.

Geol. Survey of Illinois, III, p. b22; V, pl. XVI, fig. 2.

Forme ellipsoïdale (?). Ambulacres très-larges, composés d'environ dix séries de plaques petites, alternantes, imbriquées adoralement. Aires interradiales étroites, à moitié aussi larges seulement que les ambulacres, de six ou sept rangées de plaque imbriquées aboralement et latéralement. Mamelons très-petits, égaux, comme dans les Palæechinus, Appareil masticatoire reconnu.

L. Coreyi Meek et WoRTHEN I. ce. — Formation carbonifère inférieure de l'Amérique du Nord.

Protoechinus Ausrix.

Geologist, III, 1860, p. 446.

Ambulacres apparemment à trois séries de plaques imbriquées.

P. anceps AusriN. Fragment très-imparfait. — Calcaire carbonifère de Wexford, Angleterre. C. ARCHÆOCIDARIDÆ M'Coy. Toutes les plaques interradiales pourvues d’un gros mamelon primaire.

ÆEocidaris Dssor.

Synopsis des Échinides fossiles, 1858, p. 159. Plaques hexagonales, pourvues d'un gros mamelon perforé, à base lisse, sans anneau. Radioles. On n'en connait que des fragments isolés.

E. Keyserlingi Gæinrrz, Verstein. d. Zechstein-Gebirges, 1848, 1, p. 16, pl. VIL fig. 1, 2. Dyas, IL, p. 108, pl. XX, fig. 5—9. Dyson, I. c. pl. XXI, fig. 15, 16. — Permien.

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ÆE. Verneuiliana KiNc, Mon. Perm. Foss. p. 53, pl. 6, fig. 22, 23, 24. Deson, I. c. pl. XXI, fig. 13 14. — Permien.

ÆE. scrobiculata G. et F. SANDBERGER, Verst. Rhein. Schichtensystems p. 382, pl. XXXV, fig. 3. Deso, I. c. fig. 17.

Æ. lœvispina SANDBERGER |. c. fig. 2. Comp. Archæocidaris Nerei (»v. Müxsrer»), Jon. MüLLer, Neue Echinoderm. Eifel, L c., p. 262, pl. III fig. 10, 11. — Espèce différente des autres par ses mamelons secondaires plus grands et par ses radioles creux.

ÆE. drydenensis Vanuxem, Report third geol. District, p. 184. Harz, Twentieth Report on the State Cabinet, p. 298. Ambulacres comme dans les Cidaris. — Chemung, dévonien supérieur de l'Amérique du Nord.

Archæocidaris M'Coy.

Grirriru, Synopsis p. 173 (1844). — Ann. and Mag. Nat. Hist., 24 series, III, p. 251. -- M'Cox, Contributions, p. 113. Syx. Echinocrinus L. A@assiz, Monog. d'Échinodermes, 2de livraison, p. 15, et Nomenclator zoologicus; mentionné comme nouveau genre de Crinoïdées, comprenant les Cidaris Urei de Freme., C. Nerei, C. Protei et C. priscus du Core pe MÜNSTER. — Palæocidaris, DEsoR,

Catalogue raisonné, p. 36

Groupe indiqué par M'CoY pour recevoir des plaques isolées pourvues d’un gros mamelon primaire perforé

et entouré d’un anneau circulaire, élevé, et, au dehors de celui-ci, d’un espace lisse à bord crénelé. On en a

décrit les espeèes suivantes:

Espèces du calcaire carbonifère de l'Europe.

A. Urei (Cidaris) FLmG, Brit. Animals, p. 478. M'Coy, Grirrir |. €. p. 174, pl. XXVII fig. 1. Cidaris benburbensis PorrLock, Report p. 352, pl. XVI, fig. 10.

A. Münsteriana De KoniNcK, Descript. An. fossiles Carb. Belge, pl. E, fig. 2. M'Cox IL. c. fig. 2. D'après DE Koxixcx, Bullet, Brux. 2de série, XXVIII, p. 546, ces débris devraient être rapportés au Lepidocentrus eifelianus JoH. MüLLER; d'après DESOR, au genre Eocidanis.

