Uhlhorn, Die Homilien und die Recognitionen, p
2. Quotl Chaldaico quidem Syroque sermone, sed Hebraicis lilieris scriptum est. Jérôme, Ado. Pelaijian., lib. III, cap. 4.
3. In Evangelio quod juxla Hebræos Nazarcei legere consueverunt. Origène, Connu, in Esech., xxiv, 7. In Evangelio jdxla Hebræos quo utuntur usque hodie Nazarcni. Jérôme, Adv. Pcln -
livre sacré. C’est à ces deux circonstances qu’il doit le nom d’Évangile selon les Hébreux, sous lequel les Pères de l’Église le désignent *.
Jérôme, qui en vit d’abord un exemplaire dans la bibliothèque formée à Gésarée par Pamphile le martyr et qui, plus tard, obtint des Nazaréens de Bérée la permission de prendre une copie -de cet ouvrage, le traduisit à la fois en grec et en latin 2. Cet Évangile n’était pas cependant resté jusqu’alors inconnu en dehors du cercle étroit des Églises .judaïsantes. Il est cité par quelques écrivains ecclésiastiques antérieurs à Jérôme, entre autres par Clément d’Alexandrie et par Origène, et, comme tous ne connaissaient pas la langue dans laquelle il était écrit, il faut supposer qu’il en avait été fait de bonne heure des traductions grecques, traductions qui n’avaient pas dû se répandre au loin ou qui étaient devenues assez rares pour rester inconnues à Jérôme.
Cet Évangile n’est pas parvenu jusqu’à nous, mais il nous en reste d’assez nombreux fragments, cités par quelques anciens écrivains ecclésiastiques.
gium, lib. III, cap. I. Cet Évangile, dit Eusèbe, est en grande faveur auprès des Juifs qui ont reçu lu foi. Ilist. eccl., lib. III, cap. Î5.