‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 79 sur 222 · Actes, xxi · texte numérisé non relu

Actes, xxi

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11 ne nous est parvenu qu’un seul passage de cet écrit, et ce passage n’est pas sans analogie, pour la forme du moins, avec les deux de l’Évangile d’Éve qu'on vient de voir. Il semble se rattacher au même ordre d’idées théosophiques. Le voici tel qu’Épipliane le rapporte.

« Le Seigneur m’a révélé les paroles que l’ftme » doit prononcer quand elle monte au ciel, et corn- » ment elle a à répondre à chacune des puissances » célestes. Je me suis connue moi-même, dit-elle, » et je me suis recueillie moi-même de toutes parts.

* Je n’ai point engendré de fils à l’Àrchon * ; mais » j’ai arraché ses racines, et j’ai recueilli ses mem- » bres dispersés. J’ai connu qui tu es; car je suis, » dit-elle, du nombre des célestes. Mais *, s’il est » établi qu’elle a enfanté un fils, elle est retenue en » bas, jusqu’à ce qu’elle ait pu reprendre ses enfants » et les absorber en elle. »

Telles sont, ajoute Épiphane, les sottises et les fables que les gnostiques racontent 3 ; réflexion fort judicieuse, sans doute, mais à laquelle on préférerait quelques autres citations de ce singulier Évangile. Il y a évidemment, dans ce passage, des

1. L’Archon est le prince du monde, et, par conséquent aussi, le père du mal.

î. Cette dernière phrase n’est probablement qu’un résumé qu’Épiphane Tait de ce qui suivait.

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