‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 12 sur 222 · Euï-ftOio* Evangelium juxta Hebræos · texte numérisé non relu

Euï-ftOio* Evangelium juxta Hebræos

2. Jérôme, Catalog. script, erclesiast., g 3, Commentar. in Esaiam , xi, 3; xl, H ; Comm. in Ezech., xvnt, 7; Adv. Pelagianot, lib. III, cap. 1.

ÉVANGILES APOCRYPHES J LDA1SANTS *5 et ees fragments nous permettent, jusqu’à un certain point, de nous faire une idée de sa tendance et de son caractère.

Disons, d’abord, qu’à en juger par la manière dont les anciens écrivains ecclésiastiques le citent, ils n’avaient pas la moindre prévention contre sa valeur historique ; bien loin de là, ils semblent tous le tenir pour une bonne source d’information sur la vie et sur la doctrine de Jésus-Christ. Jérôme lui-méme, qui vivait à une époque où la notion de eanonicité était bien établie, en rapporte des fragments considérables, sans élever aucun doute sur la vérité des faits qui y sont racontés.

Ignace en a intercalé, dans son Épître aux Smyrniens 1 , un fragment relatif à l’apparition de Jésus à ses apôtres après sa résurrection ; il n’indique pas l’origine de ce passage, il ne dit pas même qu’il l’emprunte à quelque ouvrage alors existant 2 : mais en citant le fait qui y est rapporté comme certain, il montre qu’il n’avait pas le moindre doute sur la valeur historique de cet écrit.

Clément d’Alexandrie en parle dans les mômes termes que des écrits de saint Paul et des livres de l’Ancien Testament. J’en fais juge le lecteur.

Page 1