‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 28 sur 222 · ÈSpaow* Si tojto naXcùoi. Épiphane, Hceres., xxx · texte numérisé non relu

ÈSpaow* Si tojto naXcùoi. Épiphane, Hceres., xxx

3. Ebionæi eo Evangelio quod est secundum Matthæum solo utentes. Irénée, Adv. hceres., lib. I, cap. Î6; lib. III, cap. 4- Épiphane, Hceres., xxx, § 43.

4. Eusèbe, Hist. eccles., lib. III, cap. 27; Mms< Si w x*t* feêpxwvî Etay-pXi» Sttpnn, Theodoret, Hceres, fabul., lib. II, cap. 4 .

ÉVANGILES APOCRYPHES JUDAISANTS til

On peut conclure de là que, en somme, l’un dérivait de l’autre. L’Évangile des Ébionites ne laissait pas cependant que de différer en, plusieurs points essentiels de celui des Nazaréens, ce qui était sans doute la conséquence des opinions dogmatiques par lesquelles les premiers se distinguaient des seconds, et peut-être aussi de quelques emprunts faits au second et au troisième de nos Évangiles canoniques.

Cet Évangile n’avait ni le tableau généalogique par lequel commence notre Évangile de Matthieu et par lequel commençait aussi probablement l’Évangile selon les Hébreux, ni l’histoire de la conception miraculeuse de Marie, ni celle de l’arrivée et de l’adoration des mages, ni le récit de la fuite de la sainte famille en Égypte et de son retour dans la Galilée. D’après Épiphane, il débutait par ces mots: « Il arriva dans les jours d’Hérode, roi de Judée, Caïphe étant souverain sacrificateur, qu’un homme du nom de Jean, » et la suite comme au chapitre troisième de notre premier Évangile canonique 1 .

On ne saurait s’étonner que les Ébionites eussent retranché de leur Évangile les divers faits contenus dans les deux premiers chapitres de notre Matthieu ; car, après avoir dans le principe considéré Jésus comme un prophète et comme le Messie,

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