. triserialis M'Cox I. c. pl. XVI, fig. 1.

. glabrispina Puaizitrs, Geol. Yorkshire II, p. 208.

. vetusta PHiLLtps, 1. c. p. 208.

. Nerei v. Münsrek, Beitr., I, p. 62, pl. IIL, fig. 6. De Konixek, 1. c. p. 34, p. E. fig. 1. ? Jon. MüLzer 1. ce. p. 262. pl. IL, fig. 10, 11, comp. Eocidaris lævispina SAXDBERGER.

b bb à à

A. prisea V. MÜüNSTER, L. c. p. 63.

A. Konincki Desor, Synopsis, p. 155, pl. XXI, fig. 7—10.

A. rossica v. Bucn, Karstens Archiv, XVI, 1842, p. 523. G. FiscHer v. WaLbneIM, Oryctographie (rouv. Moscou, p. 149, pl. 28, fig. 3—8. VerNeuiz, Géol. Russ. d'Europe, IT, p. 16, 396, pl. I fig. 2 Desor, Synopsis, p. 156, pl. XXI, fig. 3—6. Comp. Lupw. Sonurrge, L. c., p. 126, pl. XIIL, fig. 4. — TRAUTSCHOLD, Bull. Moscou, XLI, 467, pl. IX, 1868: Plusieurs séries de plaques interradiales imbriquées, ayant la partie de leur bord qui pénètre au-dessous de la plaque adjacente, un peu prolongée, amincie et lisse. Mamelon conique et perforé, entouré, sur une certaine distance, d'un anneau circulaire, s'élevant à la hauteur du mamelon même, et d'une scrobicule large et lisse, à bord crénelé. Radioles longs de deux pouces, à renflement annulaire crénelé, à tige renflée, hérissée de pointes coniques disposées en spirales. Appareil masticatoire très-complet, semblable à celui des Cidarides. — Calcaire carbonifère supérieur de la Russie.

Espèces du calcaire carbonifère inférieur du l'Amérique du Nord.

A. Agassizi HALL, Geol. lowa, p. 698, pl. XX VI, fig. 1. D’après Meek et WoRTHEN, les plaques interradiales de cette espèce et des deux suivantes seraient imbriquées. Proc. Ac. nat. sc. Philad. XXI, 81.

shumardana HALx, 1. c. f. 3. Dana, Man. Geol., p. 312, fig. 534.

A. Wortheni Maux, 1. e. fig. 4. Daxa 1. c. fig. 532. Ambulacres comme dans le genre Cidaris. À. Keokuk Hazz, 1. ce. fig. 2.

A. Norwoodi HaLr, ]. c. fig. 5.

A. mucronata MeEek et WoRTHEN, Proc. Ac. n. se. Phil, XII, 1860, p. 395. Geol. Surv. Illinois, II, p. 295. pl. 23, fig. 3.

A. aculeatus SHUMARD, Trans. Acad. St.-Louis, I, 224, 1858,

AA S. LOVEN, ÉTUDES SUR LES ÉCHINOÏDEES.

A. biangulata Saumarp, 1 c. p. 224.

A. megastylis Saumarb, 1. c. p. 224

A. gracilis NEWBERRY, Report Colorado River of West, III, p. 117, pl. I, fig. 4. ANOPRGUAANEMNBERRI. NC. ILE p T6 pl Le 2,03!

longispina NEWBERRY, |. c. fig. 1.

A.2 Tenesseæ TRoost, Proc. American Association, Cambridge Meeting, 1850, p. 59.

Lepidocidaris Mrëk et WORTHEN.

Proc. Ace. n. sc. Philad., XXI, p. 79. — Geol. Survey Illinois, V, p. 478, pl. IX, fig. 19.

