‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 196 sur 222 · Jean, xxi, Î · texte numérisé non relu

Jean, xxi, Î

ÉVANGILES APOCRYPHES ORTHODOXES 393 honneur; c’est celle qui se célébrait, comme il est dit ici, « au quinzième jour du mois d’Ab, qui est le jour de sa sortie de ce momie et le temps où les fruits des arbres mûrissent » C’est à cette fête qu’elle était lue chaque année dans leséglises coptes.

On peut conclure de là qu’elle est de la fin du sixième siècle. La fête de l'Assomption de Marie ne fut en effet établie en Orient que du temps de Grégoire-le-Grand*. Use pourrait toutefois que les Coptes eussent pris l’initiative et devancé les autres Eglises orientales dans la célébration de cette solennité. Mais cette supposition, qui ne manque pas d’une certaine vraisemblance, ferait tout au plus remonter d’un demi-siècle la date de la composition de ce livre.

On ne peut tirer aucun renseignement précis de la mention qui est faite d’un écrit : De transit»

1. Les deux autres fêtes de la Vierge se célébraient, la première " le second jour après la nativité du Spigneur, pour que » les sauterelles radiées dans la terre périssent et que les mois- » sons prospèrent, et pour que les rois soient protégés par Ma- » rie et qu’il n'y ait pas de guerre entre eux; et la seconde, le » quinzième jour du mois d’Alar, pour que les insectes ne sor- » tent pas de terre et no viennent pas détruire les moissons, ce » qui amène la famine et fait périr 1rs hommes contre lesquels » Dieu est irrité. » De transita B. Maria’, cap. 6, Diction, des Apocryphes, t. n, col. 531. Ce passage indique clairement que cet opuscule fut composé au milieu d'un peuple d’agriculteurs.

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