‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 77 sur 222 · C’est des Opbiles Séthiens qu'il s’agit · texte numérisé non relu

C’est des Opbiles Séthiens qu'il s’agit

5 Épiphane, Hæres., xxvi, § o.

le style et les doctrines. C’était « un produit du diable, » irafeiropa roD au jugement d’Épi-

phane c’est-à-dire un écrit qui s’écartait sous tous les rapports, aussi bien par la forme que par le fond, des Évangiles canoniques, et dont la théosophie hasardée n’avait rien de commun avec les croyances reçues dans l’Église.

Épiphane qualifie ce livre de tô woiiip. * 1 2 3. Fautil entendre par là que c’était un poème? Rien n’est moins probable. Fabricius pense que le terme de TOuîjia ne doit être pris que dans le sens vague et général d’œuvre, d’ouvrage \ Je suis porté à croire qu’il signifie ici quelque chose de plus, et qu’Épiphane l’a employé dans le sens de fiction. Cette interprétation, du reste, s’appuie sur les observations de Fabricius lui-même. Ce célèbre érudit fait remarquer dans la note que je viens de citer, que dans un passage d’Irénée (lib. I, cap. 35), dont il ne reste que la traduction latine, l’Évangile de Judas est appelé confictio, une fiction. Il est probable que le mot grec rendu par confictio était rot r.p.%. Dans tous les cas, confictio, fiction, me semble rendre très-bien le sens dans lequel Épiphane a voulu parler de l’Évangile de la Perfection.

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