Fragment indiquant pour le test entier un diamètre probable de onze à douze centimètres. Forme genérale apparemment sphéroidale déprimée. Ambulacres étroits, légèrement convexes, à plaques faiblement imbriquées adoralement, les entières alternant, en apparence irrégulièrement, avec des demi-plaques cunéiformes, celles-ei pour la plupart ayant la pointe dirigée vers la suture médiane. Aires interradiales très-larges, à huit (neuf?) rangées, ou davantage, de plaques, hexagonales au milieu, les externes pentagonales, retranchées par les ambulacres, toutes imbriquées aboralement et latéralement, mais de façon que l’adambulacrale est recouverte par la rangée prochaine, laquelle déborde la troisième etc., jusqu’à la médiane, dont les deux bords sont recouverts par les rangées voisines. (Chacune des plaques interradiales pourvue d'un gros mamelon central, dont le sommet est formé en une petite proéminence perforée (pour la réception du radiole), et dont la base est entourée d’un dépression circulaire lisse, bordée de mamelons granulaires. Radioles primaires, 25 mm. de longueur où moins, cylindriques, grêles, très-finement striés, à extrémité articulaire perforée et renflée presque

jusqu'à former un anneau distinct. — Appareil masticatoire à dents marquées d'un large sillon longitudinal. L. squamosus (Eocidaris) MEEk et WontHen |. ec. — Calcaire carbonifère inférieur de Burlington, Amérique

du Nord

Lepidechinus Hair.

Twentieth annual Report of the Regents of the University of New-York etc., Albany, 1868, p.295. — Mxek et WoRTHEN. Geol. Surv. Illinois, 11, 294.

Ambulacres étroits, à deux rangées de plaques entières, imbriquées adoralement. Aires interradiales très-larges, de neuf à ouze rangées de plaques hexagonales, imbriquées aboralement et latéralement des deux côtés de la rangée médiane impaire et ambiguë, les plaques adambulacraires étant plus petites que les autres. Péristome petit. Appareil apical pentagonal, de plusieurs pièces ornementées. Au-dedans de l’un de ses angles, à l'endroit occupé par le madréporite chez les Echinoiïdées récentes, on voit des traces de six (?) plaques disposées en cercle, exactement comme dans la pyramide ovarienne de l'Agelacrinites.” A la face dorsale du test, les mamelons primaires des plaques interradiales adambulacraires sont petits, ceux de la rangée voisine plus grands, alternants, ceux de la rangée médiane les plus forts; à la face ventrale, il n’en existe que sur les plaques adambulacraires, comme chez le Périschodomus. Dents inconnues.

L. rarispinus Hazs, Le. pl IX, fig. 10. Grès dévonien supérieur de Chemung, Amérique du Nord.

L. imbricatus Ma, ib. — À peine différent de l'espèce précédente. Calcaire de Burlington, terrain carbonifère inférieur de l'Amérique du Nord.

Xenocidaris LuDW. SCHULTZE.

Monographie der Echinodermen des Eifler Kalkes, Denkschriften d. Akad. d. Wiss. Wien, XXVI. Radioles, trouvés isolés, en massue, à sommet tronqué, hérissé de pointes et de tubercules, à base concave, perforée au centre.

X. clavigera L. Sonuurze |. c., p. 126; pl. XIII f. 3, b. ÿ X. cylindrica L. Scuurrze 1. c., fig. 3, c.

Comp. Palæocidaris rhenanus Quexsrepr, L e. IL, 377, pl. 75, fig. 30 —537.

