‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 89 sur 222 · Épiphane, Hœres., lxvi · texte numérisé non relu

Épiphane, Hœres., lxvi

3. Ou 71 Xiianatvoî; cv/yipv-Uv:;, xat rôt 'Xvj&ùto't cù Pholius, Iliblioth., lib. I; Cyrille de Jérusalem, Opéra, p. 9î, Caleeh., vi, § 13.

3. Aie f-jnt; ttVwv, . t« xxi ircvr,f*v. Socrate, llisl. eecles., lib. I, cap. 2î.

4, Epiphane, H ter en., lxvi, §î. Anhelni acta, p. 98.

ÉVANGILES APOCRYPHES ANTIJUDAISANTS ISS Jésus-Christ. Les Manichéens l’appelaient l’Évangile vivant *. Cette dénomination indique moins un récit des faits évangéliques qu’un ouvrage consacré à l’exposition de la doctrine manichéenne, doctrine qui, aux yeux de ses sectateurs, était la seule capable de donner la vie. Et, en effet, Cyrille de Jérusalem dit qu’on y trouvait, non la vie du Christ, mais seulement un discours sur ce système 2.

C’était peut-être cet écrit que Manès présenta, dit-on, à Hormisdas et qui contenait, à ce qu’il paraît, sa révélation. Ce livre, dit Beausobre, était enrichi de très-belles peintures 3. C’est cet écrit qu’on nomme et qu’il nommait peut-être luimême son Évangile, c’est-à-dire sa doctrine, sa prédication; ce n’était pas certainement une fausse histoire de Jésus-Christ, comme Photius le prétend, mais l’exposition des idées religieuses de ce sectaire 4.

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