C’est Jésus-Christ qui parle
2. ’EXOsv xxTxXüoxt ràç (tocria;, xaî ixv p.T, îraûaaoôt t&O 6u&tvf oùttxu-
«-.« io' ù(iw> r, oprpi. Épiphane, Hœres., xxx, § 16.
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tions mosaïques *, avait-elle rompu, sur ce point important, avec la tradition de la synagogue ? C’est une explication bien insuffisante, ce me semble, que de prétendre que cet Évangile, écrit après la destruction du temple, n’avait pas à tenir compte des sacrifices qui ne pouvaient plus avoir lieu *. Ce n’est pas parce que les sacrifices n’étaient plus possibles, c’est pour en combattre la pratique, pour les condamner en thèse générale, que ces paroles ont été mises dans la bouche de Jésus ; elles ont uue intention polémique ; elles sont inspirées par une certaine théorie religieuse, opposée à celle des Juils.
Ce changement s’explique, au contraire, d’une manière satisfaisante, si l’on regarde les Ébionites comme issus d’une secte juive condamnant et repoussant les sacrifices sanglants , c’est-à-dire comme d’anciens Esséuiens convertis au christianisme, qui avaient apporté dans leur foi nouvelle les idées' particulières à cette association théosophique et ascétique. Et l’on ne saurait douter de cette origine, quand on voit que, comme les Esséniens , ils avaient en horreur toute nourriture animale *, et qu’ils tenaient l’usage des bains quotidiens pour une pratique religieuse 4.
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t« » t„ Épipbane, Hœres., xxx, § <7.