KONGL. SVENSKA VETENSKAPS-AKADEMIENS HANDLINGAR. BAND. Il: N:0 7- 45

Chez les Echinoïdées paléozoïques, rien n'annonce une affinité quelconque avec les Echinoïdées édentées, dont l'apparition ne se fera que plus tard, à la période secondaire, ni avec les Clyÿpéastrides, des temps tertiaires et modernes. Nulle part on ne leur trouve la forme allongée des premières ou la forme aplatie des secondes C'est plutôt aux Echinides et aux Cidarides qu'elles se lient par leur test globuleux à ouverture anale opposée au péristome, et par l'existence, constatée chez plusieurs d'entre elles, d'un appareil masticatoire, assez semblable à celui des Cidarides. Les Archéocidarides présentent même, dans les formes de leurs mamelons, des analogies évidentes avec ces derniers, et dans lun de leur genres, le Lépidocidaris, on remarque, aux ambulacres, une alternance de plaques entières et de demi-plaques assez semblable à celle que l'on voit chez les Echinides. Mais il serait vain de s'attendre, à l'égard des Lépidocentrides et des Paléchinides, beaucoup plus éloignés des types connus, à trouver dans les descriptions et dans les figures, faites toujours d'après des fragments assez incomplets, des données sur leurs ambulacres propres à les faire comparer à ceux des autres Echinoïdées. Ainsi, il est impossible de savoir si l'asymétrie reégnante partout ailleurs, existait déja chez ces anciens Oursins, d'autant plus que lon rencontre chez certains d’entre eux une conformation de ces parties apparemment toute particulière. Ce n'est pas seulement que chez le Pholidocidaris irregularis M. et W., le Melonites multiporus Norw. et Owex, le Lepidesthes Coreyi M. et W., le Lepidocidaris squamosus M. et W., les plaques ambulacraires, très-petites, soient disposées en séries transversales et imbriquées adoralement comme dans l’Asthénostoma GruBe et l'Echinothuria Woopwarp, où méme encore latéralement, ce qui a lieu chez le Melonites, et que les ambulacres soicnt tellewent élargis chez le Lépidesthes, qu'ils surpassent même du double les aires interradiales. On remarque encore que, tandis que chez les Echinides et les Cidarides les plaques réduites, cunéiformes et demi-plaques, restent intactes à la partie qui les termine du côté de l'aire interradiale, de sorte qu'a la suture elles alternent en parties égales avec les plaques entières, et que, par conséquent, leurs extrémités pointues se trouvent dirigées vers la suture médiane, laquelle est formée exclusivement des plaques entières, une disposition contraire parait avoir eu lieu chez certains Paléchinides. Aïnsi, d'après les figures données par MEEk et WorTHEN, de leurs Palæechinus burlingtonensis et P. gracilis, toutes les plaques, entières et réduites, ont la même hauteur à la suture médiane, tandis que, des deux côtés de celle-ci, elles finissent en pote vers la suture latérale, laquelle, par conséquent, est formée par les plaques entiéres seules. A en juger d'apres l'esquisse donnée par Epwarp FORBES, le même fait se constate d'une maniere encore plus évidente dans le Palæechinus Phillipsiæ, les demi-plaques étant de moitié moins larges que les plaques entières, de sorte que leurs pores se trouvent retirés jusque près de la suture médiane, structure qui se fait remarquer aussi dans le Protoéchinus anceps AUSTIN. La même disposition a été observée dans l'Oligoporus Danæ MEEek et WOoRTHEN, seulement les demi-plaques semblent être en nombre beaucoup moindre que les plaques entières. Enfin, quand, comme chez le Melonites multipora Norw. et Ow., les plaques ambulacraires sont imbriquées à la fois adoralement et transversalement, c'est depuis la suture médiane vers la suture latérale qu'elles se recouvrent. C'est la une conformation

qui donne lieu de supposer à ces Echinoïdées des plus anciens temps géologiques, un mode de croissance de leur ambulacres tout spécial et méritant bien d'être soigneusement étudié.

B. AIRES INTERRADIALES.

Système périsomatique. Forme normale de ses plaques. Son asymétrie par rapport à l'axe antério-postérieur dans les Échinides et les Êchinonéides. Son mode d'accroissement chez les Clypéastrides. Hétéronomie de l'aire latérale 1 chez les Ananchytides et les Spatanguides. Sa disposition symétrique chez les Cassidulides, les Collyritides, les Ananchytides et les Spatanguides. Différenciation progressive de l'aire impaire des Echinoïdées édentées. Traces d’une structure écailleuse chez les Spatanguides.

Les cinq régions du squelette tégumentaire que l’on désigne par les noms d’aires interradiales, d'interradiums ou d'aires interambulacrales, sont les cinq parties de l’enveloppe générale ou test, restées libres entre les espaces occupés par les ambulacres. Par leurs fonctions, le mode de croissance et les mouvements de leurs éléments constituants, elles different fondamentalement de ceux-ci. Elles constituent à elles seules un système particulier, le système périsomatique.

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